Caroline, II - Mondial de l'auto
Oui, je sais. Il y a plus
Lifestyle. Mais ça leur faisait tellement plaisir.
Ce genre d'événement ne représente plus aucune magie pour moi. Je m'y ennuie. J'avais le sentiment d'emmener des enfants à Dysneyland.
Le long du trajet, à la place du mort, j'insuffle de l'énergie. Au lieu de diriger complétement, je suis, je surfe. Elles choisissent le sujet de conversation. On se connait peu et il est capital qu'elles se sentent à l'aise. Il faut du confort. Un maximum de confort.
Elles parlent de leur boulot. Leurs dificultés dans le domaine. Je leur dégage des perspectives, donne quelques conseils. Mon acolyte (V) s'est fait une bonne situation. Il donne le point de vue d'un cadre, d'un employeur. Nous les encourageons.
Et puis, nous faisons dériver la conversation vers nos situations sentimentales. Le ton devient plus personnel.
Garés un peu loin, il faut emprunter les longs tapis roulants. Pressées et excitées comme des gosses qui vont au parc d'attraction, elles marchent devant nous. V et moi avons quelques regards complices. Le petit cul de Caroline qui se dandine sur le tapis me laisse songeur.
On commence par voir le stand d'un ami de V. Sans réelle nécessité. Un peu de social proof ne fait pas de mal. Et nous entrons dans le hall d'exposition par le stand BM.
Un rapide tour et j'y croise une connaissance. Un sourire, une poignée de main, un homme élégant. Re social proof.
Mercedes : un proto de CLS Break. On dirait un remake de carrosserie fantôme de coupé Karmann Ghia break. Fantôme, désigne qu'elle n'existe pas mais que certains designer y ont pensé, où l'on réalisée en marge du constructeur. Cela vient du Hot-rodding. Un peu de culture au passage.

Tom Taylor est un exemple de ces designers.
C'est dynamique, fun. Coté séeduction, on se retrouve comme faire du shopping, les vitrines. Les objets et le prétexte est différent mais propice à se toucher, poser la main sur la nuque et rapprocher nos têtes en montrant un détail du doigt.
Tiens, regardes, là.
Sur le stand Porsche, nous montons tour à tour dans tout ce qui a deux portes. Photos, pauses. Test de conciliance : une photo du cul de la 911 turbo cab blanche...avec les filles à coté sous le même angle. Ca les amuse.
Jusqu'à ce qu'elle montent dans un Boxster et alumment l'auto-radio sur Skyrock à fond!
Ce qui fait beaucoup rire un des gars du stand, mais l'autre pas du tout. Je suis mort de honte et de rire en même temps. Ca me décoince d'un autre coté.
Aston, Lamborghini, Ferrari...
"La typologie des femmes est très différentes"

des constructeurs français qui viennent voir leur future C5 ou le Kangoo.
De la classe, du style. Il y en a une particulièrement que nous avons remarqué avec V. Du style mais ce coté Bimbo avec un chouille de vulgarité.
M : Si tu gagnes 100 000/an, je suis à toi.
V : Mais si j'en trouve un qui gagne 200 000, je te quitte pour lui!
Sur le retour, une moto en expo est le prétexte à un nouveau rapprochement. Seule Emilie se prète au jeu. Merde! Ca coince.
Sur le retour à la voiture, V et moi pratiquons une descente de tempo. Il pleut, les abords sont embouteillés et nous avons tous les deux pleinement conscience que dans 10 minutes, si nous ne faisons rien, l'ambiance sera morte.
Je propose de dîner tous ensemble. Je convainc en posant une contrainte de temps et une barrière.
M : Tu sais, on travaille demain et il n'est pas question de passer la nuit à faire la fête. Mais si on redescend en banlieue, on ne nous servira nulle part à cette heure. Et puis, j'ai pas envie d'un Mac Do au Drive : c'est glauque.
Elles acceptent. Il est urgent de décider vite. Je fais diversion quelques secondes :
Oooh, mates! Une DB9. (puis badinage)
V propose un lieu. Je tique (silencieusement ) un peu car c'est un peu hype pour les demoiselles.
Et là, c'est le draaaame.