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De l’importance de l’énergie en séduction (préambule)
J’ai beau le répéter à chaque atelier, chaque interview et chaque conférence, je constate que l’une des choses les plus difficiles à inculquer à ceux qui ne parviennent pas à séduire, c’est l’énergie. L’inertie, l’apathie et l’ennui sont des repoussoirs à filles. Je prépare un article à ce sujet, mais en attendant lisez l’excellent (décidément) article de Pook à ce sujet : The animated life
Photo : Nicolas Cage, Snake Eyes (regardez la première scène et inspirez vous-en)




24 juillet 2006 à 21:50
Je crois qu’il faut un entrainement pour atteindre un tel stade de charisme, du moins, il faut s’en donner la peine.
De plus, ces personnes dont tu parles, elles viennent te voir justement pour que tu leur montres l’exemple, les idées, non ? ;)
24 juillet 2006 à 23:08
SALUT SPIKE
De l’ ENTHOUSIASME ! C’est de cette énergie que tu veux parler.
”Animation, vitalité, enthousiasme, voila les qualités indisqpensable du bon communicateur.” disait Dale Carnegie
A toi de me dire si je me trompe en attendant ton article. MERCI
24 juillet 2006 à 23:42
bon article mais il ma laissé sur ma faim : “BE WHO YOU ARE!” est un concept interessant abstrait, concretement comment faire ?
25 juillet 2006 à 2:41
Juste être soi-même sans se soucier de ce que les autres pensent. En savoir assez sur soi-même, avoir confiance en soi, savoir ce dont on est capable…..
Quelle douce musique est-ce à mes oreilles!
Cela demande lorsque l’on est un AFC(R) un énorme travail sur soi-même……Etre comme au bac à sable, sans à priori , sans stéréotypes, juste être notre “moi”, comme dans Fight-Club, retrouver notre animal intérieur (même si c’est un pingouin, et certain soir je ne me battrais même pas contre un pingouin, c’est dire)…..
Lorsque l’on est AFC, la peur des autres, de ce qu’ILS peuvent penser, même si c’est imaginaire paralyse..(Genre un râteau en pleine rue)…. On ne doit se préocuper “que” de plaire, en étant soi-même, sans jouer un rôle, ET, en s’amusant soi-même…..Dure vérité et cruelle réalité……..Mais essentielle !
En tout cas, merci Spike de propager la parole de POOK, car jusqu’à présent je ne pouvais lire les post de POOK que sur FTS….
PS: Au fait, toi aussi tu es “motivant” comme on dit “dans mon milieu”…..Continue, tu aides de nombreux AFC à ouvrir les yeux !
25 juillet 2006 à 3:28
A noter que cette première scène est un seul plan sequence d’une douzaine de minutes. Il y a un cut juste avant le tir. Brian De Palma fait mieux que Welles dans Touch Of Evil dont la première sequence est tout simplement grandiose.
Mais De Palma triche, en effet il utilise d’abord un steady cam pour rendre les mouvement de caméra fluide et qui rajoute encore de l’energie au personnage (ici Rick Santoro). Ensuite, il y a 3 cuts difficile à voir à l’oeil nu.
- Au tout debut quand Rick descend les quelques marches portable à l’oreille, quelque chose passe devant la caméra et hop CUT.
- Quand Rick trouve Cyrus et lui court après. Il y a cut juste avant que Rick descende l’escalator (la caméra se colle près du mur).
- Enfin lorsque Rick est avec son grand ami Kevin, lors des rapide balayement avec la caméra on peut observer un cut en comparant la différente position des personnages avant et après ce cut.
hum… ne parle plus de De Palma directement ou indirectement sur ton site Spike je suis capable d’en parler pendant des heures.
Oui, j’me la pête !
;)
26 juillet 2006 à 20:09
Je confirme sans énergie ce n’est meme pas le peine d’essayer quoi que se soit !
” Je prépare un article à ce sujet ” jai hate de voir cette article !
27 juillet 2006 à 16:11
Salut Spike.
J’ai survole d’autres articles du blog de Pook et c’est pas mal du tout! Merci pour le lien.
C’est pas du Levi-Strauss, mais ses analyses ont le merite d’etre claires.
28 juillet 2006 à 9:51
J’avais un copain qui débordait littéralement d’énergie, il était soi-disant toujours “surbooké”, il fallait prendre rendez-vous pour allez boire un verre, il arrivait en retard en cours et repartait avant la fin pour assumer des obligations à droite à gauche.
On le voyait rarement marcher, il courait, sautait, dansait dans la rue, sans jamais se soucier du regard des gens, tout le monde dans l’amphi le reconnaissait à son rire tonitruand.
Assis, il avait du mal à tenir en place, il gigotait, jouait avec ses stylos.
S’il ne s’habillait pas avec des guenilles, il aurait pu être un parfait pièges à filles.
Pour moi, ce gars a finit par pécher par excès: à avoir toujours un rendez-vous urgent, quelqu’un à voir quelquepart, n’avoir jamais le temps pour rien, ça m’a sérieusement agacé. Ce type avait de l’énergie, mais selon moi une mauvaise organisation, ce qui peut se montrer aussi ennuyeux qu’un asocial dépressif.
Par ailleurs, je pense qu’il aimait cultiver et faire connaitre son emploi du temps de ministre: il ne devait pas lui déplaire que l’on cherche à lui courir après.
La veille de son déménagement (il y a 1 mois), il a surgit chez moi à l’improviste, pour me faire l’honneur de me dire adieu en 5 minutes, tout en regardant sa montre, pour conclure sur un “faut que je file, je suis déja en retard”. Contrairement à ses possibles attentes, je n’ai pas cherché à le retenir.
Morale de l’histoire: l’énergie c’est bien, l’enthousiasme aussi, mais pas plus vite que la musique. Etre soi sans accorder trop d’importance à l’AVIS des gens c’est bien aussi, mais il ne faut pas paraître inaccessible.
A énergique, je rajouterais disponible.
9 août 2006 à 19:57
“Change the assignment that instead of talking about a specific subject, the people talk about themselves. Since everyone apparently loves themselves, people suddenly become very animated and won’t shut up! You have to force them from the podium! But what a turn-around! What a change from those dull, dreadful, dumb speakers earlier.”
Certes.
Les mots les plus importants sont les derniers de cette phrase :
”And by letting your soul out of its self-made prison, you begin to focus on your dreams, your passion, your goals”
Parler de soi, de ses passions veut dire quoi ? Comment ? Les gens aiment qu’on pense à eux et ce sujet occupe leur esprit, mais tous n’ont pas une bonne opinion d’eux à communiquer ni ne deviennent plus prolixes ou enjoués en public pour parler d’eux. L’article force un peu le trait sur ce point.
A un ami pourquoi pas, en public pas évident. Parler de quelque chose qu’on aime ET SAVOIR le décrire favorise un niveau d’énergie supérieur. Pour moi, c’est la deuxième partie la plus intéressante et elle n’est pas abordée, ce qui donne à l’article un coté un peu inachevé.
J’en ai vécu d’autres mais je me souviens de deux expériences publiques singulières où chaque personne d’un groupe de 30 et 15 personnes devait s’exprimer sur soi ou un sujet libre (c’était pour un entretien d’embauche étudiant public pour call center et l’autre pour un accueil de journalistes stagiaires dans un quotidien réputé, donc des gens compétents pour la communication. Personne n’était prévenu qu’il fallait se présenter devant une assemblée).
Globalement, quand les gens parlaient d’eux pour dire des banalités (je fais ceci, je suis cela), l’énergie du gars et de la salle tirait vers le bas sauf si une personne volontairement punchy réhaussait le niveau, quel que soit le sujet. De mon coté j’avais impulsé assez haut avec un speech d’anecdotes et dans l’autre cas en invitant les gens à se présenter différemment, car l’hote d’accueil était en retard au début.
Dès que les gens parlaient d’eux sans circonstancier, ça devenait facilement morne. Le fait pour l’orateur de parler à la première personne a vraiment un impact, par empathie on se sent souvent intéressé au début. Mais parfois ça se gatait vite : parler de soi peut être chiant comme la pluie pour beaucoup de gens malheureusement.
Lors du rdv call center, plusieurs personnes parlant d’elles (études, famille, travail) faisaient vite dériver le speech vers du mélo limite psychologie de groupe. Pas toujours glauque, mais très vite un bas niveau d’énergie qui plombait l’ambiance et le BL qui va avec : voix basse, visage et yeux pointant vers le bas, etc. On peut parler de façon intéressante de son boulot ou de soi, mais ça s’apprend.
Quand ça parlait d’activités, de passion (sport, lecture…), pas forcément en se positionnant au centre, mais surtout en donnant des images ou des sensations que les autres pouvaient ressentir, le public était plus attentif, et l’orateur plus à l’aise/énergique/disert, avec parfois des questions du public qui se recentraient sur l’orateur (comment fais tu pour, que penses tu de…).
Mes deux conseils à deux balles pour réhausser son propre niveau d’énergie :
- avant, pendant, après : sourire (pas betement), se dire qu’on va passer un moment agréable ou une expérience, et si on a le blues ou le trac, se forcer (un peu) à sourire et en rire. C’est comme ces groupes de rire provoqué : la pratique rend le geste de plus en plus naturel. Sourire, c’est comme regarder un coin de soleil pour superman, ça redonne de l’énergie.
- se dire qu’on a un truc sympa à raconter ou à faire connaitre et vouloir le partager car la personne en face est certainement un peu comme vous sur tel ou tel aspect.
Lors des réu publiques, il faut se méfier du coté intimiste du “je suis… je fais…” trop égocentré et qui gonfle parfois, or c’est à ça que m’a fait penser l’article (”talk about themselves”).
J’insiste un peu mais le message qu’on veut véhiculer me semble zappé alors que c’est un point important du sujet.
Pour en parler et garder un bon niveau d’énergie, le mieux est de choisir des adjectifs qui résonnent en vous et vous boostent. La musique ? ce n’est pas un passe-temps, c’est une drogue, un truc de fou, elle vous donne le frisson, etc.. Soyez passionné bordel. Votre chat ? il n’est pas mignon, il est craquant et irrésistible, il fait tomber les nanas avec ses miaous. Rien qu’en prononçant ces mots, on s’en convainc soi-même et on se marre tout seul. Les autres dans le public suivent très vite si vous êtes sincère.
Bref, dans le public, on écoute poliment “l’inconnu” qui dit aimer les chats. Grand bien lui fasse. S’il nous explique pourquoi, qu’un chat contre soi c’est trop mignon quand ça fait un ronron et qu’il frotte sa douce boule de poils, s’il donnait une anecdote, tout passerait vraiment à un autre niveau et lui avec.
Ecoutez et choisissez vos mots, soyez gourmet, picorez les avec soin et vous prendez du plaisir à les entendre. Vous y gagnerez un meilleur niveau d’énergie. CQFD.
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