wu-weï a écrit:La seule femme qui me fait éprouver des émotions fortes, peut me faire taire par saturation d'émotions et pour contenir un sanglot, ne me fait pas éprouver de désir sexuel.
Moi qui prend la moindre nana dans la rue par le cou en quelques instants, je ne peux pas la toucher.
Ce à quoi, Lise avait répondu :
Lise a écrit:Peut être bien parce qu'elle te procure trop d'émotions justement...
J'ai remarqué que pour que l'homme désire il faut qu'il puisse penser qu'il contrôle la situation.
Au séminaire avec Elisa Brune, elle avait dit :
Elisa Brune a écrit:Le (la) prince(sse) charmant(e) ne baisse pas son pantalon
C'est une fin d'après-midi caniculaire.
Nous sommes assis sur la bord d'une fontaine, sur une place, face à une église.
Cette fille me scotche régulièrement.
Elle provoque chez moi une saturation émotionnelle qui me rends muet, aphone.
J'ai un limiteur d'émotions comme d'autres ont un disjoncteur, un thermostat.
Ca me coupe pour éviter le surégime destructeur pour ma mécanique.
Elle me conduit, me pilote au rupteur.
Nous discutons deux heures en sirotant du soda light.
D'échanges en échanges de haut vol comme avec seulement quelques rares personnes, nous en arrivons à des confidences pour des confidences.
Je lui explique que c'est la première fois depuis Mercedes que je me sens mériter (j'avais recopié la définition du dictionnaire il y a quelques temps), que par son attachement que je sens sincère, elle m'apporte la validation dont je me sentais indigne depuis.
Par son amitié, sa présence, son intérêt, par sa qualité qui pour la première fois depuis des années égale et dépasse celle de Mercedes, elle me fait sentir de nouveau "au niveau".
A mon niveau.
wu-weï a écrit:Mériter :
1 - Etre digne de récompense ou passible de châtiment. Mériter des éloges, une punition.
2 - Présenter les conditions requises pour obtenir.
(Source : Petit Larousse Illustré -1994)
Quand on passe, sous les yeux de qulqu'un qui nous est cher, du sentiment d'indignité (imméritant) à celui de dignité (digne de, méritant) on se voit toujours vis à vis d'elle comme indigne et imméritant.
Ce qui rend toutes choses impossibles. Même l'amitié.
La honte reste au fond...
de ne pas présenter les conditions requises pour obtenir.JJ Goldman a écrit:Prenez un zéro, faites-en un héros : il aura toujours le sentiment d'être un vaurien
Et pourtant, j'avais, grâce à elle, de nouveau le sentiment de mériter.
Mériter qu'on m'aime pour ce que je suis.
Mériter d'aimer quelqu'un de valeur.
J'en parle car, comme je l'ai souvent fait rétrospectivement, c'est un passage, une porte, une étape qui m'ont permis de pouvoir m'engager plus tard.
J'étais débarassé de cette croyance inconsciente
"que l'on ne peut pas m'aimer".
Indigne et infâme que je me croyais.
C'est le plus beau des cadeaux que celui qu'elle m'a fait.
Et elle l'a fait avec grandeur...parce que désintérressée.
Les gens de cette qualité sont rares.
Mériter, avoir le sentiment d'être digne, de
présenter les conditions à l'obtention de.
C'est un prérequis pour vivre pleinement.
La fierté de soi, que l'on arrache de ses entrailles ou que l'on nous donne en cadeau.
Vis à vis d'elle, j'aurai toujours le sentiment de cette indignité.
Comme vis à vis d'un Maître qui vous enseigne.
Même si vous parveniez à devenir Maître à votre tour, vous seriez et auriez toujours été son élève.
C'est pourquoi on respecte et l'on se doit de respecter ceux qui nous enseignent, car ils nous ont connu indignes et imméritants.