Atelier Classic/VIP du 19 février
Avant de vous parler de tout ce que vous découvrirez sur la séduction et sur vous-même au cours de cet atelier, laissez-moi vous préciser ce que vous n’y trouverez pas. Si vous recherchez le remède miracle pour chopper à tout-va, l’amorce universelle, l’hameçon vous permettant de ferrer n’importe quel poisson, vous ne le trouverez pas. Si vous pensez effacer dix, quinze, vingt ans de timidité maladive en un weekend et rentrer chez vous le samedi soir avec deux pin-up aux bras, vous n’y parviendrez pas. Et si vous croyez que l’atelier séduction va transformer en l’espace de dix heures le vétéran de
Call of Duty et des soirées pizza-ketchup en caleçon que vous êtes en un guérillero du lifestyle et de la séduction, vous vous trompez.
«
– Mais alors on m’a menti, à quoi sert l’atelier ? »
Tout d’abord, à répondre définitivement et objectivement à la question « Où j’en suis ? », dont la réponse n’est jamais aussi catastrophique ou aussi bonne qu’on aurait pu l’imaginer, car seul un observateur extérieur compétent et efficace est à même d’y répondre.
Ensuite, à délivrer une «
méthode » (douce ironie) qui vous explique les fondamentaux de la séduction, ainsi que beaucoup d’autres « trucs », « astuces », et autres conseils fondés sur le bon sens et l’expérience qui vous seront utiles en tous lieux et en tous temps, au-delà de la séduction.
Enfin, à vous apprendre que la théorie sans la pratique est inutile, et que face à une jolie blonde montée sur talons, ebooks et articles fondent aussi vite qu’un Cornetto soft sous un soleil estival. Et c’est là que vous vous retrouvez face à vos blocages. Mais assez blablaté, entrons dans le vif du sujet :
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• Vendredi soir, j’ai rendez-vous, comme mes trois autres comparses (qui se réduiront finalement à deux) dans un petit café du 3ème arrondissement. Eclairage tamisé, ambiance feutrée, pas de doutes l’endroit a du style.
Après un léger contretemps, l’atelier s’ouvre sur les pré-requis à toute tentative de séduction, comme l’importance du physique et du look, de la communication non-verbale, et surtout, de l’image que l’on renvoie aux autres. C’est là que nous devons faire notre autocritique, que Spike parachève en nous faisant remarquer tout ce qui va et ne va pas dans notre attitude, notre manière de nous comporter etc. Sévère, mais juste. A ce propos, une précision : Spike est disponible ; seulement, il faut poser certaines questions de soi-même, l’interrompre, lui demander de revenir en arrière, et ne pas hésiter à participer. C’est dommage de rester bouche bée durant tout l’atelier pour se rendre compte une semaine après qu’on aurait eu plein de questions à poser.
Ainsi la
méthode distillée au cours de ces trois heures s’est révélée intelligente et intuitive, fondée sur l’observation, l’analyse et l’écoute. Beaucoup de bons tuyaux – notamment concernant la phase d’approche et le badinage – absents (ou presque) du site ont été donnés, et l’expression « 80% de la communication est non-verbale » a pris tout son sens.
C’est finalement sur le coup de minuit que se clôt le premier acte de l’atelier.
• Le lendemain soir, c’est autour d’une table du boulevard Saint-Germain que Spike nous prodigue les derniers conseils avant de nous lâcher dans l’arène. On récapitule et on peaufine la méthode, on pose les dernières questions et c’est parti.
Et effectivement, la pratique c’est une autre paire de manches. Il s’agit d’être réfléchi (mais pas trop) avant d’y aller, instinctif et spontané (sans pour autant être bourrin) une fois dedans. Autrement dit, il faut avoir le gut-feeling et la répartie que la théorie n’enseigne… qu’en théorie (J’ai pas pu m’en empêcher) ; il faut se calibrer sur des fenêtres qui ne restent ouvertes que deux à cinq secondes et je dois bien avouer que je ne serais pas allé aborder certaines femmes si Spike ne m’avait pas un peu poussé au cul pour le faire. Vous êtes bien évidemment libre de refuser les exercices qu’il vous propose, bien que ce soit dommage de ne pas profiter de « l’expertise » du coach : chacune de vos erreurs est identifiée, décortiquée, expliquée.
D’ailleurs, cela peut sembler drôle, mais l’un des principaux intérêts de cette soirée est de vous « apprendre » (même si ce n’est pas le terme exact) à accepter l’échec et à passer outre. Pas à la manière du queutard qui se dit qu’à force il y en aura bien une qui acceptera, mais comme celui qui a accepté que ça ne puisse pas marcher avec toutes les filles, et qu’un refus (je n’ai pas dit un râteau) doit servir de leçon et basta.
L’autre intérêt de cette soirée – mon préféré – est de vous apprendre à viser et à taper haut : mon meilleur succès a été avec l’une des plus jolies filles du club, une allemande d’1m75 aux longs cheveux blonds et aux yeux verts qui m’avait un peu rebuté de prime abord. En fin de compte, j’ai eu moins de difficultés avec elle qu’avec d’autres pourtant moins mignonnes. Comme quoi.
De fait, la pratique vous apprend à analyser rapidement l’environnement, puis les réactions de la fille, de manière à ne pas perdre de temps, à ne pas être « le gros lourd de la soirée », et bien sûr, à optimiser vos chances de réussite. Je précise par ailleurs que c’est une erreur de croire que l’atelier ne s’adresse qu’à ceux qui ne connaissent rien aux femmes et qui partent (presque) de zéro : pour ma part, même avant l’atelier, je ne me débrouillais pas trop mal, mais j’avais – comme tout le monde – des petits blocages spécifiques, comme par exemple savoir choisir la manière d’aborder qui convienne le mieux selon la fille, ou encore savoir switcher les sujets de façon fluide et naturelle. Spike a su mettre le doigt sur ces blocages et m’a en partie aidé à les surmonter.
En somme, un coup de pied au cul tout en finesse.
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Voilà, nous arrivons au dénouement de l’atelier et au débriefing du dimanche, autour d’un brunch dans ce petit café sympathique. Les évènements de la veille ont été passés en revue, Spike nous a donné les derniers conseils, et la discussion s’est orientée développement personnel, soit – à mes yeux – le principal pilier de la séduction.
L’atelier séduction s’adresse donc tant à ceux qui veulent enfin partir à l’aventure, qu’à ceux qui ont déjà fait un bout de chemin et qui préfèrent qu’on éclaire leur carte plutôt que continuer à avancer à tâtons.
Il faut juste garder à l’esprit que ça reste un atelier de séduction, et que ça ne règlera pas tous les problèmes que l’on peut imaginer : il est préférable de faire ce travail en amont,
avant l’atelier.
Enfin, un dernier mot concernant certains commentaires à l’égard des participants aux ateliers : ce n’est pas parce que vous suivez un atelier que vous êtes un asocial en mal de reconnaissance, un boulet en pleine misère sexuelle ou encore « une victime » de plus du
grand Gourou.
Mais ça, vous l’aviez compris
