Summer is (long) gone..."Te quiero."Ces mots soufflés lors d'une étreinte folle il y a quelques heures à peine sont loin d'être tombés dans l'oreille d'un sourd.
Dire que j'ai été pris par surprise serait un mensonge pur et simple ; je le sentais venir, à mesure que je voyais son affection à mon égard grandir au fil des semaines.
L'affection de qui, au juste ?
D'une fille. Spectaculaire.
Une Andalouse, qui passe son Erasmus ici, en France.
Spectaculaire sur bien des plans : talentueuse, fun, sexy...
Ohhh, ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit : j'aime mes compatriotes, vraiment.
En ces temps de patriotisme forcené, de "Made in France", mon attrait pour elles ne se dément pas, un certain nombre d'entre elles pourraient en témoigner !

Mais l'exotisme a toujours produit une puissante impression sur ma personne - et je suis loin d'être le seul dans ce cas-là, soyons honnête.

...
Il y a quelques années, au lycée pour être précis, c'était clairement le genre de fille qui ne jouait pas dans MA ligue (les anglo-saxons ont un don pour trouver les expressions qui veulent tout dire...

)
Aujourd'hui, c'est le genre de fille avec qui je ris, avec qui je fais la fête, avec qui je couche, avec qui je passe de bons moments...
Et, depuis cette nuit, c'est le genre de fille capable de me dire de tels mots.
...
Bon...Bon.
Belle revanche, hein?
Je peux claquer la bise à mon alter ego d'il y a quelques saisons (non, ceci n'est pas du tout une référence à l'épisode d'une quelconque mini-série...Nooon.

)
Cette évolution, ces avancées...tout ça, je l'avais déjà souligné dans mon dernier billet.
Quelques mois plus tard, il se trouve que c'est toujours aussi vrai, pas simplement une période annuelle où je mangerai tout mon pain blanc.

Au-delà de l'auto-satisfaction évidente que je tire de mon parcours personnel ces dernières années, encore plus depuis quelques mois donc (parcours un brin chaotique, cependant, je ne le nierai pas), reste une question simple à laquelle, je pense, avoir déjà apporter une réponse. La seule convenable.
Et maintenant quoi ?En parlant de séjours à l'étranger, je repars au printemps prochain.
Berlin.
Semestre d'été.
Une fois que j'ai couché ça par écrit, je crois que tout est dit...
En clair : il n'y a pas d'avenir possible à cette "histoire".
Je ne suis pas un fervent partisan des relations à distance; je ne l'ai jamais été et pourtant, on ne peut pas me reprocher de ne pas avoir tenté le coup par le passé.
Et c'est encore plus vrai depuis que j'ai réalisé ce à quoi pouvait mené un séjour prolongé à l'étranger en milieux estudiantin.

Je le sais ; elle aussi le sait, aussi bien que moi.
And yet...
"Te quiero."Ces mots m'ont touchés : elle dit m'aimer, et il y a longtemps qu'une fille avec qui je sors ne m'a pas fait part aussi verbalement de son attachement pour moi (physiquement, le message passe toujours, lui

).
Mais quand j'essaye de prendre du recul (note : j'essaye de prendre du recul depuis ce matin, l'analyse que je fais en temps réel ne repose pas sur des semaines de réflexions intenses, gardez cela à l'esprit si vous me lisez), je ne me vois pas tout remettre en cause en raison de ces quelques mots.
Déjà, parce que ce ne sont que des mots, qui devront se traduire en actes à plus ou moins long terme ; peut-être même ne s'est-elle que simplement laissée emportée par l'instant ?
Le sexe embrume les esprits, là aussi, soyons honnêtes.
Et puis, quoi?
Ça n'est pas non-plus l'évènement du siècle.
...
Mais quand même...

Ces mots marquent la fin de l'été, la fin du temps de l'insouciance dans nos rapports. Je ne peux pas ignorer ce qu'elle m'a dit, simplement continuer de la voir sans jamais penser aux lendemains (chantant ou non), et aux conséquences.
Si vraiment elle éprouve quelque chose d'autre qu'une pure attraction physique pour moi, si vraiment il y a des sentiments là-dessous...
Il faut que je réfléchisse à la suite que je veux donner aux évènements.

Et si je vais par là...pourquoi ne pas essayer de faire fonctionner ce schmilblick, quoi qu'il soit ?
Peut-être ai-je "tenté le coup" avec les mauvaise personnes par le passé.
Peut-être est-elle celle qu'il me faut ?
Après tout, elle a tout ce que je peux désirer chez une fille, et je suis encore loin de tout savoir sur elle (je vois ça comme un point positif - ça pourrait se révéler en être un négatif au final, qui sait? )
Peut-être, peut-être...
peut-être ?L'ironie étant qu'il y a autant de raison de ne PAS le faire, autant de "parce que "...
Parce que je pars six mois, huit si je fais mon stage de deuxième année là-bas.
Parce qu'elle même repartira en Espagne en avril prochain.
Parce qu'en fin de compte, je sais que je peux avoir des femmes comme elle aujourd'hui - je les ai déjà eues.
La seule raison qui me fait hésiter maintenant est le fait qu'elle ait mis ses émotions en jeu dans la balance...
...
Ahh, je cogite vraiment beaucoup.
Je viens de me relire, clairement ses mots m'ont beaucoup affectés...
Bon, soyons pragmatiques.
Je verrai bien si elle y fait une quelconque allusion mardi (dernière soirée de l'année ici).
Et les Fêtes ne tombent pas si mal finalement : je vais remonter à Paris, elle va rentrer en Espagne voir ses proches...un moyen comme un autre de reprendre mes esprits, changer d'atmosphère...
Je verrai à mon retour s'il y avait enflammade de ma part, ou pas.
Mon instinct et certains faits me disent que non, mais je me dois de le faire, pour mon propre bien.

Là, je ne pense pas clairement, et j'ai presque l'impression de raconter de la m**** en boîte.
Kakura, over.

Penser librement.Parler sobrement.