Bon ça c’était pour l’accroche, mais nous savons tous que Miles reste the One ; d’ailleurs c’est Miles qui embauche Herbie Hancock, Tony Williams, Ron Carter et Wayne Shorter pour constituer le Miles Davis Quintet (et sa fameuse quadrilogie Steamin’, Workin’, Cookin’ et Relaxin’ with the Miles Davis Quintet).
Funky Herbie (ou Herbie-qui-transpire pour les monoglottes) a mis les doigts dans la prise depuis quelques temps lorsqu’il enregistre Head Hunters en 1973. C’est donc armé de son synthétiseur qu’il pose sur la pochette, entouré de ses a-fro-colytes. Head Hunters est un monument instrumental funk, bardé de groove entêtant. A moins que vous ne soyez sourd, vous connaissez évidemment la ligne de basse emblématique de Chameleon, pompée et samplée sans retenue par le Rap et le R’nB. Construit au cordeau comme du jazz, hypnotique comme les années 70, ce CD est exceptionnel pour faire la poussière.
Magic Windows date de 1981 et impose par ses refrains soul. Ça funk, c’est sensuel et drôle. Osez passer Tonight’s the Night lorsqu’elle découvre votre appartement, et Satisfied With Love après l’avoir découverte elle.
Herbie Hancock en mode fusion, lorsque le funk et le jazz s’atomisent.
Demain : les pianistes de jazz s’écoutent jouer et sont des divas puantes ? Monty Alexander va rapido vous donner la leçon !

