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Franz



Inscrit le: 23 Mai 2008
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MessagePosté le: Mar Juin 24, 2008 3:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Suite de la PARTIE I: se repérer dans cinq siècles de composition

CHAPITRE 2, Styles et nationalités


Il est bien entendu délicat de faire des jugements qualitatifs en fonction des nationalités. Mais il faut bien comprendre qu’en art le brassage influence et excite grandement l’imagination des artistes, car une bonne idée est vite reprise par tout le monde, jusqu’au moment où elle est immortalisée par un génie, qui y appose sont copyright.
Ce brassage se base sur l’échange, sur le hasard des rencontres, sur la circulation des œuvres ; et quelles barrières plus limitatives que la géographie, la langue, et les confrontations entre pays? Le résultat en est une « culture nationale », personnifiée par une nation, et revendiquée par un peuple.
Dès la Renaissance, naît une musique « savante » en Italie puis en France, déjà apparaissent des divergences : alors que la musique française semble apprécier la méditation spirituelle (la musique est encore très liée à la religion), en Italie, on clame la grandeur divine par la ferveur et la brillance.

Mais ce qui nous intéresse ici c’est d’avoir des notions transversales, réussir à avoir quelques idées d’une musique en nous aidant tout d’abord du pays d’origine du compositeur, donc pardonnez-moi les simplifications qui vont suivre.

ITALIE


Rosier « Niccolo Paganini »

Au cinéma, l’italien est le séducteur de service. Car il faut dire, il est brillant, habile, a très bon gout, et il est charmeur. Ce qu’il aime? la vitesse, la brillance, la ferveur, en un mot, la virtuosité ! Son instrument ? le violon, parce que c’est rapide, efficace, c’est si brillant que l’on peut transpercer toutes les oreilles, y compris au fond de la salle, et surtout ça fait des flammes quand ça démarre. Leur noms ? Boccherini, Vivaldi, Scarlatti, Paganini, Verdi, jusqu’à Ennio Morricone (les célèbres musiques de film)…
http://fr.youtube.com/watch?v=71iUAFFQ8ik&feature=related Scarlatti
http://fr.youtube.com/watch?v=tw0Ua7TRi6c&feature=related dur Paganini ? regardez, même lui y arrive…
extrait de l'Eté des Quatre saisons de Vivaldi

Une voiture pour écouter les italiens :

Une salle :

La Fenice de Venise

ESPAGNE

Toujours au cinéma, l’espagnol n’est pas non plus un AFC. Ses gouts vont aussi vers la virtuosité, l’intensité ; mais il est peut-être moins subtil et sa musique est plus racée, au violon, il préfèrera la guitare. Sa musique n’est d’ailleurs devenue savante que très tardivement, au XIXe, pour la simple et bonne raison que la musique populaire d’origine –le flamenco- est l’une des plus complexe et difficile en Occident, et s’est longtemps suffise à elle même. Le flamenco c’est ceci : Une Solea par Paco de Lucia
Albéniz , Granados, De Falla et Rodrigo s’en sont beaucoup inspiré pour écrire leur musique, Asturias d’Isaac Albéniz
Danse rituelle du feu de Manuel De Falla
Mais contrairement à l’italien, le rêve du jeune espagnol de la virilité future se transformera plus tard en nostalgie de la grandeur passée :
explication d’un spécialiste
l’ultra méga top célèbre Recuerdos de la Alhambra que je ne supporte plus d’entendre.

FRANCE

« Sainte-Victoire de Renoir »
La France c’est la douceur incarnée, des harmonies (accords) incroyables, tout est dans la subtilité. Le discours est donc moins virtuose et brillant que chez les italiens ou les espagnols, et moins tragique et grandiloquent que chez les allemands et les russes que nous verrons ; leur âge d’or se situe précisément à l’époque où l’on appréciait cette philosophie de l’art, fin XIXe et début XXe, représenté par Debussy et Ravel. La science du son est extrêmement développée chez tous les Français, Berlioz et Rameau sont ainsi célèbres pour avoir écrit des traités d'harmonie qui ont fait date dans l'histoire, et Ravel est souvent considéré comme le plus grand orchestrateur fut été.
Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy ici dansé par Noureev.
Erik Satie, Gnossienne n°1 (Deezer)
Concerto pour piano de Ravel, légèrement jazzy non?

En opposition: l'une des musique française les plus martiale, extrait de l'Arlésienne de Bizet (Deezer), costaud hein?

Pour gouter à la subtilité française :

La salle Pleyel, tout en sobriété.


ALLEMAGNE

Les allemands aiment tous les instruments, et particulièrement l’orchestre, ce grand mix. Ont peut toutefois remarquer l’importance qu’ils occupent dans le répertoire de l’orgue.

L’orgue est le plus puissant des instruments et le plus gros, c’est aussi le seul instrument classique pour lequel la majorité du répertoire fut écrit par un seul compositeur : Bach (un allemand !). Et d’ailleurs, une bonne partie des autres compositeurs qui se sont penché sur cet instrument sont des allemands.
La fameuse Toccata en ré de Bach (Youtube) (Deezer) (pour les musicos : vous aviez remarqué le bout de musique espagnole à la deuxième minute ? (degrés Im/VII/VI/V)

Les allemands font de la musique « carrée » :
Bach est la perfection mathématique. L a complexité de sa musique est quelque chose d’à peine croyable, en particulier dans les fugues de la fin de sa vie. On a jusqu’à 6 ou 7 « mélodies » entremêlées les unes dans les autres, qu’il faut pour l’auditeur comprendre de façon indépendante pour en percevoir les « clins d’œil ».


Beethoven : la guerre, l’héroïsme, et la révolution. Il composa plusieurs œuvres symphoniques sur ces thèmes grâce à des héros semi-légendaires comme Egmont, Coriolan, Fidelio, et écrit sa troisième symphonie « héroïque » en hommage à Napoléon (ce qu’il regrettera et démentira ensuite).
Coriolan (deezer)

Mahler et Wagner: la Grössën Müsïkën comme disait un de mes profs.
Ces deux compositeurs ont passé leur vie à ne composer que leur genre préféré: pratiquement rien d’autre pour Mahler, et rien d’autre DU TOUT pour Wagner ! Leurs genres respectifs :
La symphonie pour Mahler (les plus longues, avec les plus gros orchestres jamais constitués) et,
l’opéra pour Wagner (les plus longs, les plus complexes, avec les plus gros moyens jamais exigés)
Symphonie n°2 « résurrection » de Mahler

Tout ceci ne veut pas dire que les allemands soient des bourrins, simplement, pour eux même la plus grande douceur est tragique au possible :
(attendre la première minute) sublime adagietto de la symphonie n°5 de Mahler

Pour écouter la grandeur de la musique allemande, une salle à sa mesure :


Le Berlin Philharmonic hall, très... géométrique

RUSSIE
Jusqu’en 1991, Moscou est au centre d’un mouvement d’expansion hors du commun, son hégémonie s’agrandi en moyenne de 140 km² par jour depuis trois siècles !! La Russie est un pays continent, et on se lève à une de ses extrémités lorsque l’on se couche à l’autre. D’où la création d’un mythe autour de cette terre, quelque chose d’à peine descriptible, nourri par le fatalisme orthodoxe, la constance de l’autoritarisme, l'immensité des paysages enneigés ; ce mythe, vous l'entendrez souvent nommé "la Russie éternelle". Dans la musique russe, tous les sentiments sont mêlés, mais sont toujours, tantôt teinté de tragédie ou de nostalgie, tantôt de l'intense plaisir de contempler la terre russe.

La Symphonie n°6 de Tchaïkovski (Deezer) résume très bien cette variété de sentiments si l'on écoute le premier mouvement en entier.


Du film docteur Jivago

Pierre le Grand, à Saint Petersbourg

La grande porte de Kiev de Moussorsky (Deezer) au piano à l'origine, orchestré par Ravel.


A suivre: PARTIE I, chapitre 3: les styles et les époques

PS: merci Orphée
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Teaser



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MessagePosté le: Mar Juin 24, 2008 3:49 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Ce type est génial^^
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Sky



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MessagePosté le: Mar Juil 22, 2008 8:42 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Très joliement mené!
J'adore la musique classique et ces articles sont remarquables.
J'attend tout de même la présentation de la Pologne pour Chopin qui, en tant que pianiste, est LE génie par excellence. De même que j'espère que par la suite tu parlera du romantisme, pour (Copin) mais aussi Liszt qui en tant que compositeur démoniaque!

Quelques pièces :

Chopin

Nocturne de Chopin Op 48-1 A écouter, sensationnel. Si ce Nocturne (et il doit) vous procure du "plaisir" ou appelez cela comme vous le sentez, n'hésitez pas à écoute le second de cet opus 48.
Waltz Op. Posthume de Chopin Un chez d'oeuvre, dans ce genre où Chopin a excellé.
Ballade No.4, Op.52 Pour ma part, ce morceau prouve la supérorité de Chopin au piano. Il réussi dans ce morceau à mêler virtuosité passion et tragique d'une manière sans pareil.
Tous ces morceaux sont interprétés par Arthur Rubinstein, incontestablement Le meilleur interprète de Chopin de tous les temps.

Liszt

Démonstration de force tout simplement :

Hungarian Rhapsody No.2 Interprétée par Vladimir Horowitz, l'un (Le?) des meilleurs pianiste du XXeme siècle, la pièce nous est sublimée.

Brahms

Et oui je ne m'interresse pas seulement au romantisme pianistique.

Rhapsodie No.1 L'interprète Hélène Grimaud, certes trop médiatisée, un peu dingue, nous propose une formidable version de cette rhapsodie mélant énergie et virtuosité.

Beethoven

LE compositeur génialissime. Ces compositions sont quasiment parfaite,n'aillant rien de trop et rien de pas assez. (Finalement est-ce un peu trop parfait?) Mais je ne me peux me permettre de critiquer un tel maître :

Sonate pathétique 1er mvt Magique mais interprétée par un illustre inconnu (pour ma part..) donc je ne dirai pas grand chose, si ce n'est que cette version est remarquable.

Rachmaninoff

Compositeur russe sur lequel je ne me suis pas encore renseigné mais dont les couleurs romantiques sont sublimes. A vous de juger

Prélude Op.3 No2


Je ferme ma petite parenthèse. J'espère avoir réussi à vous faire partager de jolis morceaux que j'ai eu du mal a choisir tant ils sont tous excpetionnels.

*fin*
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Franz



Inscrit le: 23 Mai 2008
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Localisation: LYON

MessagePosté le: Mar Aoû 12, 2008 10:01 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Teaser, mais je n’ai fait qu’aller à l’école pour apprendre tout ça.



Suite de la PARTIE I

chapitre 3 : les styles et les époques, là où apprend que les troubadours ne composaient pas du Prokofiev…

Comme dans tous les arts, la concordance entre l’époque et le style de l’écriture est extrême, je vais donc vous faire survoler quelques siècles.
Pour bien commencer, rien de tel qu’un bon anachronisme : danse des chevaliers dans Roméo et Juliette de Prokofiev dansée par Noureev

Résumé des grandes périodes de la musique savante occidentale:
Antique
Médiévale
Renaissance
Baroque 16XX-1750
Classique 1750-1820
Romantique XIXe
Contemporaine XXe
Vous remarquerez que la musique classique proprement dite n’est qu’une petite partie de l’histoire (50 à 70 ans à peine) de la musique savante de son vrai nom.

Pour la description, je ne vais commencer qu’après la Renaissance (d’abord, il n’y a pas eu de renaissance de la musique à proprement parler, et puis, elle n’intéresse que les spécialistes), par la musique
Baroque.

Il est difficile de décrire la musique Baroque à des non-musiciens, disons que de Monteverdi (grâce à Orféo) jusqu’à Bach (dont la mort symbolise la fin d’une époque), la théorie musicale s’est beaucoup développée, les innovations majeures était foules, et on peut dire que pratiquement-tout-ce-qui-n’avait-pas-encore-été-inventé le fut à l’époque baroque. Ce qui veut dire aussi que l’on sort à peine de l’obscurantisme musical, et que cela paraissent encore très « archaïque » (quand je dis obscurantisme, ce n’est pas une façon de parler : très peu des harmonies actuelles étaient utilisées au moyen-âge, parce qu’elles n’avaient pas été inventées, mais surtout parce que certaines étaient interdites par l’église !!)

Un Haendel encore jeune et plein de fougue : Dixit Dominus
Les Indes galantes de Rameau, version dansée, avec un peu de danse des canards.
Marc-Antoine Charpentier, Te deum

Classique :
(Mozart, Haydn, Beethoven, Gluck…)
En réaction aux libertés prisent dans la période baroque et son courant rococo, définitivement trop excentrique :

la musique classique, pleines de rigueur formelle, veut renouer avec un ordre rationnel et idéal.

La construction architecturale classique chez Mozart expliquée au cinéphile : « naissance » du Confutatis de son Requiem.
Mais attention, rigueur et classicisme ne veulent pas dire froideur et académisme. Il s’agit simplement de l’idéologie de l’époque qui impose que, comme dans l’art antique, l’artiste se plie aux lois suprêmes de la nature (édictées par les mathématiques notamment) pour en faire ressortir les paroles et les vérités les plus implacables.
Dies irae (jour de colère) du même Requiem.


Le romantisme : mes sentiments d'abord.
marche funèbre de Chopin.

Le romantisme, par opposition au classicisme, rejette l'ordre, l'équilibre et l'idéalisation rationnelle du monde.

La Liberté guidant le peuple par Eugène Delacroix (1830).

En conséquence, les règles structurelles qui construisaient l'architecture de la musique sont transcendées, non pas abolies, mais dépassées pour n'obéir qu'à une seule règle, l'expression des sentiments.

Le terrifiant lied (poème chanté) roi des aulnes de Schubert, sur le poème de Goethe du même nom. Vous pouvez le lire avec le texte en français, grâce au découpage du poème on arrive à se repérer. Il faut juste savoir qu'il y a trois personnages, le père qui chevauche la foret à toute vitesse, le fils malade porté par son père, et le roi des aulnes qui cherche sa mort, tous interprétés par le même chanteur qui modifie sa voix à chaque personnage, en plus du cheval qui galope interprété par le piano.

L'image du héros est très appréciée des romantiques, car si l’on admire le courage et la force de celui-ci, c’est parce que l’on se préoccupe avant tout de la toute puissance de l’individualisme sentimental et forcené, ce qui valu au romantisme le reproche d’être le plus nombriliste des courants artistiques.
Mazeppa est, sur ce modèle, un cas d'école :

Par Emile Jean Horace Vernet

Poème de Victor Hugo
...
Ainsi, lorsqu'un mortel, sur qui son dieu s'étale
S'est vu lier vivant sur ta croupe fatale,
Génie, ardent coursier,
En vain il lutte, hélas ! tu bondis, tu l'emportes
Hors du monde réel, dont tu brises les portes
Avec tes pieds d'acier !

...
poème symphonique de Liszt

Le cas Beethoven (1770-1827) :
2e mouvement de la 7e symphonie.
A cheval sur deux époques, Beethoven divise les musicologues, est-il un classique ? un romantique ? Car il a cet emportement, cet extrémisme de la musique, dans la tempête ou la mélancolie, qui font de lui un des premiers romantiques. Mais le romantisme, si ce sont les sentiments, ce sont les sentiments personnels, ceux de l’artiste incompris et isolé, qui dans ces folies créatrices insulte de son génie le commun des mortels. Oui Beethoven était terriblement seul (et toujours plus sourd!). Mais il n’était pas nombriliste, il était bien un esprit des lumières, qui croyait en un ordre naturel auquel aspirent les hommes ; il était humaniste, comme en témoigne sa neuvième et dernière symphonie, celle-là même qui magnifiait le bonheur de vivre en paix ; et s'il était révolutionnaire, ce n'était que pour en garder le rêve...

Les premiers contemporains :

En réaction contre le formalisme et l'art académique qui ont gagné le romantisme et l’on contraint à la débauche d’un figuralisme poussé à l’extrême, avec ses personnages torturés et héroïques dans tous les coins, l'impressionnisme se veut un art naturel et spontané.
Bar aux Folies-Bergère par Manet (1882).

La femme à l’ombrelle de Monet.
L’impressionnisme est le nom donné pour la peinture. En musique, on parlera des premiers contemporains, avec Prokofiev, Stravinsky, Richard Strauss, Debussy, Ravel, Satie (les trois derniers sont français, comme en peinture, on est à la mode à cette époque).
Clair de lune de Debussy, ça ne fait pas du bien tout ce calme, ce bonheur simple de contempler la lueur de la lune, après toutes ces tempêtes ?
Je me demande si ce n’est pas ça qu’on entend à la fin de Ocean’s 11, quand tout est enfin fini…
Mais naturel ne veut pas dire niais, cela veut dire sincère, avec parfois une certaine franchise :
fin du Sacre du Printemps
Et vous avez en prime la séduction selon Béjart ! de l’opener au fuck close…



Gymnopsédie n°1 de Satie, chuuut, et écoutez…
Et voilà, la première partie est terminée. Elle consistait à faire un tour d'horizon de la musique classique à travers les problématiques principales. Maintenant je propose que l'on mette des articles en pagaille sur des sujets bien précis, allant d'un compositeur, à une œuvre qui doit être analysée par un article pour être appréciée, ou tout simplement un destin qui vous semble intéressant...
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sKuLL



Inscrit le: 03 Jan 2008
Messages: 61

MessagePosté le: Mar Aoû 26, 2008 4:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci beaucoup, +1 avec Teaser, moi qui suis passionné de tous styles de musique j'en ai pour mon argent là ! Cool
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