Le Bonheur est dans la Rue.
Entre la théorie et la pratique : un Gouffre.
Lire de très intéressants articles sur le Forum et pratiquer de manière empirique, c’est bien, mais… il manque toujours quelque chose, et on répète sans le savoir les mêmes erreurs. Hé oui…
(Et plus ironique encore, depuis que j'ai rediscuté avec Jibril, ce sont les atouts qu'on ignore totalement... et qu'on utilisait de ci, de là, sans se rendre compte. Mais quand on vous l'explique, on y pense pour la suite ! ).
D’où l’intérêt d’un atelier pratique avec un coach, en l’occurrence Jibril. La rue, de plus, présente un gros avantage : c’est gratuit, c’est tout plein de jolies filles sympas, et on n’est pas obligé de beugler comme en boîte. Et un cours pratique sur le terrain confirme les dires de Spike et ses collègues, ils ne se moquent pas du monde.
C’est vrai que ce site, et les séminaires de Spike, m’ont fait changer d’avis sur pas mal de choses, et pas seulement sur la séduction. Et maintenant, mon feed back sur le Street Session d’hier (samedi 29/03/2008), qui fut très instructif, et déroutant.
Rendez-vous avec Jibril était donné dans un café sympa et classos, mais pour cause de foule, on a été dans un autre plus calme. Nous étions donc trois stagiaires, Joseph, Laurent (pas celui que vous connaissez déjà, avec Indiana Jones comme vignette), myself, plus Jibril le coach.
Un rappel de comment sera le cours, et les Fondamentaux : bon, je ne peux pas répéter ici les infos, évidemment. Bon, l’intro finie, on file dans la rue pour passer à la pratique. D’abord dans magasin grande surface, un essai en jeu de rôle : Jibril fait la fille, et nous, à tour de rôle, on l'accoste.
Pour moi, premier truc : SOURIRE, et ne pas débiter mon texte en apnée. Il ne faut pas aller trop vite, prendre le temps de faire des pauses, et me laisser le temps, comme à la cible, de respirer. Et aussi, éviter dès le début certaines phrases trop directes.
Absolument à proscrire : « C’est quoi ton petit nom ? » que j’avais sorti (une fois seulement) dans un after, avant mon premier relooking… Jibril était mort de rire.
Notre coach nous explique aussi la Phrase Magique qui permet :
1 – De ne pas avoir l’air du quémandeur qui veut l’heure, un renseignement, du fric, sauver votre âme (pour la mienne, y a du boulot !), filer des prospectus…
2 – De poser le cadre : vous êtes un mec, et vous n’avez pas l’intention d’être le millionième abonné de plus à la Friend Zone de la jolie fille que vous avez la magnanimité de choisir

…
Croyez-le ou non, la Phrase Magique quoique paraissant contre-intuituve, bien dite, fait presque toujours naître un radieux sourire, même si la fille est déjà en couple. Comme j’en ai parlé avec Jibril, j’ai l’impression que pour la plupart des filles, être accostée (par un gentleman), c’est très flatteur.
Bien, après les essais sur Jibril, en piste pour de bon. D’abord dans le magasin (une allée commerciale), je n’ai pas accosté, puis avec Joseph, on entre dans un Virgin, il accoste une brunette qui avait une étiquette sur le tee-shirt :
Joseph « Vous êtes à vendre ? » un peu brutal, mais elle s’est marré.
Après quelques répliques, on va plus loin. Ensuite, il la recroise au rayon livres et reprend son game. On apprend qu’elle est guide pour des touriste américains, qu’elle doit retourner à Londres. Entre-temps, Jibril me rejoint. On voit de loin que la fille se marre, puis Joseph nous rejoint (pas de numclose, mais exercice intéressant).
Ensuite, on va dans une grande avenue très, très, très fréquentée. C’est blindé de monde, comme toujours, et vous n’existez aux yeux de personne. On remonte, on remonte et on remonte... et je n’ai encore accosté personne. Bien tenté deux approches, mais trop tardé et pas accosté. Ca commence à m’énerver, et Jibril aussi. Quand je l’entends râler : « Je suis déçu, là… Je perds mon temps, et vous, votre argent. », je vois que l’aiguille est dans le rouge. Cependant, une fois dans le métro, il reconnaît que c’est vraiment le coin le plus difficile.
On monte dans le métro, donc, et Jibril remarque un set : deux filles, deux gars. Il accoste l'un des gars, lui demandant s’il est candidat dans (je ne sais plus quelle émission d’apprenti star). Réparties marrantes, les filles sont pliées de rire. Puis, Joseph game l’une des cibles. On descend à une station, comme les cibles, puis Jibril dit à Joseph d’aller la rattraper pêcher le numclose. Qu’il obtient.
On change de ligne, et arrivant sur un quai, Jibril repère une cible et me dit d’accoster. Ce que je fais, mais, débit de parole trop rapide, et je suis trop en face de la cible (assise). Elle sourit, puis me dit qu’elle est déjà prise. La fameuse Phrase Magique est bougrement efficace pour faire naître des sourires !
Bon, le niveau d’énergie commence quand même à monter, enfin !
Puis, Jibril prépare un open pas vraiment orthodoxe pour Laurent, pour quand on va monter dans la rame. Comme il n’ose pas, Jibril exécute l’exercice : je ne peux pas donner les détails de la procédure, mais l'effet est marrant, radical.
A part certains qui sont passés maîtres dans l’art de faire la gueule, tout le temps, même le samedi, il y en a qui se marrent, notamment des filles qu’il va relancer.
Au tour de Laurent, dans la rame suivante. Il déclame l'open, et succès auprès d’un set de jeunes excitées (sauf une qui boudait), Jibril était plié de rire. L’une des filles donne son numéro de portable, avant de hurler qu’on ne la rappelle pas.
On se pose ensuite dans un café que Jibril affectionne. But du jeu : on repère des cibles, et on va accoster à tour de rôle.
J’accoste d’abord une brune, la trentaine, dont j’apprends qu’elle est américaine de Californie (sa voix ne porte pas trop, je n’ai pas tout compris à ce qu’elle me dit), me demande un moment mon prénom, pas compris le sien. Blanc puis auto-éjection. Elle avait l’air intriguée/amusée.
Plus tard, je repère une blondinette mignonne, que j’accoste quand elle commence à descendre les marches du métro. Après l’open de base, et la Phrase Magique, elle sourit et me demande un moment « C’est un pari ? », je réponds que pas du tout, mes amis étant mariés, avec enfants et s’emmerdant le soir. Zut de zut, j'aurais peut-être du répondre que "pas du tout, quand j'accoste une fille, c'est tout seul comme un grand ?"
Après quelques répliques marrantes et sourires de sa part, elle s’excuse en disant qu’elle est déjà prise. Retour au QG.
Jibril repère une blonde à une table derrière lui et l’open. Ce qu’il y a de bluffant, c’est qu’il ne donne pas l’impression de draguer. Des réparties marrantes, fluides, et l’intérêt de la fille monte. Le gars qui était en rendez-vous avec elle semble définitivement disqualifié. La vie est dure. Jibril nous explique plus tard que vu le langage corporel du gars (que la fille avait rencontré par Meetic) que c'était mort : penché en avant et racontant sa vie.
Jibril avait bien vu : une fois dans la rue, elle réclame son prénom (elle a du mal à croire que c’est "Jibril"), peste contre les rencontres en ligne, qu'on ne lui reprendra plus, et peu après, le numclose tombe de lui-même, comme un fruit mûr. Et le tout paraissant naturel, sans le moindre effort apparent.
C’est pour moi l’optimum de la séduction : draguer sans donner l’impression de draguer.
L’après-midi avance, mine de rien, puis on arrive dans un hypermarché, sur plusieurs étages, et on se sépare en groupes de deux. Rayon bijoux, je repère une blondinette toute mignonne, avec de longs cheveux bouclés dans lesquels on a envie de passer les doigts. Elle est en train de choisir des pendentifs pour colliers (cœurs, pierres, etc).
Moi « Celui-là vous irait mieux, je pense »
Elle « ?

» puis enlève ses écouteurs.
Moi « Cette main, c’est la Barraka, ça représente la chance. »
Elle « En fait, c’est pour une amie. »
Moi « Et bien, ça lui portera chance aussi. Là, je suis avec des amis et (bla bla) puis (Phrase Magique) »
Je lui dis un moment que les gens font vraiment la gueule à Paris, que c'est dommage qu'ils ne se parlent pas, puis enchaîne sur ma petite story : "j'ai un pote qui passe des heures, des nuits sur le net, en espérant que Choupinette35 lui répondra enfin. Tu ne passes pas des heures sur internet, toi?"
Elle "Non

"
Gros sourires, puis m’explique qu’elle vient de la province et qu’elle n’est à Paris que le week end. Zut, j'aurais peut-être du dire que ce sera difficile pour se revoir régulièrement, et, selon réaction, tenter le numclose ?
Jibril, qui regardait de loin, m'expliquera ensuite que la vendeuse se marrait et s'était placée un peu à l'écart pour me "laisser bosser".
Plus loin, j’accoste une brune un peu grande, qui en fait était avec des amis (et son petit ami), abordé un truc sur la Star Ac (que je ne regarde jamais). Faudra faire gaffe dans l’approche : je l’ai légèrement bousculé, ce qui l’a fait sursauter.
En tous cas, les grands centres commerciaux sont un terrain à tester : pas mal de cibles, et comme il y a beaucoup de monde, ça donne une impression (faussement) sécurisante.
Hors du magasin, j'accoste une blonde, mais dès que j'ai vu son expression, je me suis dit que le râteau n'allait pas tarder...
Moi "Je suis avec des potes et (bla bla)
Elle (ton très sec) "C'est bien" et elle se barre...
Puis, dernière partie du stage, on descend une grande avenue commerciale. Le niveau d’énergie redescend, la fatigue joue aussi.
Néanmoins, avisant une petite brune mignonne, je la rattrape et accoste.
Moi (sourire) "Bonsoir"
Elle ":D

"
Moi "Je suis avec des amis et (bla bla bla), (Phrase Magique)"
Elle "Ben, je suis un peu pressée, là

"
Moi "Même le week end ? Ah, les Parisiennes, toujours pressées..." (sourire, bien sûr)
Puis, elle me dit qu'elle sort du boulot et qu’elle a déjà un copain, « désolée » et me souhaite une bonne soirée.
On aboutit à une station de métro bien fréquentée, avec un cinéma blindé derrière nous, une petite crêperie devant nous, et juste à côté de nous, un set de cinq filles (Indiennes) dont certaines mangent… des crêpes.
Jibril ayant un journal indien (je crois), il s’en sert pour amorce le groupe, en demandant une traduction, puis enchaîne sur le cinéma indien.
Cible « Moi, j’aime bien tel acteur. »
Jibril « Ah, je crois qu’on ne pourra pas s’entendre, alors. »
Bref, ce «pick up de groupe» a duré une vingtaine de minutes environ. C’était marrant, ce game croisé, chacun papotant tour à tour avec chacune ; cocasse, à deux reprises, la leader girl du groupe disait qu’il était temps de partir, puis finalement toutes restaient. Pendant toute la scène, l'une des filles est restée à l'écart, en mangeotant sa crêpe.
L’une des filles (mignonne) avait une petite pierre sertie sur l’aile droite du nez.
Moi « Un piercing ? Ca a dû faire mal, mais comment vas-tu faire si tu n’en veux plus? »
Elle « Non, regarde, ça s’enlève tout seul » (elle détache son petit machin)
Moi « Je croyais que c'était vissé... C’est métallique, quand tu vas à l’aéroport, tu dois affoler tous les systèmes d’alarme ? »
Elle
Jibril balance au groupe « Faudrait qu’on se revoie,… », dernière ligne droite pour de possibles numcloses.
Moi « Je ne pense pas que tu ne te nourris que de crêpes. Tu aimes les glaces ?
Elle (pierre sertie) « Oui

»
Moi « Alors, il faut qu’on se fasse un petit restau où ils servent des Dames Blanches. »
Elle « ?? »
Moi « Ca se présente dans une belle coupe, trois boules de glace à la vanille, nappée de crème Chantilly avec un gâteau planté dedans. Ca fond dans la bouche, un vrai délice. »
Elle
Moi « Comme je ne suis pas télépathe, il va falloir que tu me donnes ton numéro de portable »
(Elle me donne son numéro)
Moi "Et ton prénom, c'est... ?" (elle me l'épelle)
Elle "L // //..."
Moi "D ?"
Elle "Non, V, comme vanille"
Voilà. Plus tard, au débriefing, Jibril me lance "Il a pris le numéro de la seule qui m'intéressait, le salaud ! ". Bon, je prends ça pour un compliment

...
Hmm, je ne sais pas encore si je rappellerai. J’aviserai. Peu après, on part tous, fin de l’Atelier.
Donc, une bonne journée, étonnante et instructive, avec pour chacun les points à travailler. Il y a, pour moi notamment, beaucoup, beaucoup, beaucoup de boulot, mais je pense que ça en vaut la peine.
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L’intérêt, pour moi, d’un atelier pratique, sur le terrain, c’est qu’on pointe les soucis à résoudre, les bons points à renforcer, et bien évidemment, c’est du sur mesure. Un merci à Jibril pour ses conseils et ce cours très intéressant et une journée qui a finalement passé vite, un merci à Spike dont les conseils, encouragements et recadrages m’ont plus aidé qu’il ne le croit, et un merci à Antoine pour les super sapes que je porte.
Franchement, je ne dis pas ça pour faire de la pub aux coachs, mais cet atelier vaut la peine ; dès que vous pouvez, inscrivez-vous ! C'est du sur mesure, avec des conseils et suivi après cours personnalisé. Et Jibril qui game, c'est un spectacle.
A bientôt,
Roland
