«Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l'excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l'âme naufragée qui n'ose plus croire.»
Julien Green
N°4 L, la banquière impolie
Lieu/heure: Cafétéria, 12h30.
Demoiselle: Brune, 1m65, grand yeux couleur miel et peau légèrement colorée.
Approche: Direct Game
De retour de Barcelone, mon niveau de confiance était au plus haut, peut-être trop haut. Je voulais expérimenter un jeu "très directe". Et me voilà dans une cafétéria accompagné de plusieurs de mes collègues. Je suis à la caisse et "L" se trouve juste à côté de moi.
Moi : "Puis-je prendre les serviettes devant vous ?"
L : "(Sourire) Oui, oui"
M: "Non je demande car j'ai déjà eu une réflexion en tendant le bras au-dessus du plateau de quelqu'un..."
L : (Amusée) "Pas de problème"
Je parts m'asseoir et...mince, j'ai oublié le verre ! Je retourne donc en chercher un et je croise sa table, son regard et son sourire (d'ailleurs, 3 amies l'accompagne ).
Verre en main, je repasse devant sa table et m'approche directement vers le côté. Elle me regarde l'air très surprise. Je plie les genoux de manière à avoir notre regard à la même hauteur (le fait de rester debout aurait crée un inconfort façon "enfant/adulte") et m'accoude à la table :
M: "Excuse-moi, voilà tu me souris, je te souris alors je me disais que l'idée de prendre un verre en semaine prochaine avec moi te plairait !
L: (Estomaquée...petit moment de silence s'en suit.)
Sa réaction était très intéressante car j'ai pu me rendre compte que ses mimiques étaient similaires à d'autres personnes avec qui j'ai tenté ce type d'interaction. Les yeux tournent littéralement dans tous les sens à la recherche d'un semblant de stabilité après cette "attaque violente" de spontanéité (exemple :

).
Et là, tout à coup :
Son amie : "Franchement, je ne vois pas comment tu pourrais refuser..."
OBE-LIX ! C'est son amie qui lui ( ou me) sauve la mise. En post-analysant cette approche, je n'ai pas pensé à un détail très important...
"Que penseraient ses copines si elle me donnait son numéro aussi facilement ?"
Et oui...mais dans ce cas précis, elle a eu la "permission sociale" de répondre favorablement à ma pseudo requête.
Numéro et prénom en poche, je lui envoie un sms quelques jours plus tard. Un deuxième sms deux jours après le premier. Toujours sans nouvelle. Au final : un échec cuisant à digérer.
Heureusement que l'on apprend plus dans une défaite que dans une victoire.
Ce que j'ai appris ?
1) Mon pote, t'aurais dû reprendre contact beaucoup plus rapidement vu la manière dont tu l'as abordé.. 2/3 jours, ça laisse trop de temps à l'incertitude et au dénie dans ce genre d'approche.
2) Faire attention aux permissions sociales.
Je crois qu'uniquement pour la leçon 1), ce rapport mérite une place dans mon journal.
N°5 A, trop jeune, trop compliquée...
Lieu/heure: Boulangerie
Demoiselle: Châtain, 1m70, yeux bleu avec beaucoup de maquillage (façon gothique)
Approche: Semi direct game
Un jour après l'approche de "L" (et sans avoir encore perçu mes leçons), me voilà à la boulangerie en train de choisir le pain aux céréales que je vais déguster sur ma terrasse cet après-midi avec un blanc aux arômes fruités (argentin) et de la charmante compagnie.
Moi : "Bonjour, avez-vous du pain aux céréales ?"
A: "Euh, attendez je regarde, il y a ..."(hésitante, tout en lisant les petites pancartes).
M: "Mmh, ça fait très longtemps que tu travailles ici toi

!"
A: "Haha, oui j'ai commencé hier."
Après un court échange, j'apprends que mademoiselle étudie en parallèle en sciences éco...
Routine du "Salut-Ah j'ai oublié qqch-Ton numéro" (voir post précédent).
Je n'avais pas vu que sa patronne était derrière et qu'elle guettait...du coup j'ai eu un petit papier avec des chiffres illisibles...
Quelques jours plus tard, un sms. Un jour, deux jours, rien... Malédiction de L ?
De retour à la boulangerie une semaine plus tard (il faut bien manger et c'est juste à côté de chez moi...).
A: "Ah tiens, salut !"
M: "(Pas totalement sans gêne..) Salut, ça sera un p..."
A: "T'en mets du temps à me contacter ? T'en as d'autres à côtés c'est ça ?" (Rires)
M: (En sortant le téléphone) "Euh, 076XXXXX8 ? Non ?"
A: "Non, ...XXX2, t'avais essayé de me contacter ?"
blabla, je fais des blagues sur son histoire "d'autres filles à côtés" (Price).
Rendez-vous pris directement à la boulangerie deux jours plus tard.
Rendez-vous annulé deux heures plus tôt.. ?
"J'ai réfléchi et j'ai peur de faire du mal a qqun car je ne suis pas tout à fait seule... blabla" (et ce, malgré le :"tu sais un verre n'engage à rien")
Ok, elle avait à peine 20 ans, j'en ai 3/4 sur le feu. Pas envie de me compliquer la vie.
Leçon ? Trop jeune, trop compliquée, ou alors, trop inexpérimentée, trop compliquée. Je demanderai l'âge la prochaine fois...
La méthode utilisée est décrite dans le rapport avec "N", je ne m'éterniserai donc pas sur l'approche mais plusieurs détails intéressants que j'ai remarqué durant cette époque :
- Le regard de ces demoiselles n'est pas très fuyant quand elles sont intéressées (durant l'interaction). Je pense qu'il est facile de jauger si l'on fait bonne "première" impression uniquement par ces échanges long de quelques secondes.
- Après, être propre sur soi, de la confiance, charisme (épaules droites ?) et un grand sourire etc... (l'histoire de "l'énergie de Spike ?").
La majorité de mes "bonnes" interactions se sont faites sur le ton de l'humour. En effet, même sur un sujet sérieux (exemple: tableau dans un musée), il est toujours approprié de faire sourire/rire une personne pour lui faire (un peu) baisser sa garde.
Le sourire rapproche les gens... Amen.