On a vu qu’il fallait de l’intérêt (de l’autre) pour challenger et connecter implicitement.
Mais je n’ai toujours pas exposé ce qui caractérise le challenge parce que pour manier la connexion implicite, il faut parfaitement se connaître.
D’abord pour des raisons éthiques évidentes.
Ensuite parce que challenger implique de ne pas chercher de validation.
Il faut une vraie dose de détachement. Pas le détachement feint de l’apprenti, non, le vrai détachement.
Style is to know what you are, what you’ve got to say and don’t give a fuck. John Goel
Challenger sans confort, sans connexion implicite, sans empathie, sans respect, sans avoir rien à dire c'est juste être un jerk en recherche de validation.
1 - On ne peut challenger QUE et seulement si elle s'intéresse, ce qui suppose de savoir lire l’intérêt, les signes d’intérêt basiques et avancés.
2 - Challenger n’est pas faire semblant de ne pas être intéressé. Challenger, c’est faire passer autre chose que la personne en priorité (attitude, langage corporel, sujets de conversations). La validation de l’autre devient implicite quand elle passe en priorité.
3 - Toute la finesse du challenge, c’est de ne pas valider mais de ne pas invalider non plus, ne JAMAIS disqualifier, negger, valider explicitement, etc.
4 – Toute la force du challenge repose sur un niveau d’intérêt élevé de la part de l’autre et le flou, l’ambiguïté, l’interrogation pour cette personne de savoir si vous la validez…ou pas.
5 – A partir du moment où vous validez, vous neggez, vous disqualifiez => fin du challenge
6 – Amendement du 5 –* il faut aussi calibrer confort, empathie, et montrer un peu d’intérêt implicitement (mais pas trop !).
* si c'était binaire, ce ne serait pas "avancé".
