Paradoxe?
Non.
Deux idées concomitantes, sans lien entre elles. Si il y avait un lien, il serait de condition. L'une condionne l'autre.
Hier soir, j'ai regardé
Les femmes du sixièmes étage avec Fabrice Lucchini, Sandrine Kimberlain et une floppée d'actrices espagnoles formidables.
C'est l'histoire d'un banquier qui a matériellement tout pour être heureux et qui ne se pose même pas la question de son ennui, son renoncement, son fatalisme en 1962.
Au sixième étage, résident dans de petites chambres, les bonnes des appartements bourgeois de l'immeuble (dont le sien).
Elles n'ont matériellement rien. Elles sont pourtant pleines de vie.
Les bonnes sont plus heureuses que cet homme qui, à leur contact, va se découvrir.
D'ailleurs, Maria, une bonne espagnole est 50 fois plus séduisante que Sandrine Kimberlain dans son rôle de bourgeoise ennuyeuse et "morte-vivante".
La séduction n'a rien à voir avec le train de vie.Elle a à voir avec ce qu'on est, ce qu'on donne et qu'on est capable de donner.
Maintenant, quand te tu poses la question de tes moyens financiers, plutôt que de se demander ce qu'on peut s'offrir dans un budget limité, je pense qu'il vaut mieux se demander ce qu'on aime et ce dont on a besoin financièrement pour le vivre.
Le personnage de Lucchini suit ce cheminement pour avoir ce qu'il aime mais je ne vous spoilie pas le film.
La démarche est complétement inverse de la nôtre qui sommes "des pauvres"

(par rapport à lui).
Ce qui ferait un paradoxe de ces deux idées concomitantes, ce serait de les lier : séduction = ce qu'on est = ses moyens financiers.
Vous remarquerez que dans cette "équation", il n'y a jamais
"ce qu'on aime".Si
ce qu'on aime, c'est de séduire pour avoir (je fais exprès d'écrire
avoir plutôt que
être avec ou
vivre avec) des femmes et que les moyens financiers sont une condition sine qua none de la séduction, alors il y a une erreur dans cette équation.
On ne fait pas ce qu'on aime. On fait pour s'aimer soi dans le regard des autres.
L'estime de soi et
ce qu'on est passe par une condition et l'estime de soi est conditionnelle = epic fail.
Ca marche un temps en se mentant à soi-même mais au bout de la ligne droite, au freinage avant le virage, c'est bac à gravier, direct, crash en flammes quand la supercherie est démasquée.
Relisez l'article de Juan "détectez les failles dans votre self-esteem".
