de Rodolphe » Jeu Mar 29, 2007 12:20 am
Compte-rendu atelier Séduction (09-11 mars)
Tout a commencé il y a quelques mois : Auto éjection de l’avion en flammes que constituait alors ma relation longue de 4 ans. A temps pensais-je alors, mais comme peut encore le démontrer un évènement récent, mon parachute, au lieu de s’ouvrir et de me faire poser comme une fleur (pensez à la musique de la petite maison dans la prairie), se prit dans l’empennage, m’entraîna dans le crash et me laissa carbonisé parmi les débris de l’AFCisme…
La démarche qui fait suite, je la partage ici avec de nombreux membres du forum : quelques mots-clé dûment sélectionnés, la lecture d’articles et d’avis convaincants… et puis je me suis résolu à faire le pas et à m’inscrire au premier atelier de libre.
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Vendredi
Le rendez-vous est fixé en début de soirée dans un café d’un quartier chic de la capitale. Le cadre est soigné et agréable, le bois et les couleurs chaudes prédominent, le mobilier croise avec élégance Louis XV et design contemporain. D’étranges portraits de créatures fabuleuses, mi-humaines mi-animales, habillent les murs. L’oeuvre du maître des lieux, semble-t-il. Je trouve Alexandre et Heidoji confortablement installés dans un canapé chesterfield. Ma légère appréhension s’évanouit rapidement, Alexandre correspond bien à la description que l’on m’en a faite. Good vibes. Les deux autres élèves - Cédric et Philippe – ne tardent pas à arriver et Alexandre nous présente le déroulement du workshop sur les trois jours. Ce premier soir est principalement consacré à la théorie. En fin de soirée est prévue une petite session pratique pour nous permettre d’appliquer les premiers éléments de la méthode Spike.
Accrochés à nos carnets et stylos, une musique funk et disco papillonnant à nos oreilles, mes comparses et moi suivons alors studieusement la présentation d’Alexandre. Enjoué et tonique, celui-ci sait parfaitement capter son auditoire. Avec force détails et exemples, la méthode nous est décrite point par point : L’instant de grâce, le body language, le décryptage des signes d’intérêt, la socialisation, l’open… Alexandre nous indique les erreurs à ne pas commettre, démonte les vrais faux bons « trucs » glanés ici et là sur le net qui ne servent à rien sinon à nous égarer. Il prend aussi soin de répondre à toutes nos questions et d’éclaircir les zones d’ombres.
Premier constat, la méthode s’avère assez simple, plus simple que je ne l’aurai cru. Ensuite, les exemples qui étayent le cours sont tirés de l’expérience de Spike et/ou Alexandre. Du solide. Une valeur ajoutée indiscutable.
« Le temps file au grand galop » semble vouloir me souffler l’homme-cheval représenté sur un des fauteuils. Un coup d’œil de côté me permet de deviner deux hommes en approche : Spike et Kamikaze. Ok, concédé-je in petto : on « le » remarque. Les présentations sont faites. Bon feeling. Spike assiste Alexandre pour nous prodiguer quelques derniers conseils. Le cours théorique se termine peu après. Place à la pratique.
Sous les regards torves d’une femme-vautour et d’une femme-chat aux corps dénudés, nous quittons le lieu pour rallier une discothèque parisienne très connue.
Autre place, autres gens, autre ambiance. Dedans, la techno house cogne fort. Nous formons deux groupes de deux. Je suis avec Cédric. Alexandre nous indique un set de trois. Le premier du soir, le premier de l’atelier et le premier d’une liste interminable. Je bredouille un amorce minable sur une des filles, s’en suit un bon vieux stall. Hin hin. Cédric semble faire mieux de son côté.
Deuxième constat, la méthode est simple et claire. La mise en pratique n’en est pas moins difficile. Et pour cause : Ici commence véritablement le travail de métamorphose. C’est à moi seul de l’assumer. Vaincre mes inhibitions, gagner de l’assurance, du naturel, travailler mon langage corporel et construire mon game !
Une fois éjectés du set, Alexandre sort de nulle part, nous désigne une nouvelle cible et, tel le poisson soluble, part se fondre dans les méandres obscurs de la discothèque afin de mieux nous observer dans notre tâche. Laquelle tâche ne se trouve pas facilitée par les assauts sonores du dj. Qu’importe, Cédric et moi effectuons le tour de l’Europe : irlandaises, russes, allemandes. Note pour plus tard : améliorer furieusement mon anglais.
Nous laisserons la dernière fille openée sur un bon niveau d’énergie. Yeah.
Petit débriefing avec Alexandre et retour à nos pénates. Je crois avoir avalé un feu follet. Fin du premier acte.
Samedi
Le lendemain après-midi, Cédric, Philippe et moi nous donnons rendez-vous aux grands magasins, quartier Haussman. L’occasion de faire plus ample connaissance, de réviser nos notes et aussi – et surtout – de mettre à l’épreuve l’enseignement qui nous a été donné la veille. On se rend vite à l’évidence qu’il est bien plus compliqué d’aborder un set dans le contexte d’un « Mall » que dans celui d’une soirée… j’effectue un amorce et un conversation / badinage un peu bancal sur une fille au pair allemande (encore une!). Pas mal d’erreurs ont été commises, que l’on passera plus tard en revue avec Alexandre. Toutefois, j’estime l’expérience concluante et je suis bien décidé à la renouveler à l’avenir.
Sur les coups de 20 heures, Heidoji nous rejoint puis nous partons ensemble retrouver Alexandre dans un bar chic et genre. Cet îlot perdu au milieu du quartier commerçant, tourné sur la Seine, concrétise une vision du Japon fantasmé par P. Starck. Lumières tamisées et musique down tempo pourraient me faire succomber à la rêverie et la contemplation des entrelacs floraux du comptoir du bar… ce serait oublier que je suis ici pour suivre avec mes acolytes la deuxième partie théorique : le story telling et les routines, l’utilisation du patterning, la conduite du game proprement dite, la projection…. Encore une fois, Alexandre n’est pas avare d’exemples pur jus pour illustrer son cours. Nous traversons ainsi une ou deux heures, accoudés au bar en fleurs, aussi naturellement que si nous discutions de la décoration du lieu (et de son plafond). Pendant ce temps, ça se remplit et nous nous trouvons peu à peu entouré d’un joli monde, tout à fait en accord avec le standing de l’adresse. Et nombre de cibles de choix.
Arrivent alors Jutsu et Nix. Ils sont issus d’un précédent workshop mais leur talent est déjà bien affirmé. Ils sont ici pour valider leur progression.
Le rythme et le volume de la musique montent d’un cran, les gens se bousculent du côté du dj : Notre session pratique peut commencer.
Nous suivons le même protocole que la veille : Alexandre sélectionne les sets et nous y allons. Le premier open se passe avec Cédric. Ma cible est une femme-serpent, elle coupe le game et répand son venin. Take it easy. Cédric part winger avec Nix. Je croise Kamikaze, venu avec Spike. Il porte une superbe chemise blanche avec un grand motif brodé sur le dos. Je suis envieux. Il me parle de Meetic, de l’atelier qu’il animera le lendemain. Il me dit que Meetic reste un biais, il me conseille d’apprendre d’abord à draguer. Je rejoins Heidoji pour aborder un ou deux sets, sans réussite mais ça se passe bien. J’entends dire que Philippe game sa cible depuis plus d’une demi-heure. Enorme. Une fille allume une cigarette dans un coin. Jutsu l’aborde et lui montre opportunément la borne incendie se trouvant à côté d’elle. Vous pouvez deviner l’amorce. Une poignée de minutes s’égrène. Alexandre assigne à Heidoji et moi un set de deux filles assises à une table en retrait. Heidoji joue mon ami. L’amorce passe bien. Je déroule tant bien que mal mon game et j’ai des signe d'intérêt. Je fais alors malheureusement une erreur de débutant (je l’apprendrai par la suite). J’ai perdu ma cible. Je tente de rattraper le coup mais je m’embrouille en improvisant une (très) mauvaise routine (que ne suis-je Moravia). Au final, je demande au set de se num/mail-closer, sans succès. Je serais resté une vingtaine de minutes. Dommage mais j’ai quand même adoré.
Rappel des troupes, Alexandre décide de nous faire changer d’endroit.
Nous délaissons donc les orchidées pour aller cueillir un métro et cingler vers le quartier Bastille. La destination choisie est un bar fréquenté par une clientèle bigarrée et « casual ». Au rez-de-chaussée, une foule compacte se trémousse sur un minuscule espace entre le comptoir de bar et le pupitre du dj lequel déverse à fort volume une electro mainstream. Du genre à vous rappeler une pub tv pour vendre des bagnoles. Au fond, les tables sont occupées pour moitié. Une fille au pied de l’escalier qui mène à l’étage. Je patine sur l’amorce. Là-haut, le lieu prend les atours d’une maison bourgeoise au charme désuet et un rien décadent : moulures jaunies, fauteuils fatigués, tableaux défraîchis… Heidoji et moi, entrés en dernier, y trouvons nos 2 camarades Cédric et Philippe en pleine discussion avec deux blondes. Bien joué, les gars ! Faute d’avoir d’autres cibles à amorce, nous redescendons puis repérons deux filles installées sur une table dans un coin. On part s’installer sur la table juste à côté. Manque de chance, la fille à côté de moi se lève dans le même moment. Je ne peux rien faire d’autre que d’assister mon ami. Je sais, j’aurais pu me lever et repartir draguer comme un grand mais là j’avais comme un déficit de motivation. Heidoji finit par mailcloser la fille, une hongroise, en séjour à Paris. Pour l’anecdote, elle se plaint du fait que les français ne savent majoritairement pas tirer une seule phrase en anglais... Après ça, nous rejoignons Alexandre. Cédric et Philippe en ont également terminé avec leur set. Il se fait tard et la fatigue gagne nos rangs. Je rentre chez moi partagé entre fébrilité et déception, déception d’être revenu bredouille.
Dimanche
Nuit courte mais salvatrice. Il fait beau dehors, la journée promet d’être agréable. Retour sur Paris. Sous les rayons revigorants du soleil printanier, j’emprunte le lacis de rues et de ruelles du Marais pour gagner notre ultime point de ralliement. Tables en bois verni, lustres à pampilles, couleurs claires et lumineuses : Le restaurant est des plus avenants, à l’image du gigantesque buffet disposé sur le long bar rouge carmin. Dommage que la bande son manque de peps (zazie en boucle puis les jackson five en boucle…). Autour d’un brunch savoureux et roboratif, on dresse un bilan des deux jours de workshop. On pose les dernières questions qui nous tarabustent. Alexandre nous donne après quelques ficelles qui nous serviront pour réussir les étapes qui suivent le #close, le phone game, la first date. On parle du look et de plein d’autres choses. On se détend aussi. Journée farniente. Après le restaurant, Alexandre nous place dans une rue bien fréquentée et nous délivre un dernier petit cours sur le street. Et c’est sur ces bons conseils que s’achève l’atelier. Alexandre nous adresse finalement ses derniers encouragements, nous salue et part se fondre dans la foule des passants. Nous voici seuls en piste, aux abords de ce qui n’est plus vraiment une terra incognitae…
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En conclusion, comme me l’a demandé Matt, suis-je à présent un nouvel homme ? Pas encore ! Le workshop m’a d’abord permis à franchir les premiers obstacles. Je n’ai jamais de ma vie abordé autant de filles en si peu de temps, aussi faible soit ce nombre. Le chemin à parcourir est encore long mais j’ai un nombre suffisant de cartes en main et les règles du jeu bien en tête, il ne me reste plus qu’à jouer partie sur partie ! Vous aurez néanmoins remarqué que je n’ai pas réussi à atteindre le close. Oui, mais il faut relativiser : j’ai débuté mon apprentissage au level zéro… Certains CR de workshops peuvent être trompeurs sur ce point. Il y a des élèves qui ont commencé à pratiquer de leur propre chef plusieurs mois avant de commencer un atelier Séduction. Bien sûr, il y a aussi ceux dont les facultés latentes vont se révéler immédiatement. Je n’ai pas été de ceux-là. Pour autant, j’ai beaucoup gagné.
Ce workshop a eu pour moi un autre intérêt indéniable, celui de me laisser prendre au jeu. Je me suis vraiment éclaté pendant ces trois jours et j’ai encore et toujours l’envie d’en découdre.
Dernier bénéfice : la découverte de coins plus excellents les uns que les autres qui vont enrichir mon carnet d’adresses…
Enfin, je peux répondre à la question que pourraient se poser les personnes qui ont envie de se lancer pour un workshop et qui hésiteraient sur le choix du coach : qu’en est-il ?
A la lecture de mon report, je pense que vous pouvez en avoir une bonne idée. Je vous en remets une couche.
Alexandre réussit à déployer une énergie phénoménale, à chaque instant du workshop. Je n’ai jamais pu le prendre en défaut : il est d’un enthousiasme, d’une disponibilité et d’une décontraction à toute épreuve. Ses réponses m’ont toujours satisfait. Et puis, ne vous faites pas d’illusions, Alexandre prend à cœur son rôle de formateur, il ne vous laissera pas vous défiler…
Bon, je vais arrêter là le cirage de ses ‘tiags, vous aurez compris que vous ne ferez pas un mauvais choix, bien au contraire !
Allez, si, un seul regret, j’aurais bien aimé le voir une fois nous faire une séduction. J’espère en avoir de nouveau bientôt l’occasion…
En ayant hâte de signer un premier vrai FR…
Rodolphe