Atelier classic du 9 au 11 avril 2010 avec Alexandre
Avant l'atelier
Début janvier je décide de prendre le Nouveau départ et avec Stéphane nous fixons le relooking avant l'atelier classic, afin de profiter de celui-ci au maximum. Mais je suis à ce moment encore loin de comprendre l'étendue de ce "profiter au maximum". Mes attentes pour l'atelier classic sont alors : d'apprendre la "méthode" complète, d'être poussé à l'appliquer sur le terrain, d'être observé et d'être corrigé. J'en attends également de comprendre quelles sont les conditions nécessaires aux rencontres : quels lieux, quelles personnes. Dernière question à laquelle je veux une réponse, probablement la plus importante : quelle attitude adopter ?
Après mon relooking je vis un mois très étrange. Du jour au lendemain je deviens un aimant à femmes, celles de mon entourage recherchant clairement ma présence, ma tenue accrochant de très nombreux regards d'inconnues dont je ne pensais pas pouvoir attirer le regard auparavant. Et j'irai même plus loin : plus rarement, mais de façon récurrente, certaines personnes semblent BLOQUER sur moi, comme à moitié hypnotisées.
Les possibilités ouvertes par ce relooking sont vertigineuses mais je ne sais toujours pas quelle attitude adopter. Aborder les femmes de façon lourde n'est plus justifiable (si ça l'était toutefois avant...), de même que de façon timide (idem, si ça l'était toutefois avant...). Mais là avec l'attraction que je génère, il devient tout simplement irresponsable de ne pas aborder ! N'empêche que je décide de ne pas être actif dans la séduction directe, en attendant que l'atelier classic me donne les outils pour. Le mois est donc utilisé à améliorer ma vie (mon appart, mes affaires, mes activités, ...) et à développer mon cercle social.
J'arrive donc ce vendredi soir à l'atelier, satisfait de mes avancées dans d'autres domaines, riche de la préparation conseillée par Alexandre, et 100% disponible pour apprendre à devenir actif correctement en séduction.
L'équipe
Alexandre :
J'arrive au point de rendez-vous, Alexandre me fait signe du trottoir d'en face et je le rejoins. Mon énergie est à fond, celle d'Alexandre aussi, on commence directement un ping-pong verbal qui fait passer l'attente des 2 collègues très très vite malgré le retard conséquent de leur train. Alexandre est quelqu'un de positif, qui a du recul et qui a je pense un réel intérêt autre que financier dans son activité d'instructeur Spikeseduction. Une certaine vision de la vie et de notre place en tant qu'homme je pense, l'envie d'aider les autres pour contribuer à faire avancer cette vision. Comme Stéphane, il aime avant tout ce qu'il fait, ça se voit.
Les deux collègues :
Bien plus jeunes que moi, je les trouve très mûrs pour leur âge et dans leur démarche. On pourrait aussi dire qu'à mon âge, je suis attardé sur le plan de la séduction, et cela serait vrai parce que sinon je ne serais pas là. Mais peu importe : le courant passe super bien entre nous. D'autant que se connaissant très très très bien, ils ne se replient pas pour autant sur eux-mêmes. Nous formons un bon petit groupe, faisons quelques trajets ensemble, et on projette de se revoir soit dans leur ville soit à Paris.
Emilie :
Ah, parler en dernier de la seule femme présente, ce n'est pas galant ! Je le fais car nous ne la voyons que le samedi, soit finalement une petite partie de l'atelier. Emilie a un sens de l'humour et du jeu très développé, comme l'ont certaines filles. A un moment où je la charrie, elle me désarçonne complètement par sa réponse. Je crois avoir dit une bêtise et l'avoir blessée, je m'arrête et je lui dis, mais non : elle ne faisait qu'entrer dans mon jeu et me charrier à mon tour. L'arroseur arrosé. Reçu cinq sur cinq !
Le déroulement de l'atelier
C'est une des premières belles soirées de l'année, Alexandre décide de tester une nouvelle formule : au lieu de nous donner toute la théorie le vendredi et de ne pratiquer que le samedi, il nous donne la moitié de la théorie le vendredi et on pratique tout de suite !!! D'un coup, ça devient vrai, on sait que dans un peu plus d'une heure, on va aborder. On devient très attentifs d'un coup

Le samedi, 2ème partie de la thoérie et 2ème partie de la pratique, le dimanche debriefing et dernière partie de la théorie.
Les lieux de l'atelier
Alexandre nous fait découvrir :
- un restaurant italien en or : service, décor, nourriture et prix excellents, ...avec en plus un pianiste et un piano à queue, la mega classe
- un brunch d'un rapport qualité/quantité/prix impressionnant
- un bar-boîte blindé de monde, propice à se décoincer en tout anonymat
- un bar-boîte moins rempli, que je connaissais déjà, avec un ratio femmes/hommes très inhabituel ce soir là
- une boîte avec un ratio femmes/hommes très favorable
Je reviendrai aux cinq !
LA baffe
LA baffe, je la prends le vendredi soir avec la 1ère moitié de la théorie, qui s'arrête un peu avant la prise de numéro. Alexandre commence à expliquer la théorie et ça part très très fort. Il s'agit de voir les choses telles qu'elles sont, de comprendre l'ordre des choses et d'agir en cohérence. Avec des images très simples il nous explique ce qu'on ne nous a jamais expliqué ou transmis. Je sens venir une baffe énorme. Tout se réordonne dans ma tête à chaque phrase d'Alexandre, ou à chacune des réponses à nos questions. Tout ça me parle, je connais tout ça et je sais le faire, non seulement naturellement mais en plus j'ai développé certaines choses à fond dans d'autres domaines que la séduction ! Je me dis que c'est trop beau pour y croire tant que je n'ai pas vérifié si ça marche... Justement on sort sur le terrain ! Alexandre se place à mi-chemin entre nous laisser nous gérer nous-mêmes, et nous secouer en nous assignant des missions. On y va. Des échecs qu'on minimise grâce à ce qu'on a appris, et surtout pour chacun on en tire aussitôt les conclusions. Quelques petits succès. Puis vient LE moment qui change tout pour moi. Alexandre me dit d'aller aborder cette grande brune magnifique derrière moi, que je n'avais pas vu. Je réfléchis quelques secondes, et j'y vais. Tout est extraordinairement fluide, naturel. 100% mon type, une italienne, et je pense être tout à fait son type aussi. On passe au dialogue mixé italien/français, avec l'italien qui marche mieux pour certains trucs

On est bien tous les deux, ses deux copines ne me gênent pas. Je continue, je me dis que je dois quand même tenter de prendre son numéro même si nous n'avons pas vu ça. Mais là une autre copine surgit de nulle part et l'entraîne loin de moi : jalouse, va... Mais je m'en fiche, à l'intérieur de moi j'ai fixé les enseignements de la soirée et je suis déjà en trajectoire orbitale pour la suite
Tout n'est pas si facile...
Le lendemain est plus dur pour moi. Il faut dire qu'après la superbe surprise de la veille (approches naturelles, bon language corporel), je dois bien découvrir mes points noirs. Je découvre des pistes de travail importantes, qui reflètent d'ailleurs complètement mes pensées et discussions des derniers temps. Les prémices d'une distinction fondamentale entre deux types de séduction se font sentir, j'en reparlerai plus bas. C'est la soirée des gros groupes, j'en aborde au moins deux de 5-6 filles. Dans un des groupes, je prends le numéro d'une femme que j'avais repéré, sans comprendre la moitié de ce qu'elle disait. Je ne flanche pas quand elle parle de son mari, je continue, ça passe parfaitement. Je ne la rappellerai pas, mais belle victoire qui me permet de fixer intérieurement les leçons de la 2ème partie. En fait, en y réfléchissant, les échecs aident tout autant si ce n'est plus, mais la différence avec le succès, c'est qu'on a envie de se rappeller du succès, donc je pense qu'il fixe plus fortement la théorie. Pour le 2ème groupe de 5 filles je crois, on a tout simplement passé un moment extraordinaire en équipe et trop rigolé. Alexandre nous fait venir un collègue et moi, et nous assigne une mission : permettre à notre autre collègue de parler tranquillement à cette magnifique brune. Je réfléchis 2 minutes et je leur explique mon plan. C'est parti ! Je fais exploser le groupe, mon idée tombe complètement à l'eau ! Mais pas grave, 10 secondes plus tard mon collègue s'incruste déjà et on improvise sur les nouvelles données ! Deux filles se mettent en tête-à-tête, j'occupe une des 2 restantes pendant que mon collègue s'occupe de l'autre. Pendant ce temps là, notre troisième larron se faufile jusqu'à la brune et là parfait, conversation de bien 4 minutes EN BOÎTE, le numéro de téléphone est à quelques secondes... mais on arrive plus à retenir les copines ! Arghhh, les 3 vont aux toilettes... Et on décide finalement d'en rester là pour la soirée. En tous cas, j'en connais un qui nous a bassiné sur tout le retour et plus encore avec son anglaise. Oups, j'aurais peut-être pas dû te relancer
Le dernier jour c'est le jour de la fin de la théorie, du debriefing sur chacun de nous assorti de pistes personnalisées de travail pour la suite. C'est déjà fini... Pas tout à fait, reste le suivi à 3, 6 mois et 9 mois. Héhé, rien qu'au premier RDV, je vais en avoir du matériel !!!
2 semaines après l'atelier
Ca fait 2 semaines que je suis malade... hasard ou pas ? Je suis toujours malade quand quelque chose de profond change.
Pour autant je n'ai pas chômé. En fait, c'est simple, je séduis à n'importe quelle occasion ou presque, pour le plaisir et pour avancer. Au boulot, au métro, pas encore au dodo mais bientôt

Je séduis ma dentiste, ma boulangère, mes collègues, la superbe blonde montée sur talons qui passe dans la rue, la brune qui revient de la pétanque du dimanche soir. Je séduis et les personnes le voient sûrement, mais personne ne se dit que je d-r-a-g-u-e. Je ne réussis pas tout, je ne commence pas toujours au même point selon la situation, je ne vais pas au bout de tout. Des fois l'air de rien, je m'entraîne juste sur une petite chose. Sinon grâce aux conseils d'Alexandre j'ai des pistes pour démultiplier le nombre de femmes que je rencontre. Déjà deux rencontrées de cette façon, dont une avec qui j'ai une date 1 mercredi. En fait j'ai ralenti les approches, j'ai déjà 3 dates cette semaine et je veux aller jusqu'au bout, et puis j'ai 3 ou 4 autres personnes à surveiller. Va me falloir un tableau Excel si je continue, et puis j'ai d'autres choses à faire quand même !!! Je suis obligé d'accélérer tout le processus, ce qui est une très bonne chose car j'ai tendance à traîner beauuuuuuuuucoup trop, et je suis obligé de lever mes exigences quand je monte vraiment à la date
Je continue de comprendre des choses énormes comme la différence entre séduction de groupe et séduction individuelle. En atelier on fait du groupe et de l'individuel, ça m'a permis de comprendre une semaine plus tard qu'en fait j'étais sans le savoir en mode séduction de groupe quasiment tout le temps... ce qui est en fait très mauvais et qui n'a rien à voir avec la séduction d'une femme... mais qui en est très proche aussi. Impossible de détailler toutes les choses que je comprends et que je change, voir mon journal plutôt, quand j'aurai le temps de le remplir de nouveau.
Je suspecte aussi qu'il y a différents niveaux. Il y a un fil rouge, une méthode avec des temps, des articulations, des outils, mais le fond de tout ça c'est qu'il ne s'agit que d'un canevas de progression pour retrouver le naturel perdu ou ignoré. Des gammes à faire avant de pouvoir se lancer dans la musique et improviser, comme en jazz briser les règles de la théorie musicale. J'ai du mal à me discipliner et j'aime bien me mettre en danger en abordant un peu par exemple dans la rue ou en voulant passer directement en date 2, mais je reviens vite au canevas de base quand même
