Nos articles séduction - advanced

Plus avant dans la séduction et les dynamiques sociales

Dans cette partie retrouvez les conseils séduction plus poussés, fins ou subtils, qui nécessitent une compréhension profonde des niveaux débutants et fondamentaux avant d'être pleinement appréciés

Ce ne sont pas forcément les plus difficiles à comprendre (comprendre une technique de séduction n'a rien de compliqué), mais ceux qui nécessitent le plus d’audace, de couilles ou d’imagination.

Ils démontrent encore plus que les autres qu’apprendre à séduire, devenir séduisant, ce n'est pas collectionner des "techniques de drague" trouvées sur internet et les stocker fièrement sur son disque dur mais réellement changer de vie, de cercle social, de façon d'interagir avec le monde (et pas seulement avec les femmes).



Phone coaching : parfois, il faut sortir les grands moyens

Mardi 25 novembre 2014

seduire-femme-mure-phonecoaching

Les « sites de séduction » sont unanimes, c’est le bad-boy-concensus : séduisant = macho = égoïste = dominant = méchant.

Nous, aujourd’hui, on vous dit tout le contraire. Découvrez comment (et surtout pourquoi) en écoutant ce phone coaching.

Où il sera question de femme-mère, de femme-enfant, de femme-femme, de cadeaux, d’intérêt désintéressé et de bien d’autres choses.

Attention, niveau advanced aujourd’hui !

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La compétition masculine est une guerre des classes, par Rose

Jeudi 2 octobre 2014

Sarkozy & Kate

Stéphane rappelle à foison l’absence de solidarité entre mâles. Au quotidien, cela donne un désir effréné et des coups bas. Mais si nous prenons une certaine hauteur de vue, si nous nous plaçons à une strate macro, cette violente compétition prend des allures de guerre des classes.

La palme revenant au plus âgé, au plus gros patrimoine, au plus installé: à celui disposant des ressources auxquelles mère nature et cher utérus aspirent. (suite…)


Le syndrome de la fée Clochette ou la recrudescence des femmes enfants, par Maurice

Mardi 2 septembre 2014

Cet article traite de la confusion que peut entraîner des catégories nouvelles artificielles offrant un caractère flatteur à des comportements qui mériteraient au contraire d’être changés chez ce que l’on appelle ici la femme-enfant (voir séminaire de Stéphane typologie de femmes).

Mêlant allègrement phénomène de société, et relevant de ce fait plus d’une approche sociologique telle que faite ici et/ou comportementale d’une part, et trouble de la personnalité relevant de la psychiatrie d’autre part, le Syndrome de la Fée Clochette n’apporte apparemment qu’un miroir trop flatteur, trop poétisé et pour beaucoup sans doute trop sérieux, trop psychologisant, dans lequel encore une fois, ne peut que se complaire ce narcissisme trop souvent exacerbé qui règne chez nos amies et compagnes plus ou moins jeunes . Histoire d’un concept inutile qui se répand dans le monde féminin et auquel vous risquez d’être confronté un jour ou l’autre.
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Phone coaching : le dîner était trop parfait (et elle, trop jeune)

Mercredi 13 août 2014

Le dîner était trop parfait

J’adore de plus en plus les phone-coachings. Plus le contenu des séminaires s’épaissit (plus de 30 modules disponibles désormais), plus les situations exposées au téléphone par les clients sont l’illustration parfaite (cf encore aujourd’hui) du fruit de mes recherches. (suite…)


5 profils psychologiques masculins dans lesquels vous vous reconnaîtrez forcément

Jeudi 31 juillet 2014

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D’un point de vue masculin, les femmes sont paradoxales. L’homme taquin et légèrement désabusé dirait que c’est le seul constat simple qu’on peut déduire de leurs comportements. La femme éprise d’égalitarisme abstrait (« tous égaux, tous égaux, ah ça ira, ça ira, ça ira ») répliquerait qu’une telle remarque venant d’un être généralement binaire, le mâle, c’est déjà de facto plutôt exquis…

Très bien, mais dans la séduction, c’est l’homme qui fait le boulot (c’est lui qui courtise, divertit, investit, et globalement prend le risque du rejet. La femme dispose). Et, comme dans tout métier, on trouve des travailleurs honnêtes et malhonnêtes, compétents et incompétents, caractériels et effacés, originaux et conventionnels : bref, toutes sortes de façon d’être et de faire. Ainsi, il est intéressant de voir comment l’homme, dans le travail de la séduction, appréhende la subtile psychologie féminine et ses paradoxes habituellement incompris. Voici ci-dessous 5 profils psychologiques d’homme que le féminin rencontre relativement couramment.

Attention préambule : pourquoi ces 5-là, et pourquoi seulement 5 ?

Pourquoi ces 5 là ?

Parce qu’ils représentent à mon sens à quel point l’homme (au sens d’être humain) a du mal, au début de sa vie principalement, à équilibrer ces trois dimensions qui le composent à savoir, la raison, le cœur et le corps. Du coup, il est facile d’adopter pour lui un comportement caricatural au niveau de son fonctionnement et donc désadaptée au contexte de la relation homme femme. La dualité nous confronte inévitablement à notre dynamique interne et à ses dysfonctionnements. Dynamique d’autant plus inconsciente qu’on est jeune, inexpérimenté, et parfois susceptible et/ou arrogant.

Pourquoi seulement 5 ?

Évidemment, les contours psychologiques décrits ci-dessous sont des généralités. À prendre comme tels donc. Ils ne sont ni exhaustifs, ni définitifs, ni étanches. Bien au contraire ils s’entrecroisent, changent et sont remodelés par l’expérience et l’intelligence de chacun. Un homme est certes trop complexe pour rentrer dans des cases, mais souvent les habitudes ont la tête dure même quand elles sont nocives et même qu’on a pris conscience de leurs nocivités, malheureusement.

À lire avec nuance, humour et à compléter avec les deux articles de Stéphane établissant 14 profils d’hommes répartis en deux catégories, les sous doués et les surdoués de la séduction.

Profil #1 : Le poète en roue libre

Profil 1 : le poète (en roue libre)

La littérature, les chansons, les représentations artistiques en sont gorgées. Il sublime les paradoxes de la logique féminine pour faire de la femme un être insaisissable, beau et constamment subtil. C’est un homme à l’âme poète qui oublie que les rapports humains, qui plus est hommes-femmes, sont d’abord des rapports de forces.

Son imagination prolonge la beauté physique de la femme qu’il convoite en beauté mystico-morale par une projection inconsciente de l’idéal féminin que tout homme porte en lui. D’où l’étalement des émotions. Il a une vision romancée de l’amour et des sentiments. Ainsi, lorsque cette femme qu’il convoite commettra des bévues vis-à-vis de l’idéal qu’elle est censée représenter, il justifiera toutes ces réalités négatives par de soi-disant tourments intérieurs féminins, de la fragilité émotionnelle, en bref une psychologisation à outrance dont le but est d’écarter tout ce qui ressemble chez elle à de l’amoralité. Il a ceci de touchant que les autres femmes n’existent pas par rapport à la femme qu’il désire. Pour lui, l’amour rend vraiment aveugle, si tant est que l’on puisse appeler ça de l’amour. Disons de l’amour mélangé à une bonne dose de dissonance cognitive.

La femme devient l’objet d’une quête qui s’alimente de toute l’énergie de celui qui l’entreprend. Émotionnellement, ce sont les montagnes russes sans sécurité d’aucune sorte (terrible en période d’examens) ! Dans les faits, c’est la voie royale qui amène à l’obsession amoureuse et à la perte, pour l’homme qui en est l’objet, à tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la personnalité. Souffrance, soumission et insatisfaction chronique en sont les maux. Ce n’est ni bénéfique, ni fonctionnel, ni masculin, ni conforme au réel.

  • Une phrase qui le caractérise : Son cœur est une sorte de cocktail agrémenté de naïveté et d’émotions sur fond d’idéal.
  • Trouble : Victime de sa projection inconsciente de l’idéal féminin. Il est plus amoureux de son idéal féminin que de la femme réelle sur laquelle il projette cet idéal.
  • Symptômes courants : Obsession amoureuse, aliénations, romantisme aigu, anxiété créatrice de véritables douches émotionnelles.
  • Facteurs à risque : Cette « poésie en roue libre » peut-être déclenchée par le premier amour, la première belle femme que l’on sent (à tort ou à raison) accessible, et plus globalement par la période adolescente/jeune adulte, quand les sentiments encore neufs ne sont pas empreints d’un certain cynisme que peut octroyer le vécu.
  • Remède : Quand on a déjà vécu ce syndrome de la poésie en roue libre, c’est comme le principe du vaccin, on est en règle générale immunisé contre une récidive. Le bon vieux principe de réalité auquel le vécu finit par nous confronter fatalement est toujours très efficace contre l’idéalisme béat. Peut cependant faire traverser une petite période d’aigreur que la maturité finira par dépasser.

Profil #2 : le misogyne authentique

(pas celui qui fait le malin devant les amis et s’étale dans l’intimité)

Profil 2 : mysogyne

Ici, les paradoxes du féminin ne sont pas vus comme un délicieux mystère qui nous échappe, mais comme un dysfonctionnement général inhérent à la nature féminine. La femme serait tordue par essence. Le misogyne aime voir la femme en tant que mère, en tant qu’épouse, en tant que fille, mais pas… en tant que femme. Cette vision conduit à la conclusion que la valeur ontologique de la femme est moindre que celle de l’homme. Ce dernier disposerait donc logiquement de droits sans réciprocités sur la femme. Une telle conception infantilise l’homme, autrement dit le déresponsabilise, et l’empêche de voir ses propres défauts, inhérent à la nature masculine pourrait nous rétorquer les femmes.

En outre, cette tendance à ne pas reconnaitre l’autonomie du féminin fait que le misogyne fou littéralement en l’air la tension sexuelle qu’il pourrait avoir avec sa femme puisque le désir à avoir avec ce qui nous est pas totalement acquis, et même à ce que les autres pourraient nous prendre (cf. désir mimétique). La forte décroissance de la tension sexuelle dans la vie intime qui en résulte concourt au fait que le misogyne va avoir tendance « sursexualiser » la femme des autres. Femmes qui, par définition, ne lui appartiennent pas, donc qu’il désire encore plus puisqu’elles sont autonomes par rapport à lui, donc très féminines (son refoulé d’amour du féminin en tant que féminin autonome explose). Dans cette configuration, sa grille de lecture femme en tant que mère/épouse/fille ne s’applique plus.

La femme (des autres) devient inconsciemment le réceptacle de son énergie sexuelle partiellement contrariée. Souvent, il a une envie non avouée de « femme putain » puisqu’il a transformé sa conjointe en « femme maman ». Ainsi, il n’est pas rare de retrouver le misogyne devant un porno, chez les prostitués, ou avec la femme d’un autre. Cette contradiction (on ne touche pas à « ses » femmes, mais on peut toucher celles des autres) ne lui pose pas de problème moral, puisqu’ici il n’est pas question de logique, mais de statut, c’est un homme. Les gens peuvent être très étonnés de la patience dont fait preuve la femme du misogyne, mais ce dernier finit par créer autour de lui une rancœur profonde, quand il ne s’agit pas d’ulcère, même si elle prend des années à s’extérioriser.

Cette misogynie, enfin, peut s’avérer culturelle, personnelle ou acquise suite à des expériences douloureuses.

  • Une citation qui pourrait le caractériser : « C’est souvent avec une femme idiote qu’on vit en bonne intelligence » (Albert Willemetz).
  • Trouble : Victime du syndrome de l’homme enfant. Il réclame inconsciemment de sa femme l’inconditionnalité de l’amour maternelle.
  • Symptômes courants : Déresponsabilisation, rigidité, ne suscite pas le développement des potentialités parfois extraordinaires de sa femme, déséquilibre dans la relation, énergivore, contrariant et, dans les cas plus coriaces, provocateur d’effets psychosomatiques néfastes sur son conjoint.
  • Facteur à risque : culturel (une certaine conception peu nuancée de la femme, et peu nuancée de l’homme), mère très aimante, généreuse et négligée caractériellement (parfois ça favorise au contraire un enfant aux opinions anti-machiste), femmes qui acceptent le rapport de force tel quel, c’est-à-dire qui refuse certains points de confrontation avec lui (du moins au début, car elle vient de se marier et de tomber enceinte), expériences douloureuses avec des femmes qui se sont littéralement foutu de sa gueule.
  • Remède : Si sa conception de la femme est bien arrêtée, il ne changera pas. Surtout si sa femme ne s’attaque pas à un rapport de force avec lui. Sinon, savoir qu’on dispose chacun d’une part féminine et masculine, qu’indépendamment de notre genre personne n’est tout blanc ou tout noir, que la vie de couple n’est pas viable quand l’un se développe au détriment de l’autre, autrement pourquoi être deux, ça peut peut-être à fluidifier ses rapports. La fonctionnalité c’est utile quand on veut partager sa vie durant des années avec le sexe opposé surtout quand on considère le divorce comme une alternative totalement inconcevable !

NB : Certaines femmes s’accommodent de plein gré de la misogynie avec une patience toute féminine qui peut susciter admiration, incompréhension, jalousie, voire haine, haine tant de la part des femmes que des hommes.

PS : La critique du misogyne à l’égard des femmes est souvent inaudible (surtout en occident et surtout à l’époque moderne) parce qu’elle est systématique, totalisante et qu’elle n’est jamais couplée à une autocritique de l’essence masculine. Ce n’est même pas un problème spécifiquement lié à la misogynie. Quand vous critiquez des individus systématiquement, sans nuances et sans jamais parler de vos propres défauts, les gens vous trouveront arrogant, frustré et désagréable, voire toxique.

Profil #3 : le cérébral fondamentaliste

Profil 3 : le cerebral

Il comprend beaucoup de choses par sa capacité à conceptualiser. Il aime établir des modèles théoriques pour rendre compte de ce qui passe dans le réel. Il découpe la réalité, établit des catégories puis essaie (tant bien que mal) de rendre le tout cohérent.

Cette façon de faire le gratifie intellectuellement. Et elle est, par bien des égards, admirable. Il peut être passionnant lorsqu’il parle de sujets en profondeur… le problème c’est qu’il met de la raison (et uniquement de la raison) partout. Une rationalité déraisonnable en quelque sorte, au point qu’elle finit par tuer son instinct. Pour lui, la phrase « écouter son cœur » a une signification quasiment obscure. À force de tout rationaliser, il ne la comprend même plus. La dialectique normale entre le cœur et la raison est parasitée.

Au lieu d’être écoutés « tel quel », les sentiments qui éclosent pourtant en lui (la dynamique normale du cœur) sont toujours mis en perspective dans une pensée qui se perd dans les hauteurs de l’abstraction. Ainsi, l’information précieuse qu’apporte le sentiment est diluée, et donc gâchée, dans un processus de rationalisation à outrance. Il justifie ce véritable neuro-parasitage du cœur par un soi-disant critère scientifique consistant à dire que les émotions sont non fiables dans l’interaction avec le réel et quelles révèlent au mieux du caprice, mais qu’en aucun cas elles apportent des informations précises.

Il ne prend pas son cœur au sérieux. Cette façon de se mentir à lui-même a construit dans sa manière d’être une véritable self-mascarade systématique. Il est duplice avec lui-même au sens où il trahit la vérité de ses sentiments en n’en mesurant pas l’importance, et en les mettant quasi systématiquement de côté attendant qu’ils meurent grâce au passage du temps.

Vis-à-vis des autres, il n’avoue jamais être vexé ou blessé. Pour lui, ce n’est pas une émotion on ne peut plus naturelle, mais un véritable signe de faiblesse. Toujours cette méfiance inconsidérée vis-à-vis de l’émotionnelle. Sans s’en rendre compte, il asexue son caractère à force de l’aseptiser.

Quand son cœur commence à parler, sa rationalité dictatoriale est là pour le faire rentrer dans le rang. Il dit ce qu’il pense, mais jamais ce qu’il ressent vraiment, dès lors que vaut réellement sa pensée ? D’où cette impression qu’on peut avoir de ne pas le connaitre réellement. Le cérébral est maladivement pudique. Il est dans un contrôle qui lui fait perdre un grand nombre d’informations et rend sa présence froide avec les femmes. Manque de spontanéité, de fun et d’entrain. Il pense apparaitre mystérieux, désintéressé, contenu et inspiré alors que les femmes le trouvent réservé, passif et légèrement étrange (rappelons qu’un homme qui n’éprouve réellement pas une certaine palette d’émotion est désigné comme psychopathe).

Son énergie sexuelle est sublimée dans des activités intellectuelo-divertissantes. Son attrait pour la culture, légitime par ailleurs, est aussi utilisé pour se détourner du réel, notamment du réel des rapports homme-femme. Quand la puberté est venue installer le hardware sexuel, la mise à jour censée piloter ce hardware a planté dans l’installation. Plus il va attendre pour « réinstaller le système », plus la cérébralité va compenser le vide affectivo sexuel. Une chose trahit sa réprimande intérieure : il a tendance à être très vindicatif avec les sautes d’humeur des autres. En effet, lui ne se permet jamais ces dernières, au point d’en étouffer. C’est le type qu’on n’imagine absolument pas danser, faire du théâtre, ou se mettre en colère. Sa placidité n’est qu’apparente, c’est un grand émotif. Les gens un tant soit peu observateurs, les femmes par exemple, le remarquent.

  • Une citation qui le caractérise : « Deux excès : exclure la raison, n’admettre que la raison. » (Blaise Pascal).
  • Trouble : Victime d’un rationalisme totalitaire. Il appréhende l’ensemble du monde, notamment les relations humaines, notamment les femmes, par le biais de sa seule raison.
  • Symptômes courants : froideur relationnelle, n’évoque pas ses sentiments, très précautionneux, absence de spontanéité, calculateur, globalement réservé, l’air souvent pensif, agit peu mais imagine de manière délirante ce qui pourrait se passer jusqu’à la 8e décimale (pendant qu’il ne se passe pas grand-chose), volonté d’être dans un contrôle intégral de l’image de soi, parait trop propre sur lui, se vente d’être franc vis-à-vis des autres, arrogance intellectuelle.
  • Facteurs à risque : environnement familial/social où l’on ridiculise l’expression des sentiments, isolement social, ne pas se sentir bien dans son corps, être abusivement agrippé à sa zone de confort.
  • Remède : Prendre peu à peu l’habitude de dire ce que l’on ressent sans tomber dans la transparence totale, évité de plaquer systématiquement et instantanément une pensée sur un sentiment. Écouter le sentiment tel quel et se dire : tiens là c’est un bon signal, là c’est un mauvais signal. Et s’arrêter à la phrase « je le sens bien » ou « je ne le sens pas bien ». C’est ce qu’on appelle se fier à son instinct tout simplement. Et c’est faire preuve d’une certaine humilité, on ne peut pas toujours tout savoir avec certitude à l’instant T. On a tout le temps pour essayer de le comprendre entièrement par la suite. Avec l’expérience on se rend compte que souvent nos sentiments sur le moment étaient justes, et on s’écrie « je le savais ! », mais c’est le temps qui nous le confirme. Écouter son cœur, ce n’est pas autre chose. Les femmes sont naturellement plus armées que nous sur ce point.

Profil #4 : l’homme (trop) sensible

Homme trop sensible

Il part d’un postulat qu’il a du mal nuancé. Pour lui, les femmes sont avant tout des êtres doués d’une grande sensibilité.

Il veille ainsi avec soin à ne jamais brusquer, choquer, blesser, contrarier la femme avec laquelle il parle. La seule arme de séduction qu’il utilise est le verbe, ce qui fait que son « jeu de séduction » n’aboutit quasiment jamais. Il parle, mais écoute aussi beaucoup, sa conversation est souvent agréable. Sa douceur est telle qu’il devient souvent l’objet de confessions. Les femmes évoquent avec lui certains de leurs problèmes ce qui renforce sa croyance selon laquelle ces dernières sont avant tout sensibles (quand on veut voir que ce qu’on veut voir…). Ce rôle de sauveur comble son ego.

Ego qui se dégonfle à l’instant où les femmes, dont il a tari les émotions négatives et les (trop) rares instants philosophiques, ne lui donnent quasiment plus de nouvelles… pour mieux se donner à d’autres. Il n’est pas rare que les femmes se disent et même lui disent (il est tellement doux qu’elles se permettent ce culot) « si seulement mon mec avait un peu de ta douceur et de ton écoute ce serait idéal ». Autrement dit, l’homme nounours voit toute sa personnalité réduite à un simple trait de caractère « non-exportable » chez un homme plus masculin. Humiliation garantie.

Son désir de plaire, de ne pas faire de vague, ainsi que sa manie d’être mielleux à son insu, l’amputent littéralement d’une partie de lui-même. Prise de risque, sens de l’initiative, actions concrètes sont manquants chez lui. La sensibilité qu’il voit tant chez les femmes est en fait surtout chez lui, à tel point qu’elle fait trembler l’ensemble de son cœur quand il est temps d’agir. Il redoute de manière irrationnelle (plus que la normale) le « non ». En n’intégrant pas l’échec comme processus naturellement lié à l’action il ne se donne pas l’autorisation d’agir. Il est, avec les femmes, « impuissant caractériellement » en quelque sorte.

Le doux n’aimerait agir qu’à coup sûr, c’est un esthète extrémiste, il vise une perfection qu’évidemment il ne pourra jamais atteindre et qui lui bouffe une énergie incroyable pour des résultats très limités. Sa patience est si excessive qu’elle s’apparenterait presque à de la résignation pour quelqu’un d’extérieur. Il a un mal de chien à « durcir » son caractère. Si une chose le fait vivre, c’est bien l’espoir. L’espoir c’est bien, mais ça n’empêche pas le temps de s’écouler…

  • Une citation qui le caractérise : « [les femmes] je n’en connais pas de faciles je n’en connais que de fragiles » (Julien Clerc). Certaines doivent alors être très très fragiles ;)
  • Trouble : Victime du syndrome de l’homme valet (qui a tendance à inoculer le germe de la princesse chez la femme). Il met passivement sa sensibilité au service des femmes, en attendant Godot.
  • Symptômes courants: Absence d’initiative, perfectionnisme moral délirant, refuse de voir sa part d’ombre, se sent éthiquement supérieur à la moyenne des hommes, part féminine surdéveloppée (patience exagérée…), ne sait pas dire non, confond affirmation de soi et agression, confond amabilité et soumission.
  • Facteurs à risque : croire aux conseils séduction de sa mère sous prétexte qu’elle est une femme, manque de recul face au discours de la modernité ambiante, méconnaissance de la nature féminine, Education Nationale, films hollywoodiens.
  • Remède : Se poser la question suivante : je respecte beaucoup les femmes, car je suis moralement supérieur à la moyenne des hommes ou parce que je n’ai pas les moyens de leur manquer de respect ? Exemple : l’infidélité n’est pas qu’une question morale, elle implique également de plaire à au moins deux femmes…Prendre conscience que les femmes aiment aussi être dirigées, que la disponibilité permanente (équivalent au « tout à 1 euro ») n’est pas séduisante, qu’il faut aller les chercher. Un excellent moyen pour se déniaiser, comme disent les québécois, pour des frais quasi symboliques eu égard à la quantité et la qualité des conseils : lire l’homme idéal, de l’intelligence sociale à haute dose !

Profil #5 : l’entrepreneur malin

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Sans être le séducteur né, c’est le mec qui tente sans être primaire. Il a compris que pour trouver la femme de sa vie, il fallait aller la chercher. C’est un homme qui assume ses responsabilités. Sa façon de faire n’est pas forcément parfaite, mais elle a le mérite d’exister et témoigne à la fois d’un certain courage et d’une certaine humilité. Talleyrand disait « Les femmes pardonnent parfois à celui qui brusque l’occasion, mais jamais à celui qui la manque ». Pas faux.

Il n’est pas exclusivement centré sur ses seules émotions comme le timide. De la sorte, il libère toute une énergie qui lui permet de sentir plus ou moins instinctivement les petites portes que lui ouvre la femme qu’il séduit. D’ailleurs, le fait de ne voir aucune porte s’ouvrir directement ne l’empêche pas de tenter d’en ouvrir. Parfois ça marche et c’est ce qu’il retient. Il ne glose pas ad vitam aeternam sur la nature féminine, on pourrait même dire que ça ne l’intéresse pas vraiment…

S’il était scientifique, la théorie ne l’intéresserait que quand elle est corrélée à l’expérience. C’est un actif. Ce n’est pas le genre d’homme à se torturer l’esprit de mille questions et à entretenir un doute existentiel, doute généralement couplé à une indécision chronique stérilisante.

Son énergie est principalement allouée à l’action. Il dirige l’échange, prend les devants et n’attend pas les autorisations. C’est une sorte de leader de sa vie. Sa façon de faire est vertueuse, car elle crée des opportunités bien plus nombreuses que la normale. Les femmes apprécient son dirigisme et l’effort qu’il fait à leur égard dans la phase de séduction. De fait, il est rarement célibataire sur de longues périodes. Sa partenaire peut être assez jalouse, car elle sait qu’il a un champ des possibles plus ouvert que la moyenne. Il a une capacité à rencontrer et à plaire évidente qui peuvent insécuriser sa conjointe. D’où son portable, sa boite mail et son profil Facebook régulièrement fouillés.

Son indépendance développe par corolaire une capacité de rebond relationnel assez étonnante. Parfois, il rebondit tellement qu’il tombe dans l’excès de la collection. Il a des passions qu’il pratique régulièrement (sport, domaine artistique…). Paradoxalement, il ne donne pas énormément de conseils sur les femmes à ses amis, non pas qu’il soit égoïste, ce n’est pas le genre à abandonner ses potes car il vient de rencontrer une femme, mais il pense d’abord à lui, il balaie devant sa porte, et ne conceptualise pas jusqu’au bout ce qu’il fait. Il n’est pas rare de l’entendre dire « tu te prends trop la tête ».

Son coté leader-protecteur/séducteur-insécurisant crée une tension fatale chez sa femme qui fait qu’elle le désir intensément (encore ce désir mimétique). Dès lors, elle va dialectiquement ressentir la peur de le perdre et ainsi déployer en conséquence toute son habileté féminine à le garder. Sa partenaire peut parfois se plaindre d’un certain manque de sensibilité, d’attention ou de considération de sa part (par exemple, elle s’inquiète du fait qu’il ne montre aucun signe de jalousie). Mais tout ceci lui est, en règle générale, largement pardonné.

C’est un profil plutôt équilibré. Actif sans être lourd, indépendant sans être indifférent, intelligent sans être abstrait. Savoir être nuancé et savoir repositionner son comportement vis-à-vis d’un véritable retour d’expérience ça paie ! Humilité et courage ce n’est pas juste pour faire le malin !

Une phrase que l’entrepreneur malin déteste entendre dire à son égard « ouais mais c’est facile pour toi, tu as confiance en toi ». C’est l’équivalent au fait de cracher au visage de son mérite, tout en s’excusant soi-même de ne pas en avoir. À propos, petite citation éloquente: « Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur comme un destin » (Jung).

Samir

Et vous, quel(s) profil(s) ? 1 / 2 / 3 / 4 / 5 ?

(crédits photos :  Joaquin Villaverde Photography)


Phone coaching spécial logique des femmes : il eût mieux valu qu’elle le trompât !

Lundi 7 juillet 2014

Sortir avec une femme militaire

Dans ce mois de juillet consacré à la logique des femmes, découvrez l’histoire de Rémi, engagé dans une relation à distance avec une fille convoitée par ses compagnons de régiment et sans cesse soumise à la tentation de l’adultère.

Sans doute l’un des phonecoachings les plus paradoxaux, subtils, complexes et intéressants à ce jour, où j’en viens presque à lui souhaiter d’avoir été trompé. Pour son bien.

Stéphane
(suite…)


Sexe, amour, argent et logique des femmes : rencontre avec Frédéric Delavier

Lundi 23 juin 2014

Les femmes par Frédéric Delavier

Si Frédéric est l’un des représentants les plus intéressants drôles et sympas de la psychologie évolutionniste, c’est probablement parce qu’il est autodidacte et sportif de haut niveau (power lifter). Je voulais le rencontrer depuis quelques temps, c’est maintenant chose faite. (suite…)