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[Journal] Longtemps, je me suis couché de bonne heure
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2008 7:13 pm    Sujet du message: [Journal] Longtemps, je me suis couché de bonne heure Répondre en citant

Ca fait longtemps que je compte ouvrir un journal sur ce forum dans le but d’y raconter mes aventures et partager mes réflexions. Mais cette ambition que vous trouverez sans doute parfaitement légitime de la part de quelqu’un qui prétend vouloir changer et s’améliorer s’arrête bien vite quand, emporté par mon enthousiasme je projette alors de me mettre à la tache, je me rappelle que je n’ai rien de concret à raconter.

Désireux tout de même de, tous les soirs, écrire un petit quelque chose en rentrant chez moi, j’ai ouvert un cahier dans lequel j’ai, au cours des derniers mois, relaté mes pensées et considérations sur ma soi-disant volonté précitée d’évoluer.

Dans quelle mesure cela m’a t’il été réellement utile ? Je me garderai bien d’établir tout pronostique sur la question.
Cela est-il susceptible d’intéresser un autre lecteur que moi-même ? Vous me permettrez d’émettre la même réserve que pour la question ci-dessus.

Mais puisque nous partageons tous ici, au moins dans sa substance, la même aspiration, j’ai pensé qu’il n’était après tout pas si incongru de vous livrer quelques extraits de mon cahier. Celui-ci étant pratiquement plein et les arbres dans la forêts étant très bien là où ils sont, c’est en outre dorénavant ici que je poursuivrai mes petites notes, agrémentées, très bientôt je l’espère, de petits FR.

Afin de vous épargner une lecture longue et ennuyeuse d’un long monologue autobiographique au jour le jour, j’ai divisé en trois le contenu de mes notes, et sélectionné au sein de chacune de ces parties l’essentiel de ce que je trouvais opportun de partager.

La tentation de l’idéalisation, ou comment je flirte parfois avec le one-itis et la façon dont j’y réagis.
Je ne sais pas quoi dire/Je ne sais pas qui je suis, ou comment j’ai longtemps tourné en rond avant de comprendre.
Nouvelle donne, ou comment j’aborde les choses maintenant.

Et pour finir :
Double Je, ou comment je bloque toujours aujourd’hui sans raison.


Dernière édition par QuinteFlush le Mar Fév 12, 2008 1:52 pm; édité 1 fois
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2008 7:15 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La tentation de l’idéalisation

C. = une fille sur qui j’ai été en one-itis pendant près de 2 ans, que je n’ai connu qu’au bout d’un an et demi, que je côtoie toujours, et grâce à qui j’ai décidé de changer (pour finir par atterrir un jour ici par hasard).
G. = une fille que j’ai connu il y a quelques mois et avec qui j’aurais bien pu recommencer (sauf qu’elle je lui ai parlé tout de suite) et qui me balançait pourtant des signe d'intérêt gros comme des maisons sans que je saisisse ma chance.


G. est peut-être très jolie, elle me rappelle peut-être un petit peu C., mais justement, je ne vais pas m’y accrocher aveuglément ; ce n’est pas le cas dans toutes les situations, mais en la matière, c’est blanc ou noir, j’ai perdu assez de temps avec la demie mesure. Même si je crois aujourd’hui qu’il faut y voir un mal pour un bien, si ça n’avait pas été aussi fort avec C., sans doute me serais-je refait piéger, il faut bien avancer. Se transformer en guimauve dès qu’une fille qui me plait vraiment s’intéresse un minimum à moi est contre productif, avec elle comme avec les autres.

[…]

Cette nuit, j’ai rêvé de G., ce n’est pas la première fois, cela m’inquiète un peu. A bien y réfléchir (difficile de se concentrer sur les souvenirs d’un rêve), elle avait l’apparence d’un mélange entre son physique et celui de C., ce qui, dans un certain sens, confirme que mon inquiétude n’est pas infondée.
Peut-être mon inconscient libère t’il, durant mon sommeil, ce dans quoi je me refuse à retomber, à savoir cette idéalisation totalement détachée de toute réalité… Une chose est sûre, cela ne mène à rien de bon. Car non seulement cela rend réticent à retourner se confronter à la réalité, en cherchant à la voir, par peur de briser cette construction idéalisée, mais en plus cela altère toute capacité à se comporter normalement en sa présence, on est gourde, maladroit on perd ses moyens, ce qui supprime toute chance de voir la situation évoluer positivement du fait des circonstances. Frein à toute entreprise volontaire, handicap dans toute rencontre hasardeuse, non, décidément, ce « sentiment » n’apporte vraiment rien de bon.

[…]

Jeudi j’ai recroisé G., cela m’a permis de me rendre compte à quel point je ne suis plus le même quand je parle à une fille comme elle. Mon « aisance » s’estompe, chaque phrase que je fais me parait pesante.
Le même jour en fin de journée j’ai aussi discuté un petit peu avec C., j’ai eu la même impression. Mais le souvenir de cette sensation ressentie le midi avec G. la rendait consciente dans mon échange avec C. Je me rendais compte de la difficulté que j’avais à enchaîner une conversation de manière fluide, chose qui ne me pose pas problème avec d’autres filles (situation qui revient pourtant régulièrement). Peut-être est-ce parce qu’avec les autres, je n’y prête pas attention.
Ce doit être ça, savoir séduire : pouvoir parler avec une fille qui me plait et contrôler le sens que je veux donner à l’interaction en me comportant comme si je bavardais avec n’importe quelle fille sans intention particulière.

[…]

Je pense avoir commit hier une erreur d’appréciation. Savoir séduire celle qui me plait, ce n’est pas se comporter avec comme si elle était n’importe quelle fille, c’est ne pas faire d’elle simplement parce qu’elle me plait quelqu’un d’autre pour moi que n’importe quelle autre fille.
Toujours est-il que je ne dois pas penser ou parler des filles qui me plaisent vraiment comme si elles étaient importantes pour moi alors que je ne partage objectivement rien de plus avec elles qu’avec bien d’autres (voire moins).
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2008 7:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pas quoi dire/Je ne sais pas qui je suis

S’il y a bien un point qu’il faut que j’améliore quand je parle avec une fille que je ne connais pas et qui me plait, c’est mon sens de la discussion. Je suis souvent à court, j’ai du mal à lancer un sujet intéressant, les thèmes abordés ne sont pas toujours des plus probants. C’est sans doute une question d’habitude, mais aussi certainement de préparation efficace.
Je me faisais la réflexion l’autre jour, en discutant musique avec un ami, à quel point on est plus convainquant quand on développe une idée qu’on a d’abord relatée à l’écrit. Je savais où j’allais dans mon discours, je pouvais donc m’appliquer à mieux le formuler, sans réfléchir à l’idée elle même, seulement aux mots pour l’exprimer. Il ne s’agit donc pas non plus de rédiger des textes à réciter par cœur, juste de développer des idées, des thèmes, pour pouvoir ensuite en parler plus facilement. Avec des thèmes bien choisis je pense que j’y gagnerais en terme de conversation intéressante.
J’envisage donc aussi de relater ici des petits faits anodins, en écrivant ce que j’en pense, ce que j’ai ressenti, ou bien des petits faits lus ça et là. Le but est de savoir en reparler ensuite de façon intéressante, et surtout d’y penser au bon moment, et non pas une fois tout terminé, ce qui génère du regret, au même titre que pour une inaction. Coucher ses idées sur papier oblige, disons plutôt permet, de bien se les représenter, de les visualiser. C’est cette visualisation que l’on répète ensuite, que l’on re-décrit, et comme on l’a décrite avec ses mots, tout revient tout seul.

[…]

De plus en plus, j’ai l’impression d’être en éveil vis-à-vis de ce qui m’entoure, je recherche sans cesse un événement, une idée, un petit fait anodin qui pourrait donner lieu à une histoire : des choses intéressantes à raconter, qui font passer des informations valorisantes, sans non plus le dire de façon trop abrupte, ce qui ne permet ni d’enchaîner, ni de décrire des sensations.

[…]

Hier était une de ces journées si remplies qu’on a l’impression de ne plus être soumis, entre deux nuits, au même système temporel que d’habitude.
Cette après-midi en ville m’a remis les pieds sur terre concernant certains points, notamment mon rapport aux inconnues que j’aborderais volontiers, ce que je ne fais pas. Il y a encore un trop grand décalage entre ce que je souhaite, pense, et la façon dont je réagis en situation réelle, les choses ne viennent pas clairement dans mon esprit., je suis trop en proie au doute, mes pensées ne s’ordonnent pas correctement, et je ne trouve rien d’opportun à dire pour engager une discussion, ni d’ailleurs pour l’entretenir.
J’espère que ces notes vont m’aider à y remédier. Il faut que je sache qui je suis avant de pouvoir « me vendre ». On ne peut parle avec conviction d’un sujet dont on n’est pas sûr de tout ce qu’il comprend, en l’occurrence ce sujet est moi-même. Avant de m’affirmer, il faut que je me connaisse, on ne peut s’affirmer si on est qu’une compilation d’idées, d’idéaux, de préférences récoltés ça et là et filtrées simplement par une sorte d’intuition qu’on ne cherche pas à s’expliquer.
Lorsque j’aime quelque chose, il faut que je sache pourquoi, et que je sois en mesure de le reformuler clairement. Cela ne conduit pas bien sûr à se transformer radicalement je constate même petit à petit que cela consiste au contraire à retrouver des attraits pour des choses que j’appréciais il y a longtemps.
Voir Notorious cet après-midi m’a rappelé que, petit, j’adorais les romans de Hitchcock. Je suis certain qu’il existe de nombreuses choses comme cela, qu’au fond de moi j’aime vraiment et qui me définissent, et qui ont été masquées au fil du temps par des influences, des recherches de conformisme, qu’il faut traquer et éliminer. C’est une sorte de pureté intellectuelle vers laquelle il faut tendre. Il ne s’agit bien sûr pas d’être fermé à toute ouverture, ce serait un autre travers, il s’agit de se créer, je devrais dire de retrouver, ses propres références pour appréhender ce qui se présente, et pour avoir quelque chose de consistant pour se définir soi-même.
La personnalité, ce n’est pas quelque chose de mouvant dans lequel on surnage, mais au contraire un sol ferme, sur lequel on avance.

[…]

Je suis en pleine réflexion, pour ne pas dire en plein doute, il est temps de mettre certaines choses au clair.
Le fait est que, après avoir suivi un atelier, comme après avoir lu des tartines de textes, le bilan est toujours le même, il faut se lancer soi-même dans la réalité des choses. Et pour cela il faut passer par un certain nombre d’étapes, dont la plus grosse est de se connaître soi-même, de savoir ce que l’on veut vraiment.
Je sais avoir trop souvent tendance à viser la perfection (ou tout du moins l’idée que j’en ai), et à finalement me rendre compte au dernier moment que ce n’est pas matériellement possible pour alors sauver les meubles en faisant au final le moins pire possible. Je dois apprendre à viser des objectifs non pas plus raisonnables (car c’est toujours abstrait) mais définis.
Puisque je suis de ceux qui doivent tout penser, qui ne font pas les choses à l’instinct, dans un flou artistique (ce qui est parfois bien plus efficace, mais a ses limites, de toute façon on ne choisit pas) et bien allons-y, pensons, mais pensons bien, pensons juste, pensons concret.
Si je dois théoriser les moyens, la première chose à faire est de théoriser les fins, c’était tellement évident que ça ne me vient que maintenant.
Les mots ne sont qu’une infime partie de ce que perçoit une personne dans ce que nous communiquons, et c’est d’autant plus vrai quand c’est une fille intéressante, qui, en plus, dans notre situation, cherche à nous jauger elle aussi.
Cette connaissance de mes objectifs est perceptible pour elle, elle doit donc être vraie.
De la même manière, je dois profondément savoir qui je suis, sans chercher à me définir en considération de ce que prône Pierre ou Paul (ou, au hasard, Spike… et plus généralement la « communauté »).
Pourquoi pas commencer par cet exercice qui consiste à trouver 5 thèmes qui me définissent ?

[…]

Je crois avoir dégagé une notion clef pour pouvoir concrétiser ce que je théorise à travers ces notes : l’authenticité.
Je pourrai connaître des milliers de phrases type, savoir des tas d’erreurs à éviter, de choses à ne pas faire, si je ne suis pas authentique, il ne se passera rien. C’est facile de s’imaginer les dire comme ça bien au chaud au fond de son lit. Mais si la fille est en face de moi et que dans 10 secondes il sera trop tard pour faire quoi que ce soit, si je ne suis pas authentique dans ce que je compte faire ou dire, ça n’arrive même pas, je ne fais rien. Et si je le fais (pression, courage inhabituel…) ça ne mène pas bien loin.
Etre authentique, c’est ne pas chercher à paraître en parlant, mais dire directement ce qui vient à l’esprit. L’objectif n’est donc pas de savoir quoi dire à tel ou tel moment, mais d’être dans de bonnes dispositions pour que les choses viennent d’elles même à l’esprit au bon moment.
C’est peut-être revoir à la baisse la consistance de ce qu’on dit, au moins dans un premier temps : faire d’abord dans la simplicité pour évoluer ensuite sur cette base.
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2008 7:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Nouvelle donne

Le problème avec ce que je développe dans ce cahier, c’est que c’est totalement abstrait : « il faut que… », « je devrais faire ci… dire ça… » Mais je ne le fais pas quand j’en ai l’occasion. Il faut donc revoir ma stratégie. J’ai lu l’autre jour quelque chose sur un phénomène que je connais bien appelé « théorie de l’escalier », c’est à dire penser après coup à ce qu’on aurait du dire ou faire. Il pourrait être intéressant de reporter ici ces considérations qui me viennent trop tard pour ensuite m’en inspirer et agir ou parler en temps utile.
Je dois m’efforcer de baser ce que je raconte sur mon expérience, en commentant ce que j’aurais du dire, en y réfléchissant, en le gardant en tête pour plus tard.
L’expérience vaut le coup d’être tentée.
Samedi, en allant récupérer mon trench, laissé à côté d’une grande brune :

Citation:

M- ça va il a été sage ?
E- Oui, il a pas trop parlé.
M- Ah, il a pas trop bavardé avec le tien ça va.
E- Non non ça va.
M- Merci


Le « merci » est à enlever, ce que j’aurais du dire, par exemple :

Citation:

M- je lui avais dit de ne pas séduire le tien, c’est que je le connais, il ne se serais pas privé sinon. Il peut pas s’en empêcher d’habitude. Ca doit lui arriver souvent, à ta gabardine, de se faire séduire ? etc.


[…]

Cet après-midi en arrivant près d’une station de métro, j’ai croisé une petite blonde plutôt mignonne, elle me faisait penser à [ma one-itis de collège/lycée].
Evidemment je n’ai rien fait, mais j’aurais du. La question de ne pas savoir quoi dire est dépassée, c’est une fausse excuse. Il n’y avais qu’à lui dire que je la trouvais « toute mignonne », qu’elle me rappelait la fille de qui j’étais amoureux quand j’étais en troisième, mais à qui je n’osais jamais parler, que c’était idiot mais qu’en la voyant j’avais simplement eu envie de le lui dire, que j’aurais regretté sinon, qu’à lui parler j’allais peut-être louper mon bus, puis tenter le num-close. J’aurais été plus avancé, en ne disant que la vérité, sans phrase toute faite ni réplique préconçue, que maintenant, à regretter.

[…]

En début d’après-midi en arrivant à une station de métro j’ai aperçu une jolie brune, fine avec des talons, qui portait un manteau du même motif qu’un t-shirt que met souvent une amie. J’ai aussi aperçu ce motif, des sortes de ronds noirs et blancs enlacés les uns dans les autres, sur le sac d’une fille l’autre jour. Je me demande de quelle marque il s’agit.
Elle marchait dans la direction opposée à la mienne et n’était pas sur la même allée, de sorte que je ne pouvais pas lui parler, l’aurais-je fais si cela avait été possible ? Je n’avais en tout cas simplement qu’à lui dire :
Citation:

Tiens, excuse moi est-ce que je peux te poser une question ? Ca fait plusieurs fois que je remarque ce motif sur les vêtements de plusieurs filles et l’autre jour avec une copine qui trouvait un sac joli on se demandait quelle marque c’était.

J’aurais pu ensuite demander où est-ce qu’on la trouve, où elle avait acheté son manteau, et essayer d’enchaîner en fonction de la façon dont elle se serait comporté vis-à-vis de moi. Aurais-je réussi à prendre son numéro ? Il n’y a qu’en essayant que j’aurais pu le savoir…
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2008 7:22 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Double Je

Petit, je ne plongeais pas, ce n’est pas naturel de se jeter le tête la première, fut-ce dans l’eau et de sa seule hauteur. Pourtant, arriva un jour où je m’y mis. Cela ne m’empêcha pas, quelques temps après, alors que je l’avais déjà fait, de ne plus y parvenir.

J’étais littéralement bloqué, mes pensées tournaient en rond, déroulant leurs raisonnements des postulats de départ à leur conclusion rationnelle, qui était pourtant limpide (« sauter maintenant »), mais se heurtant sans cesse, là où mon corps aurait du suivre et prolonger ces pensées, à une impossibilité quasi-physique de franchir le pas. Tous les signaux étaient au vert, j’avais l’envie, la capacité, le savoir, il n’y avait plus qu’à… mais il manquait ce tout petit tressaillement, ce léger sursaut de l’être qui marque l’enclenchement mécanique d’une action de notre corps.

Citation:
J’essayais de me raisonner. Je me sentais la volonté bien ferme de ne pas avoir peur, mais il y avait en moi autre chose que ma volonté, et cet autre chose avait peur. Je me demandai ce que je pouvais redouter ; mon moi brave railla mon moi poltron, et jamais aussi bien que ce jour là je ne saisis l’opposition des deux êtres qui sont en nous, l’un voulant, l’autre résistant, et chacun l’emportant tour à tour.

Maupassant – Sur l’eau (La maison Tellier, rec.)

Je me lançai tout de même et cela me fit l’impression d’une libération, comme si un amas d’énergie s’était formé dans ma poitrine, et que soudain elle se répandait en moi, diluée par cette simple victoire, bien futile en réalité, que je venais de remporter.
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Spike
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MessagePosté le: Dim Fév 10, 2008 9:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour l'ouverture de ton journal
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Jeu Fév 21, 2008 10:30 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La pensée du jour

Dans la grande tradition des journaux publiés sur ce forum, j’inaugure dans le mien cette incontournable rubrique récurrente qu’est « la pensée du jour ».

Une fois passé le P.A.T. (pour faire simple), ma seule limite est moi-même.

La « pensée du jour » est volontairement lapidaire, dénuée de toute situation contextuelle, et révèle au monde que son auteur a compris quelque chose qu’il savait pourtant en théorie, mais il y a une différence entre savoir quelque chose et le comprendre (autre exemple de pensée du jour, au passage).
Quand elle émane de gens expérimentés, la pensée du jour suscite réactions et questions, car elle apporte un élément nouveau à la réflexion collective. Je me contenterai pour cette première fois de renseigner les lecteurs sur mon évolution, les apports à la réflexion collective suivront... une prochaine fois Mr. Green.
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Citylights



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Messages: 785

MessagePosté le: Ven Fév 22, 2008 1:40 am    Sujet du message: Répondre en citant

Je comprends ce que tu veux dire, mais savoir sans comprendre ne s'appelle pas savoir, mais avoir mémorisé une pensée. Smile
Savoir nécessite de comprendre.
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Ven Fév 22, 2008 12:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense qu'il y a plusieurs degrés de compréhension. On peut par exemple comprendre l'utilité de quelque chose sans forcément en comprendre tout de suite les implications dans le comportement et l'état d'esprit à adopter.
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sals-heros



Inscrit le: 24 Fév 2008
Messages: 24

MessagePosté le: Jeu Fév 28, 2008 7:50 pm    Sujet du message: Répondre en citant

QuinteFlush a écrit:
La pensée du jour
Une fois passé le P.A.T. (pour faire simple), ma seule limite est moi-même.


Intéressant, ce problème des auto-barrières, comme dirait Freud (de mémoire) : le Surmoi est trop tyrannique, et à force de bloquer les pensées honteuses, a fini également par bloquer des pensées tout à fait masculine (homme vouloir femme, et homme POUVOIR avoir femme).

C'est ce qui m'arrive trop souvent, il est souvent plus tentant (à mon niveau en tout cas) de soulager les tensions procurées par le Jeu de séduction en se switchant en mode "off"+Best Friend Zone plutôt que de les soulager en abordant ou sexuant.
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Dim Mar 02, 2008 12:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

sals-heros a écrit:

Intéressant, ce problème des auto-barrières, comme dirait Freud (de mémoire) : le Surmoi est trop tyrannique, et à force de bloquer les pensées honteuses, a fini également par bloquer des pensées tout à fait masculines (homme vouloir femme, et homme POUVOIR avoir femme).

Tu mets là le doigt sur le noeud du problème je crois...
sals-heros a écrit:

C'est ce qui m'arrive trop souvent, il est souvent plus tentant (à mon niveau en tout cas) de soulager les tensions procurées par le Jeu de séduction en se switchant en mode "off"+Best Friend Zone plutôt que de les soulager en abordant ou sexuant.

Exactement. Une façon de botter en touche.
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QuinteFlush



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MessagePosté le: Mar Mar 04, 2008 3:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Révélation

Révélation c’est peu-être un peu excessif, mais j’ai trouvé ça accrocheur alors je l’ai gardé Smile.

Quand j’ai découvert l’existence de la « communauté », je sortais d’un one-itis sévère et longue durée, j’ai donc été naturellement plus sensible aux conseils ayant trait au fait qu’il ne faut pas rester « bloqué » sur une même fille, qu’essuyer un échec en abordant dans la rue n’est pas grave parce qu’il y en a des dizaines derrières etc. Et je me rend compte aujourd’hui que je suis peut-être tombé dans le travers inverse (schéma ô combien classique…).

Les sites comme Spike Séduction promettent « autre chose » (c’est en tout cas ce que j’avais perçu), on se lance donc dans cette quête, qui passe par une amélioration de soi-même (à plusieurs points de vue) et qui s’effectue en plusieurs étapes, en se disant que cet état nouveau va bien finir par arriver. Mais je me rend compte aujourd’hui que cet état nouveau n’existe pas, il ne faut rien chercher de nouveau (et encore moins attendre), il faut modifier l’existant.
Mine de rien, ça change pour moi pas mal la donne que d’avoir dégagé cette idée…

Je me focalise beaucoup sur le fait de savoir « aborder », je m’en veux quand je n’ai pas osé, trouvant même parfois l’amorce après coup en me disant que si la situation se représente… (cf. quelques posts plus haut), avec au final toujours rien de très concluant.
Beaucoup de textes ici parlent de « se lancer » en abordant une inconnue, puis en déroulant ensuite le Jeu de séduction, et moi j’en ai intégré qu’il faut d’abord savoir aborder proprement, avec directement l’intention de « séduire », avant de chercher à maîtriser tous les ingrédients du jeu de séduction tels que développés sur ces pages et dans les ateliers.
Mais concernant celles que je côtoie déjà, j’ai toujours eu cette arrière pensée que pour vraiment bien faire, il faut d’abord que je sache séduire une parfaite inconnue de A à Z, je me borne malgré moi à vouloir appliquer ce que je trouve pourtant être l’effet pervers des schémas comme la Mystery Method.

Je connais une masse énorme de théorie, je me suis déjà surpris à penser « vivement que j'ose enfin aborder, avec tout ce que je connais ! » alors qu'aborder une inconnue, ce n'est qu'étendre à de nouveaux horizons ce qu'on applique déjà dans son propre périmètre.

Révélation… finalement ça convient assez bien.
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MessagePosté le: Dim Mar 09, 2008 5:26 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Le chaud et le froid, l'aimant et le fer etc.

Mes trajets en bus (surtout celui du retour) sont toujours pour moi un intense moment de réflexion, et je me suis dit l'autre jour (je vous épargne le cheminement de ma pensée) qu'il serait bon que je relise les lettres de la semaine de Spike. Grand bien m'en a pris !

Je les avais déjà lues, évidemment, mais il y a bien longtemps, et je me rend compte que tout (ou presque) était déjà dit dans ces quelques textes qui s'appuient sur des situations personnelles précises. C'est là qu'on se dit que les schémas possibles ne sont pas si nombreux que ça et que, fatalement, dès qu'on entreprend quelque chose, on verse forcément vers un modèle que des tas de gens avant nous ont déjà connu (et dans lesquels d'ailleurs, accessoirement, on croit pourtant toujours être le premier).

Quand j'avais lu ces textes, je n'étais pas encore bien imprégné de l'état d'esprit de ce site/forum, les relire maintenant est... démoniaque.
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MessagePosté le: Mer Mar 19, 2008 1:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Inutile de se répéter.
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MessagePosté le: Ven Mar 28, 2008 11:36 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Une partie de nous travaille dans notre dos, au fur et à mesure, certaines choses s'internalisent et un jour on se dit : "tiens, mais ça c'est naturel pour moi maintenant !"

Cette semaine, c'est ça que je me suis rendu compte avoir compris :

Spanishkiss a écrit:
Pourquoi les filles qui ne m’intéressent pas sont toujours en train de me courir après, alors que les belles femmes se la jouent petite princesse snobinarde ?
J’ai eu vite fait de résoudre ce petit problème en me comportant avec les moches comme si elles étaient belles et vice versa.

Source

Apprendre à séduire finalement, c'est découvrir des schémas pas toujours très intuitifs (parfois soupçonnés), laisser décanter, et s'apercevoir un beau jour qu'ils se sont assemblés au reste.
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