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Modérateur: animal

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Andrea
 
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Messagede Andrea » Lundi 15 Mars

Timmy a écrit:
wu-weï a écrit:Ce n'est pas une émancipation.
C'est une damnation, une condamnation à s'isoler toujours plus profondément dans ce microcosme qui, à part consommer leurs budgets et leur temps leur apporte en retour, l'illusion d'être.


Bravo pour ce parfait résumé de tout ceux qui vivent d'une "passion" en ayant l'impression d'être.


Pourquoi les dénigrer ? Peut être que certains (ou la majorité) ne s'y prennent pas de la bonne façon, ou éprouvent le besoin de se faire valoir dans leur monde d'une façon un peu puérile.
Et alors ? Si ils sont heureux comme ça ? Peut être le sont-ils vraiment, et ne ressentent-ils pas le besoin d'autre chose.

Une vie sans passion est le pire qui soit. Et qui sommes-nous pour juger la passion de quelqu'un ou ce qu'il en fait ? On peut en penser ce qu'on veut, mais je ne vois aucune raison d'en avoir du mépris ou de le dénigrer pour autant.

Je ne dis pas forcément qu'ils sont heureux ou qu'ils ont raison. Je ne critique pas wu-weï pour avoir eu envie de sortir de ce monde s'il ne s'y sentait pas entier, et d'en garder une répulsion pour avoir l'impression d'y avoir perdu du temps.
Je dis que mépriser ceux qui y reste me semble tout aussi puéril que de se sentir important parce qu'on a trouvé un moyen que les autres ne connaissent pas de rajouter 10 chevaux à son moteur.

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Timmy
 
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Messagede Timmy » Lundi 15 Mars

Andrea a écrit:Pourquoi les dénigrer ? Peut être que certains (ou la majorité) ne s'y prennent pas de la bonne façon, ou éprouvent le besoin de se faire valoir dans leur monde d'une façon un peu puérile.
Et alors ? Si ils sont heureux comme ça ? Peut être le sont-ils vraiment, et ne ressentent-ils pas le besoin d'autre chose.

Une vie sans passion est le pire qui soit. Et qui sommes-nous pour juger la passion de quelqu'un ou ce qu'il en fait ? On peut en penser ce qu'on veut, mais je ne vois aucune raison d'en avoir du mépris ou de le dénigrer pour autant.


Je ne dénigre pas, je constate.

J'ai eu ma passe Geek moi-même, je sais ce que cela peut couter sur le plan social. Après chacun est libre de vivre comme il l'entend avec ses passions.

Ma réaction est due au fait que je vois des amis s'enfermer dans une passion nouvelle, en l'occurrence la moto. Du coup ils font de nouvelles rencontres affiliées à ce milieu et quand on est extérieur à ce milieu, on se rend vite compte que l'on à aucun sujet de conversation vu qu'ils ne parle que de leur engin, de la prochaine sortie, etc etc...

Ce que je regrette avec ces passions, c'est que parfois elles ne durent qu'un temps, et les connaissances qu'elles nous ont apporté restent avec elles, j'entends par là que des évolutions propres à chacun résulte un distance dans les rapports.

Vivre sa passion oui mais avec parcimonie, car en tirant trop et trop vite sur la corde elle rompt plus rapidement.

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Elan
 
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Messagede Elan » Lundi 15 Mars

Le fait qu'elles ne durent qu'un temps, c'est déjà aborder le truc autrement. Notamment à travers l'impression de perte de temps qu'on peut ressentir une fois la passion passée.

Par ailleurs, s'intéresser à la séduction et au look, ou lire des bouquins de développement personnel peut aussi être une spirale sans fin : quand j'ai découvert ce forum et que je testais ce que j'y lisais, on m'a plusieurs fois reproché mon comportement orienté uniquement dans la séduction.

C'est la diversité des centres d'intérêt, et le mélange entre des mondes différents, qui rend moins con car cela oblige à chercher où on se situe dans tout ça au lieu de pouvoir complètement s'identifier à une lubie.

Axou
 
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Messagede Axou » Lundi 15 Mars

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Andrea
 
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Messagede Andrea » Lundi 15 Mars

Il nous précisera sa pensée.

Là ok, je vous suis et ça me semble plus pertinent. Je réagissais parce que je voulais mettre le holà pour éviter ce qui arrive trop souvent et qui a tendance à m'agacer : que ça parte en live façon "peuh, c'est tous des brêles, leurs centres d'intérêts sont nazes et nous on a tout compris et on est les meilleurs".

Gardons la mesure et méfions-nous des raccourcis :)

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jazzitup
 
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Messagede jazzitup » Mardi 16 Mars

Une vie sans passion est le pire qui soit.


Merci de l'avoir dit.

Les passions stériles exploitent le côté malsain de l'égo : faux sentiment de compétence, démonstration de puissance au travers de la consommation, compétition absurde.

Sinon, ZeSpiral, l'Indiana Jones de Sobre'n'Soft, tous ceux qui rendent le monde moins laid ou un peu plus habitable.

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wu-weï
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Messagede wu-weï » Mardi 16 Mars

Je ne méprise pas. Je mets le doigt sur un "bug" dans leurs vies et qui a été celui dans la mienne.

Ayant été comme eux, voire pire, je ne me contente pas de décrire ce que j'ai vu : je l'ai vécu.

Comme d'autres, j'ai tendance à ne plus supporter ce que je déteste chez moi.
Ce n'est pas que ça m'irrite ou m'énerve, ça me renvoie à la douleur que je vivais.
Cette douleur, je n'en avais parfois même pas conscience en ce temps.

J'aime toujours autant cet exemple tiré du film Roger Dodger où Roger, publicitaire, explique à son neveu Nic' que son métier est de désespérer les gens en leur faisant croire que pour remplir le malaise qui est dans leur vie, il vaut mieux acheter le produit qu'il vend plutôt que de faire ce qui est nécessaire pour résoudre ce mal-être.

C'est un principe de base du marketing qui exploite la faille qui est en chacun de nous : La guerre intérieure.

Certains ne sont heureux, ont une vie à côté.
D'autres pas.

Entre passionnés d'automobile, on a toujours des discussions qui tournent autour du plaisir que l'on éprouve au volant, de la ligne, de la rareté, de ce que l'on éprouve, normalement...
Pas là.

Sans retomber dans le débat du Lifestyle et conduite automobile ou d'avoir une voiture, une vraie, les sommes et le budget qu'ils investissent est énorme.
Mais encore, si c'était pour en jouir. Je comprendrais.
Certains n'ont pas de vie sentimentale, ont une vie sociale uniquement à travers cet univers.

Et comble de tout, plutôt que de posséder une voiture qu'ils kiffent vraiment, j'en connais plein qui possèdent plusieurs épaves plus ou moins roulantes mais, "ils ont ces modèles".

C'est là que ça rejoint Nic' et son Oncle Roger :
Plutôt que de vivre une passion, ils en sont esclaves et aliénés et passent à côté de ce qu'est la vie : le plaisir.

Idem pour un gros joueur vidéo qui vit au travers d'un bot ou d'un avatar.
Idem pour quelqu'un qui ne vit qu'exclusivement dans les livres, les films, le rêve, le fantasme.

Il y avait une pub playsation, the other world.
On y voyait une société à la Blade Runner où l'image de la caméra nous montrait des gens écrasés par la vie.
En sous-titre, on lisait sous chaque personnage :
J'ai commandé des armées
J'ai sauvé le monde
J'ai été champion du monde


Puis tombait ce slogan, chuchoté, sifflé à l'oreille : Playstation, the other world.

Comme si il y avait "une autre vie".
Il n'y en a pas d'autre.
Elle est ici et maintenant.

Ca me fait mal de voir un de mes amis passer sa vie dans des granges poussièreuses, à chercher la validation de geeks qui l'aliènent, sans vie sentimentale depuis que sa femme l'a quitté voilà plusieurs années "parce qu'il sortait tout le temps voir ses copains" et "qu'il n'était jamais là" alors qu'il gagne près de 4000€/mois et qu'il ne fait rien de ce qu'il est.
Parce que c'est un type génial que j'aime beaucoup, hormis ça.

Au milieu de types qui gagnent 1500€/mois (eux n'ont pas sa liberté financière), fuient l'ennui de leurs vies avec bobonne qui tient la laisse trop courte sauf dans cet "espace de liberté relative" qu'ils ont pu s'aménager.
Le pire, c'est que l'un d'entre eux trouve que 300€ pour une carte grise, "c'est trop cher" alors qu'il possède 6 voitures avec ces revenus.

Pour moi, c'est un non-sens.
Ce gars, si tu lui enlève ses voitures sans intérêt historique (Golf ou Polo de 10 à 15 ans - la CG est moitié moins chère), sa mégère avec son roquet, il n'est plus rien.
Sa seule conversation est le prix de l'assurance, du cheval fiscal, de la courroie de distribution qu'il a changé lui-même (et achetant pas les pièces chez le constructeur : trop chers ces voleurs!) pour économiser 100€...quand il en possède 6!
Il y a 50 ans, il aurait été rougeot au PMU du coin à jouer au tiercé.
Ce qui est un peu le même schéma transposé dans un autre environnement.

Je ne juge pas.
Je ne dénonce pas.
Je ne méprise pas.

Je déplore parce que c'est triste et trop banal pour ne pas le remarquer.
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wu-weï
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Messagede wu-weï » Mardi 16 Mars

Scier les barreaux de la prison de son esprit

C'est une phrase et un concept que j'ai lu dans l'autobiographie de Malcolm X.
C'est aussi une idée que reprenait Mandela.
C'est un schéma que l'on retrouve souvent, c'est pourquoi il est intéressant d'extrapoler et de le transposer.


L'idée part du postulat que la société, nos parents, notre environnement, notre éducation nous conditionnent.
Ainsi, nous sommes le produit de notre environnement.

Dans le cadre de la lutte pour les droits civiques et contre la ségrégation, être le produit de son environnement signifiait avoir une mentalité d'esclave, ce que Malcolm appelait un Oncle Tom.


Dans les années 40 et 50, sous le régime de ségrégation, plus aucun citoyen ne portait de chaines au pieds.
Mais le conditionnement était le boulet, le fer et la chaine.

Scier les barreaux de la prison de son esprit signifie que l'on est en prison à l'intérieur de son esprit.

Les scier, c'est s'évader, c'est devenir libre.
Les barreaux, ce sont nos croyances, nos limitations.

Personne ne peut scier les barreaux à la place de celui qui est "enfermé".
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Messagede wu-weï » Mardi 16 Mars

La notion d'urgence

Note : certaines phrases paraîtront froides mais j'ai besoin de garder de la distance avec ça :

Quand je lisais le forum, au début, je voyais des phrases telles que : chaque seconde que vous perdez...
Je dis que "je les voyais" parce que je ne les comprenais pas. A vrai dire, je trouvais ce discours barbant.

Pendant le dernier trimestre 2009, j'ai chatté avec une femme de 47 ans.
Mon but n'était pas de la draguer. Elle était intéressante, c'est tout.
Et puis, en lisant attentivement son blog, j'ai trouvé qu'il y avait quelques chose.
Un soir, je pose la question.
La réponse tombe.

Cancer.
Date limite de pronostic dépassée depuis Juin.

C'est un femme brillante et passionnante qui a partagé sa vie entre la capitale et Venise.
Elle a commencé dans la vie professionnelle en tapant les articles des journalistes pour un quotidien. Puis elle devenue pigiste, maquettiste, graphiste.
Et elle passe dans la pub.
Un jour, elle devient chef de produit publicitaire et dirige une équipe, ce qui l'amène à partager son temps entre Paris et Venise et Milan. La mode entre autres...

Une vie brillante, artistique, sensible.
Riche de vécu, elle transmet, partage. Nous partageons à vrai dire. C'est un échange.

Dans nos discussions, elle a l'envie de transmettre à quelqu'un ce qu'elle sait, ce qu'elle a appris.
J'ai cette chance.
Elle regrette aussi "de ne plus pouvoir", "d'être trop fatiguée".

J'avais écrit un billet sur la parabole du talent que je connaissais depuis longtemps sans en prendre la mesure.

Parallèlement, à voir Stéphane une fois par semaine pour les entretiens, je l'observe. J'apprends à son contact. Je me rends compte qu'il ne remet jamais à demain.
Il fait les choses.
Je me demande pourquoi, sans lui demander car ses raisons lui appartiennent et c'est hors du cadre de notre travail.

Le livre m'occupe beaucoup l'esprit. Il me change.
C'est une leçon de réalisme, une claque et une remise en question à chaque fois.
Comme un muscle qu'on travaille, la fibre se casse et se recompose en un organe plus puissant.

Et au vu de ce que je vis à côté, les choses s'imbriquent :
Le temps passe vite.
La vie, c'est ici et maintenant, pas demain et quand ceci ou cela ou telles conditions favorables seront réunies.

C'est ici et maintenant, en profitant et en jouissant de l'instant présent tout en se ménageant du temps pour construire l'avenir...meilleurs ou encore meilleurs tant qu'à faire. Les broutilles et les conneries avec les quelles on s'emmerde l'esprit ne servent à rien.

Mon boulot et la promotion me stressent : ce sera plus compliqué et difficile que prévu. Mon avenir se joue.

Mi-novembre, je perds le fil avec elle.
J'étais jusqu'alors à plein régime et je passe en zone rouge.
"Like a motor in flame burned by the fire" Janet Jackson
Je suis en burn-out.
Je me consume. J'espère juste tenir jusqu'à la ligne d'arrivée, en janvier.

J'ai compris qu'il y avait urgence à vivre.
Je n'ai qu'une seule photo d'elle.
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lahcen
 
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Messagede lahcen » Mardi 16 Mars

J'ai juste envie de te remercier pour ton journal et ajouter que pour moi le plus important, c'est de travailler son inner game et dépasser la peur.
Sinon, je veux bien savoir, quelles sont les choses que tu fais inconsciemment, et qui gâchent un peu ta chance :-)

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wu-weï
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Messagede wu-weï » Mercredi 17 Mars

Merci pour le journal.

Pour tout te dire, je n'ai jamais compris cette notion d'inner game.
Je ne sais pas ce que c'est.
Je ne peux donc pas la comprendre.
Pour moi, c'est un truc abstrait.

Comme c'est abstrait, je ne m'en suis pas occupé.

J'essaye d'être bien dans ma peau, d'avoir quelque chose à raconter, d'écouter les autres et d'avoir quelque chose d'intéressant à leur apporter en retour.

J'évite de parler de problèmes et je les confie plus à ce journal qu'aux gens que je croise.
Ma souffrance à l'instant T est toujours toute relative par rapport à celle qu'éprouve d'autres.
Et quand les gens sortent, se voient, ce n'est pas pour une scéance de psychanalyse ou pour se lamenter.
J'essaye d'être naturel et agréable, d'être joyeux.
La joie est communicative et attire les gens. La tristesse les répulse.
Dans l'e-book, Stéphane en parle bien mieux que je ne le ferai.

Je fréquente des amis qui font de même.
Ceux qui ne voient la vie que par leurs problèmes et ne vivent qu'au travers de ça, je les évite. Je m'en sépare.
Ca ne veut pas dire que je n'écoute ou n'aide pas mes amis ou mes connaissances, loin de là.
Mais ceux qui sont un fardeaux, me pèsent et me plombent mon bien-être.
Et le bien-être plombé, ça se voit immédiatement.

Je n'ai pas d'inner game.
J'essaye d'être bien. C'est tout et c'est déjà beaucoup.
Du coup, c'est un cercle vertueux.

Les trucs qui gâchent un peu ma chance?
Quand une femme a un statut social bien plus élevé que le miens.
A force, j'ai appris à démasquer les mystifieuses du statut social.
J'avais raconté une histoire au sujet d'une avocate du droit des affaires international et financier. Ca m'a servi de leçon.

Mais après, il y a une gamme de femmes à laquelle je ne peux prétendre.
J'en ai conscience. Je n'ai pas de soucis avec ça.
C'est comme ça.
Ce n'est pas mon monde, mon univers, ma culture.
J'ai longtemps cherché une femme avec qui nous nous correspondons bien. Je l'ai trouvée.



D'ailleurs, ces femmes d'un autre monde, ça me rappelle une anecdote survenue à la suite d'un entretien et qui l'illustre...
Dernière édition par wu-weï le Jeudi 09 Décembre, édité 1 fois.

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Wicked
 
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Messagede Wicked » Mercredi 17 Mars

Wu-weï, merci, merci pour être aussi intéressant et partager tes pensées . Il y a longtemps que je n'avais pas lu quelque chose ici avec autant de contenus et de substances.

W.
La conquête des femmes est la seule aventure exaltante dans la vie d'un homme. ( Maupassant )

lahcen
 
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Messagede lahcen » Mercredi 17 Mars

wu-weï a écrit:Les trucs qui gâchent un peu ma chance?
Quand une femme a un statut social bien plus élevé que le miens.
A force, j'ai appris à démasquer les mystifieuses du statut social.
J'avais raconté une histoire au sujet d'une avocate du droit des affaires international et financier. Ca m'a servi de leçon.


Pour une femme canon et qui a un statut social bien élevé, tous les hommes sont censés penser qu'elle est canon donc inaccessible. Si un homme refuse de le faire, alors bonjour...le monde s'effondre.

Terminé le statut bien plus élevé de femme. C'est la première qualité importante. Tu veux ajouter quelque chose?

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Elan
 
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Messagede Elan » Mercredi 17 Mars

Je pense que c'est une croyance limitante d'estimer inaccessible quelqu'un d'un statut plus élevé, ou être mal à l'aise en sa présence.

Mais probablement quand on est dans une démarche de développement personnel et de montée en puissance de son statut social, ces personnes sont vues comme des modèles - et donc la relation est biaisée.

Wu-weï conclut avec pertinence quand il dit que ce n'est tout simplement pas le même monde. Inférieur ou supérieur, on s'en moque, ce qui importe est de trouver une correspondance et elle n'est pas simple à gérer en cas de grande différence sociale.

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wu-weï
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Messagede wu-weï » Mercredi 17 Mars

Le Westin

Une certaine différence entre deux personnes est profitable.
Elle enrichit humainement les deux.

Quand la différence culturelle est trop grande, il n'y a pas cette sensibilité commune que décrit Alain Soral.

Une certaine différence, je la gère aujourd'hui.
Mais un fossé comme celui que je vais vous raconter, non.

La plupart des entretiens se sont déroulés au Westin Paris. Stéphane m'avait demandé d'être force de proposition. Il m'avait suggéré de trouver un bar d'hôtel souvent plus calme. Moins de bruit de fond, meilleur enregistrement.
Alors les jours précédant notre premier entretien, je prends ma voiture le soir et je me rends à Paris. Mais aucun de ceux que je connais, fréquente ou trouve ne correspondent vraiment.
Au final, Stéphane me donne rendez-vous au Westin.
J'arrive en avance et je cherche vaguement où se trouve la rue de Castiglione sur mon iPhone.
Mais quand j'arrive au coin de la rue Saint-Honoré et de la rue de Castiglione, je comprends que "le bar de l'hôtel Westin" se trouve dans cet énorme corp de bâtiment, sous les arcades.
En moi-même, je pense : Oh putain, c'est un palace!
Je rentre la languette de ma sneaker qui dépasse sous mon jean. Je rentre ma chemise débrayée à l'intérieur de mon pantalon et je prends mon courage à deux mains.

J'entre par la grande porte.
Plus tard, je découvrirai qu'il y a une entrée "dérobée" pour le bar des Tuileries.
Je passe l'entrée que je trouve discrète et s'ouvre sur un patio où sont disposées quelques tables. Il y a de l'espace. Cet espace autorise l'intimité de la conversation. Ce puit de lumière cerné de murs en pierres de taille et surmonté d'une verrière aérienne qu'Eiffel n'aurait pas renié est un havre de paix à quelques mètres du jardin de Tuileries, du grouillement touristique de la rue de Rivoli et de l'agitation automobile.
Ici, rien d'extravagant, de "démonstratif" au sens de l'ostentation. La force de cet endroit est ailleurs faite d'une élégante discrétion de la force des murs et de leur histoire qui n'a rien à prouver.
Pour reprendre une expression de Stéphane parfaitement appropriée : ça chie la classe!
C'est peut-être ça la classe et le style : une sorte de force tranquille loin de la démonstration branchée du parvenu; celui qui n'a rien à prouver ou démontrer mais dont la force sociale, intellectuelle et relationnelle se perçoit de manière diffuse et s'impose malgré tout comme une évidence.
On m'accueille. J'ai un noeud au ventre. Ma voix s'étrangle. J'explique que j'ai rendez-vous ici pour prendre un verre et une interview. Rien qu'à écrire ce moment, ce noeud au ventre se renoue.
On m'indique poliment où se trouve le bar. J'y entre. Je ré-explique mon cas et on m'accompagne à une table...ou cette autre si je préfère. Mais celle-là me va bien. Je remercie, m'assieds et attends Stéphane qui arrive à l'heure quelques minutes plus tard.

Mes émotions me saturent. Je n'arrive plus à penser.
Dernière édition par wu-weï le Jeudi 09 Décembre, édité 1 fois.

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