Racisme et intolérance
(je sens que mon dernier trait d'esprit n'a pas été bien compris, alors voici quelques briques de ma philosophie de la vie
)
Y'a quelques temps je discutais de
racisme avec une connaissance. Si nous étions d'accord sur le fait qu'il fallait le combattre, nous ne nous entendions pas sur le
comment.
Mais surtout, mon interlocuteur semblait avoir une position intellectuelle complètement aberrante sur le sujet. Ce mec est assez engagé politiquement, il doit adhéré à un partie de gauche, je ne sais pas lequel. Mais vu l'opiniâtreté avec laquelle il se lance dans de grandes discussions sur les derniers sujets politiques chauds, je ne doute pas une seule seconde qu'il doit participer à des meetings socialistes, voir même plutôt communistes.
Bref... Au départ, je trouvais ses interventions justes et intelligentes, jusqu'à ce que je me rende compte qu'en creusant un peu, il ne faisait que de la dialectique. Il nous soumettait ses arguments, et si on le contredisait par un quelconque rapport de logique élémentaire, on le sentait pris de court. Alors les discussions dérivaient immanquablement vers l'attaque personnelle (du genre : "quelles études as-tu fait pour dire ça ? as-tu vécu ça pour t'avancer ? etc) ou vers de la rhétorique fallacieuse ("c'est du sens commun", "c'est prouvé scientifiquement" etc), ce qui, à mon sens, rend tout échange caduque.
Donc, au sujet du racisme, il tenait un discours malheureusement assez répandu :
"Le racisme est fondé sur la notion de race humaine. Or il a été scientifiquement prouvé qu'il n'y avait aucune différence génétique entre les différentes ethnies humaines. Donc le racisme n'a pas lieu d'exister".
Même si je peux comprendre son raisonnement, je ne l'approuve pas.
Je pense que cet argument est trompeur et que face à un détracteur suffisamment intelligent, il ne tient pas une seule seconde.
Je lui répondais donc que même si on ne parlait pas de "race humaine" (pour des raisons éthiques ou biologiques, que sais-je), il existait malgré tout des différences tangibles entre différentes ethnies humaines : les yeux, la couleur de peau etc, et que le problème ne venait pas de là. A cela, il me répondait que ces différences n'existaient pas, qu'elles n'étaient certainement pas tangibles, vu qu'il n'y avait aucune différence génétique de toutes façons.
Que répondre à ça ?...
Alors voilà ce que je pense :
1- Je ne pense pas que le racisme soit fondé sur la notion de race humaine, ce n'est qu'un prétexte.
2- Le racisme est fondé sur l'intolérance.
3- La différence de race/ethnie/couleur/etc existe, mais n'est pas la source du problème. La source du problème vient du fait qu'on classe ses différences et qu'on dise que certaines classes humaines sont supérieures à d'autres.
4- Donc, le racisme, tout comme la misogynie, la xénophobie, la gérontophobie etc ont ceci en commun d'être fondé sur l'intolérance. La différence de sexe, de nationalité, d'âge etc ne sont que des prétextes bidons.
Pourquoi son raisonnement est-il fallacieux ?
La réponse est simple : il se base sur le fait que la différence génétique n'existe pas. La génétique est très à la mode en ce moment. Je trouve qu'on lui fait dire tout et n'importe quoi. Il est assez difficile d'avoir un esprit critique à ce sujet d'ailleurs.
Mais soyons honnête, combien de gens parmi nous sont des experts en génétique qui pourraient effectivement démontrer qu'il n'existe aucune différence de gène entre des gens de couleur de peau différente ? Qui s'y connait vraiment en génétique (sans répéter bêtement ce qu'il a lu dans un Science & Vie) ?
Corrolaire : imaginons que, demain, une autorité scientifique réfute cette thèse et découvre qu'il existe en fait un gène de couleur de peau. Cela signifierait-il que l'idéologie raciste serait valable ?
Non, évidement.
Sur ce forum, on appelle ça discernement, moi je parle d'esprit critique. Mais ça revient au même, et c'est beaucoup plus simple qu'on ne le croit.
Plus tard, je pense que j'aborderai les thèmes suivants qui me semblent intéressant d'approfondir :
-
L'intolérance et sa cause
-
L'esprit critique