Émotions
Ou comment l'objet est effacé par le souvenir avec lequel on l'associe.
Ceci est particulièrement vrai pour la musique. Il y a certaines chansons que j'écoute qui paraissent, pour la grande majorité des gens, assez pourries.
http://www.youtube.com/watch?v=n0fkH4LD5R0
Moi même, si je l’avais écouté comme vous en ce moment, je n’aurais pas attendu la fin de la chanson pour fermer l'onglet youtube. Mais les conditions de ma première écoute étaient différentes, c'était en mattant d'un trait les épisodes d'Initial D (L'adaptation animé du manga de drift du même nom), où ce type de musique est très présente. Si j'ai bien suivit les cours de PNL, on parle donc ici d'un ancrage: l'écoute de cette musique me plonge dans le même état d'esprit que lors du premier visionnage des épisodes, me fait revivre les mêmes "émotions". Si je l'écoute en conduisant, je m'imagine en Drift King. En d'autres occasions ça me met "seulement" une putain de patate. Je ne fais pas attention aux caractéristiques intrinsèques de la chanson.
D'autres exemples:
"Under pressure" de Queen et David Bowie.
Otis Redding, pour les moments de solitudes.
"Schlechtes Vorbild" de Sido, pour l'avoir écouter en boucle en passant de bons moments avec des potes.
"Hold the line" de Toto et "A horse with no name" d'America, pour avoir joué à GTA (c'est con mais en écoutant
hold the line je me sens libre, en train de rouler à fond en motocross a travers les champs dans San Andreas).
...
Pour reprendre l'exemple de la Suze, le souvenir de cet été surgit à chaque fois que j'en bois un verre. De plus, à l'émotion du moment s'ajoute aussi une grande part de nostalgie (je n'ai pas encore déterminé si c'était bénéfique ou non, mais par moment j'aime être nostalgique).
Comme certains l'aurait peut être entre-aperçu, l'idée de répétition joue aussi un rôle dans les exemples ci-dessus, ce qui m'amène à parler d'habitudes.
Habitudes
Ou le décryptage de la complexité.
C'est en écoutant en boucle certaines chansons que j'ai appris à les aimer. C'est en buvant plusieurs fois que j'ai pu apprécier la boisson.
Paradoxalement, pour qu'une chose me surprenne, il faut que je la connaisse. Enfin, que je crois la connaitre. Les choses que je préfère sont celles qui m'étonneront toujours. Étonnant par le gout, le rythme, les accords, les solos de guitares, que l'on trouve toujours plus complexe, plus raffiné, mieux inscrit dans leur contexte alors qu'il s'agit toujours de la même chose. J'apprécie ces choses parce qu’elles me surprennent. Leur complexité les rend attirantes. Or, afin de saisir cette complexité il est nécessaire de l'avoir analysée plusieurs fois.
Lors de la première écoute, les chansons qui n'appartiennent pas aux styles auxquelles je suis habitué restent toujours pour moi un brouhaha sans émotion dont je ne retiens rien. C'est en se forçant à écouter qu'on entend.
Exemples des choses que j'apprécie pour y avoir été habitué:
La Guiness. La Suze.
Daft Punk et la musique electro/club en général, pour avoir un frère qui la passe à fond dans la chambre d'à coté
Les musiques des GTAs.
Otis Redding.
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On se rend compte à la vue des listes d'exemples que ces deux hypothèses ne s'excluent pas l'une-l'autre, j'aime beaucoup de choses parce qu'elles me transmettent des émotions "et" que j'y suis habitué.