Mon Jihad
Sur mon arbre généalogique, je suis le premier fils issu d’un viol. Un viol oui, en quatre lettres, au premier sens du terme. Si pour les animaux et dame la science cela n’a rien d’anormal- un mâle et une femelle conçoivent la vie -avouez qu’en tant qu’hommes et femmes cela va au-delà de la morale.
Voici pour les présentations. La Bible commence toujours par présenter ses personnages en fonction de ses ancêtres, moi je vous la fais courte, je suis Melchisédek fils d’un agressif pervers et d’une douce jeune femme pure et sans défense. Je suis la combinaison de l’alpha et l’oméga, une association génétique qui gène.
Sortez les mouchoirs c’est la séquence émotion, on fait la queue, en rang deux par deux, et on vient pleurer sur le destin des lamentations…
Eh bien non, moi je dis non. Oui je suis parfois plein de haine et plein de colère, oui c’est triste de commencer la vie comme cela, oui d’autres soucis s’accumulent par la suite sans qu’on ne les cherche, mais je suis un grand garçon, qui un jour sera un homme digne de ce nom, je l’espère.
Pourquoi ce journal s’intitule Mon Jihad ? Franchement je n’en sais rien, je pense qu’il faut poser la question à mon subconscient car pour le moment je suis incapable de vous donner la réponse. Mais il y a par contre quelque chose d’extrêmement clair que je voudrais vous dire ;
Il y a ce que le gens voient, et ce que vous savez de vous même. On a tous son paquet d’ennuies, et personne n’aime vivre au quotidien avec quelqu’un qui s’y abandonne. Les seuls dépressifs que l’on apprécie sont les écrivains et pour les meilleurs d’entre eux, c’est une fois mort que l’on se met à aimer leur quotidien morose.
Vous avez une vie, vous avez vos rêves, recherchez le bonheur, point final. Les soucis du quotidien sont souvent bénins. Alors si vous avez des couilles, faites le sacrifice de ce qui vous déprime, égorgez vos soucis devant Al Jazeera et faites preuve d’audace. Arrêtez de vous plaindre, un homme a le droit de pleurer, pas de pleurnicher.

