wu-wei a écrit:Et a priori, si vous ne pouvez pas être en mesure de comprendre l'insécurité de quelqu'un, vous ne pourrez pas vivre avec longtemps.
Le problème avec les insécurités, c’est qu’en creusant toujours plus loin, on finit par excuser les pires comportements à notre égard.
On se rapproche presque d’une forme de rationalisation.
Tu comprends… Elle a ses insécurités.(Je ne vulgarise nullement ton propos)
Et je sais que mes relations (amicales, sentimentales) ont toujours implicitement une épée de Damoclès au-dessus du fil, qui montre que d’un côté comme de l’autre, tout n’est pas permis, rien n’est acquis.
Ce n’est pas inconditionnel. On ne peut pas tout se permettre.
wu-wei a écrit:Voilà quelques jours j'écrivais qu'une majorité des membres de ce forum ne se soucient de ce dont l'autre a besoin.
Si vous ne savez pas lire ce dont l'autre a besoin, vous ne pouvez pas le lui apporter, i.e. pas vivre en relation.
Je l’avais lu. Tu faisais référence à la relation commercial/client.
De mes trois années de commerce en entreprise, il y a une règle toute simple qui s’applique à chaque relation client. La règle des 3G. Gagnant, gagnant, gagnant.
Gagnant pour le client, gagnant pour le commercial, gagnant pour l’entreprise.
Faire preuve d’empathie, écouter et comprendre les besoins du client, ses attentes, ses intérêts c’est la base d’un bon commercial qui saura les combler.
Parce qu’un client heureux sera un client fidèle. C’est dans l’intérêt du commercial que de satisfaire le client, qu’il soit gagnant dans l’affaire. De ce fait, il reviendra. C’est le tremplin sur une relation commerciale de qualité.
Mais jamais contre ses propres marges !Et on doit y gagner aussi. En tout cas, ne pas perdre en dessous de ce qui est tolérable.
Bref, en relationnel, ce qu’on veut, mais aussi ce qu’on ne veut plus.
L’empathie, c’est aussi savoir rester à sa place.
wu-wei a écrit:Si vous vivez dans la peur, la colère, la méfiance, ej en vois pas comment vous pouvez vivre avec l'objet de ce qui vous terrorise. (et je ne m'adresse pas à Coug, là)
Le problème, c’est que je sens que ton discours est particulièrement adapté à une très longue relation avec une fille
wu-wei a écrit:Une relation longue, a fortiori un foyer, c'est un lieu de sécurité.
Une relation longue, à fortiori un foyer, où de nombreuses questions ne se posent plus (d’autres questions prennent le relai).
Et il y en a une que je trouve fondamentale que tu ne prends pas en compte dans ton discours.
noonan a écrit:Une fois le bon grain trié de l’ivraie (dédicace aux nanas qui traînent dans le coin), en amont, ces valeurs demandent à être nuancées et manipulées avec plus de précaution pour ne pas torpiller une belle histoire à la moindre anicroche.
Une fois le bon grain trié de l’ivraie.
Je suis désolé, mais je ne fais pas rentrer n’importe qui dans ma vie.
Raison pour laquelle cette période pré relation, « période d’essai », nécessite à minima de garder la tête sur les épaules.
Au-delà du fait qu’elle est magnifique, qu’elle nous plait, nous excite, et qu’on projette, ça n’en empêche pas moins de garder les pieds sur terre,
garder les lunettes de soleil pour savoir si elle fera oui ou non un bon « allié ».
Je suis un éternel optimiste, je cherche naturellement le bon grain.
Mais certains indicateurs me refroidissent plus vite qu’il en faut à une huitre pour se refermer.
Insécurités, zone d’ombres, tout peut tout expliquer, on les travail, plus ou moins, souvent dans le désordre, voir le mauvais sens. Mais à la limite, je m’en fous. Les faits sont là, certains indicateurs nous rebutent (on en a tous des différents).
Et justement, comme disait Elan, il n’y a pas de relation parfaite. Mais il y a aussi et c’est évident des relations qui se complètent bien mieux que d’autres par rapport à cela.
Alors, il y a plus grave quand on prend de la hauteur sur cette verbalisation, mais je vais expliquer pourquoi mon positionnement était (on va dire) perplexe et abrupte sur le cas de coug.
D’aussi loin que je le sache, une fille qui agit de telle manière à un moment est fortement susceptible de le refaire.
On le sait, ça commence même au premier rendez-vous, on apprend même ici à discerner les signes de chercheuses d’or, de low self estime extraverties, de filles qui cherchent un homme pansement, etc.
Bref, il y a des signes légitimes qui peuvent tout autant apparaître au bout de 3, 4 mois.
Quant au bout de ne serait-ce que d’un an il y a quelque chose de fondamental qui nous dérange, en y regardant de plus près, ce quelque chose montrait déjà des signes en début de relation.
- Qu'elle s'est sentie obligée de verbaliser son mensonge en me mettant dans une situation de merde.
Ce qu’elle fait, implicitement, elle est susceptible de le refaire.
Alors je ne parle pas de la verbalisation en tant que telle mais du fait qu’elle est capable, de manière plus ou moins condescendante, plus ou moins maladroite de nous remettre dans une situation de merde.
Alors vous me direz, une fois ce n’est pas la mort. Lâches toi un peu dictateur.
Ok ok. Mais pour moi, la récurrence est mortelle.
Maintenant soit tu t'écoutes, soit tu subis cette histoire. Et si l'option 2 prend l'avantage, je suis persuadé que tu vas en reparler, ressasser...revenir sur le sujet.
Ça peut ne pas en déranger non plus. Mortel aussi. Je tiens à mon équilibre.
Tu es capable de ça en fait. Tu m’aurais mentis sur la marchandise ?Peut-être que je finirai vieux célibataire rabougri…
En tout cas aujourd’hui, j’adapte mes attentes à ce que je sais me correspondre.
Et si la fille se met à lancer des indicateurs d’une de ces catégories (de manière récurrente):
Instable, contrôle freak ou qui passe sa vie à prendre mais ne donne rien en retour.
Au revoir. J’ai déjà donné.
Et dans ce cas présent (derrière mon écran) mon gut feeling a parlé.
De ce que je vois, cette fille prends prends prends, d’une, et fout dans une situation délicate, de deux, sans rien donner en retour ? Hum. Warning, warning (Au-delà du fait que la place de coug dans son secret agenda est imprécise).
wu-wei a écrit:Donc, que vous le vouliez ou non, dans toutes relation longue, il y a un passage où on ouvre le pont-levis et lève la herse, on signe un traité (implicite ou explicite) et on devient alliés "contre le monde entier".
Ça nécessite de savoir s'abandonner et de remettre une partie de sa vie entre les mains d'une autre personne.
Mais absolument.
Je suis partisan du lâcher prise lorsque la fille m’en inspire l’envie.
Adaptation, concessions… C’est légitime.
Le problème qui rentre en compte-là, c’est que je n’ai pas le même secret agenda que coug.
Je ne cherche pas de relation longue. Quand je tombe en relation, c’est presque un dommage collatéral.
Du haut de mes 25 ans, les relations de type cercle vicieux victime, bourreau me rebutent. C’est joli dans les films, à vivre, c’est très chiant. Peu importe le cas de figure.
Il faut que la fille me donne envie de
la protéger et de
lui permettre de lâcher prise sur tout son potentiel. Et ça, c’est la fille qui m’en donne l’envie, envie de la comprendre, de la combler.
Quand j’en sens les prémices du cercle vicieux, warning. Je ne dis pas abandon, mais recadrage à minima. Sur le moyen terme, au revoir. Pourquoi? Parce qu'elle ne me m'inspirera pas l'envie de rentrer dans cette dynamique positive avec elle. Et moi non plus je ne veux pas de certaines de ses insécurités (dont certaines nécessiteraient plusieurs vies de psychothérapie).
Mais là, secret agenda de coug = relation longue et je dirai par chance, la fille lui plait (en général dans les aides perso, on voit plutôt des mecs qui jettent leur dévolu sur une fille et se demande comment finir en relation longue).
Conséquence : On a fortement le cas de figure de l’homme légo qui s’adapte aux attentes de la fille, qui elle, fait très peu d’effort en retour. Hum. Warning. (Au-delà du fait que c’est une situation qui tend personnellement à m’énerver).
Sobre'n Soft a écrit:Aussi, depuis le début de cette nouvelle histoire, tu espérais une relation longue. Mais comme elle ne le souhaitait pas, elle, tu t'es gentiment aligné.
Il ne s'agit pas d'être intransigeant : simplement d'identifier ce que l'on veut dans la vie, et d'essayer de s'en approcher le plus possible. Lorsque tu t'es aligné, tu t'es éloigné.
Mais après pourquoi pas. Les aspirations de chacun peuvent recadrer beaucoup de choses sur le reste. Il n’y a pas de règle en soi, si ce n’est que ce n’est jamais bon de faire de « the one » un objectif.
J’espère que Laureline aura raison sur ce point.
Laureline a écrit:Je me place aussi du côté des interprétations qui voient un besoin d'être rassurée de sa part, même si la manière de le faire a été maladroite et blessante.
Ce serait, à mon sens, le scénario idéal dans cette affaire.
Augustin a écrit:Mais vous oubliez que vous avez changé. Que vous êtes plus aguerris dans les choses de l'amour.
Au même titre qu’on apprend à avoir un système de croyance (non limité) dont le prisme et les actions sont tournées vers les rencontres, à fortiori qui nous changent, il faut savoir aussi tourner ce prisme de la bonne manière sur les relations. L’adapter au changement et aux zones restées ombres.
Vos discours Wu-Wei et Augustin m’ont bousculé (ce qui est terriblement positif, et je ne suis pas le seul à en voir noonan) vers cet d’état d’esprit, presque aventureux, dans la manière d’aborder une relation longue. Et effectivement ce n’est pas toujours un parcours de santé et il y a des bourrasques auxquelles il faut faire face, tout en en prenant la responsabilité.
En ce sens, merci.
J’espère que vous comprendrez que je n’interviens pas pour contredire, ni pour faire une aide perso BelAmant, mais pour réviser cette question concernant l’endroit où positionner le curseur entre intolérance et lâchez-prise.
"Being attractive to women is not something that you do. It is something that you are. It can only be accomplished by knowing what it really means to “be yourself” and to bring your best self to the table with everyone you meet." TD