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Facebook n’est pas un outil de drague, par Jonathan

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Draguer sur facebook

Où il sera question de l’importance de Facebook (et des autres réseaux sociaux) désormais dans la séduction, car si Facebook n’a pas été conçu comme un outil de drague, l’utilisation qui en est faite aujourd’hui y ressemble fortement. Draguer sur Facebook, c’est donc possible, oui, mais alors avec toute la finesse du monde, car vous jouez avec votre vrai « faux » réseau.

On serait bien avisé, pour commencer, de remplacer la notion de drague par celle d’un contrôle efficace et bien dosé de son image. 

Sybille vous demande en ami

Vous vous souvenez de la bombe de la classe d’Espagnol, en 1ère ? Mais si vous savez, le canon du lycée qui continue encore, des années après, à vous faire fantasmer. La mienne, elle s’appelle Sybille. Grande, brune, yeux verts émeraude, … vous voyez le genre. Bon et bien figurez vous que la semaine dernière, par la magie de Facebook, la Sybille en question m’a envoyé « une demande pour faire parti de sa liste d’amis ».

Elle m’avait retrouvé grâce au groupe de la réunion des anciens élèves du lycée où j’étais. Incroyable, vu le dédain qu’elle affichait à mon égard lors de nos tendres années. Que Dieu bénisse le Web 2.0… Et Mark Zuckerberg aussi tant qu’on y est.

Le profil facebook de la plupart des filles est sans intérêt

Vous allez me dire que c’est génial et tout, mais une semaine après, mon ardeur est retombée. Pourquoi ? Comment ? Encore une fois, la magie Facebook :

  • une photo de profil du style « jemeprendsenphotoledoigtdanslabouche »,
  • des photos « taggées » dans des boites douteuses,
  • des statuts réflexion philosophie Biba magazine qui changent toutes les 2 minutes,
  • le tout saupoudré de groupe du style « vive les leggings »

et vous avez le cocktail détonnant qui a fait table rase d’une dizaine d’années de fantasme. Incroyable non ?

Ce qui l’est encore plus, c’est qu’à cette fameuse réunion de retrouvailles entre ex-lycéens, j’ai été agréablement surpris. Ok ce n’est plus le rêve sur pattes d’autrefois, mais ce n’est pas non plus la pouf sans intérêt que laissait imaginer son profil Facebook.

Vous l’avez donc compris, il faut se méfier de la tentation de draguer sur Facebook. Qu’il s’agisse de votre réputation professionnelle (tous les responsables des ressources humaines – qui n’ont souvent pas grand chose d’humain eux-mêmes – font des recherches à propos de leurs candidats sur facebook), de vos cible féminines du moment, ou plus globalement de l’image que vous souhaitez renvoyer, la popularité du site fait que l’enjeu est de taille.

Sur Facebook aussi, l’enfer c’est les autres

Pour éviter de vous retrouver comme un con devant un recruteur et de ruiner tous les conseils qu’on vous a donné en atelier dream job, ou pour ne pas vous griller auprès de la charmante demoiselle qui vous a accepté, après tractations, dans son « réseau d’amis », il est décisif de prendre en compte 2 phénomènes, pour éviter que votre Facebook ne vous transforme en chômeur célibataire.

  1. Le premier, c’est l’influence d’autrui, sur vous-même. Vous saisissez ? En gros, la manière dont les autres peuvent interagir sur votre compte Facebook. Je parle principalement des photos taggées de vous en soirées arrosées en train de faire l’hélico avec votre pénis, ou de messages laissés sur vos « walls » par vos amis du style « Trop drôle comment t’as vomi contre la porte ». Sérieusement, vous voulez que votre patron ou vos conquètes voient ça ? Certainement pas. Alors rien de plus simple, on va dans le panneau de contrôle « Privacy » et on rend le fameux « wall » et les « tagged pictures » invisible pour tous ses amis, ou juste pour certains. Tant qu’à faire, on trie aussi qui peut connaitre votre statut conjugal, vos opinions politiques et votre religion.
  2. Le deuxième phénomène à contrôler, c’est vous. Oui. Vous. On dirait comme ça que c’est facile, vu que c’est vous qui décidez. Ok mais pas si simple… Pourquoi ? Parce que j’ai remarqué que bien souvent, les gens ne se rendent pas compte de l’effet indirect de certains de leurs actes virtuels dans l’inconscient (le mot est lâché) des autres.

4 points chauds pour draguer sur Facebook

La fameuse photo de profil

Oui… Ok vous êtes à votre avantage dessus, le muscle bandé, les lunettes de soleil sur le nez et la pose savamment calculé. Mais sans déconner les gars, vous ne vous rendez pas compte que vous avez l’air d’un gros frimeur ? Supprimez moi vite toute photo correspondant à cette description et optez pour un cliché pris sur le vif, au naturel, et entouré d’amis si possible, pour témoigner de votre sociabilité du monde réel. Et oui, sur Internet, inscrit à ce genre de site, on a vite fait de passer pour un gros geek. Voire pire, un no-life.

Vos centres d’intérêt

Concernant vos centres d’intérêts, est-ce vraiment utile de lister les 393 groupes présents dans votre iTunes ou les 29 séries que vous suivez hebdomadairement ? Non. Ca n’intéresse personne. Souvent, à cause de ce genre de chose, j’ai l’impression que Facebook, c’est ni plus ni moins que le magazine people des gens pas connus. En plus, ça casse tout le mystère. Evitez donc les listes descriptives et les choses communes.

Les groupes auxquels vous avez adhéré (et que vous aviez oubliés)

Ces remarques fonctionnent aussi pour les groupes que vous rejoignez. Mais là, le danger de nuisance est encore plus grand. Outre le fait que tout le monde s’en fout de vous voir rejoindre le groupe de « Ceux qui aime retourner l’oreiller pour avoir le coté frais pendant qu’ils dorment », il y’a souvent de fortes chances que les groupes joints ironiquement, comme « Pour rendre la claque obligatoire en levrette » , soient interprétés comme informations de premier degré et vous fassent passer pour un maniaque sexuel.

Vos statuts Facebook

Enfin, j’en viens au 4e point, celui des fameux statuts Facebook. Bon, vous savez que tout ce que vous faites ou subissez (être taggé sur une photo, rejoindre un groupe etc.) fait l’objet d’une notification auprès de votre réseau d’amis. Le risque d’envahir l’espace vital virtuel d’autrui est alors important. Pas de panique, il suffit d’aller dans le panneau de contrôle et de limiter les notifications envoyées (Pensez-y, peu de gens sont au courant de cette option).

Par contre, rien à faire. Quand vous changez votre statut, tout le monde le voit, et le subit. Au début, ça peut être marrant et sympa, quand c’est rare, de savoir qu’untel compte ses cheveux au bureau. Ok. Mais à la longue, quand cette même personne vous informe indirectement de ses faits et gestes (« X mange une pomme ». « X n’a plus faim ». « X a envie de vomir »), ça a limite des relents d’Anschluss (humour, second degré etc.). Alors par pitié, évitez de passer pour un gros lourd collant (si si c’est l’effet que ça fait) et optez pour le « sans statut », sauf cas exceptionnels.

L’impact de Facebook sur votre image est impressionnant

Désormais, vous voilà prévenus. Mais loin de nous l’idée de diaboliser la bête et de nous la jouer vieux réac vis-à-vis de tout ce qui est nouveau / virtuel / nouvelle technologie. Non, il faut bien vivre avec son temps. Et je dois même ajouter que Facebook, si bien contrôlé, ça peut vite devenir un allié de choix. En appliquant les recommandations de cet article, vous avez même une base saine pour pouvoir construire et contrôler l’image que les autres ont de vous. Car si l’effet de nuisance est potentiellement grand, c’est bien que l’impact de Facebook en termes d’image est impressionnant.

Bref, des photos de vous dans des lieux stylés, bien entouré, de vrais goûts musicaux et cinématographiques – encore une fois – ne peuvent que vous servir.

A vous de vous en… servir, à votre avantage.

Jonathan

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7 COMMENTAIRES pour cet article.

  1. Thomas dit :

    Bonjour,
    Article intéressant, bien que certaines choses tombent sous le sens : je ne vois pas l’interêt de publier ses photos de vomi sur facebook de toutes façons… mais bref.

    Avec la nouvelle version de facebook, je ne vois pas de panneau de configuration et aimerais pourtant limiter mes notifications. Est-ce encore possible ?
    Ou bien c’est moi qui ne le trouve pas…
    Si tu pouvais nous donner un peu plus d’info à ce sujet, je t’en serai vraiment reconnaissant.
    Merci !

    et merci pour tous ces articles

  2. Seb dit :

    Article avec…du bon sens, et du moins bon : autant j’approuve le fond qui est de prendre conscience de l’image que l’on peut renvoyer, et aussi arrêter de dire ce qu’on fait à chaque instant (perte de mystère et perte de temps pour les autres), autant cet article occulte une facette de Facebook: le second degré.

    Ce n’est pas propre à Facebook, c’est propre au Web en général : dans cet espace média, les individus…apprennent la « mise en média de soi ». En un mot, consciemment ou non, ils donnent une autre image d’eux, une projection optimisée pour atteindre certains buts. Il n’y a que les naïfs et les gens peu coutumiers du Web pour prendre ce contenu au premier degré.

    Donc première conclusion : si vous n’êtes pas pris dans une boite car le recruteur vous a vu déguisé en femme et complètement bourré sur Facebook, vous n’avez rien raté d’une société qui place des incapables dépassés à des postes à responsabilité.

    Deuxième conclusion : Facebook est un réseau social à l’anglo-saxonne, c’est-à-dire basé sur le « fun ». Donc oui pour éviter des grosses boulettes en terme d’image, mais non au contrôle total : ça vous fait paraître au mieux louche (personne n’est clean, sauf les gens chiants), au pire…quelqu’un de chiant. Si vous avez une photo de vous en train de frimer, de retour des vacances, mettez-là : elle est cool, certains amis vous jetterons des vannes bien senties, profitez-en pour étaler votre répartie et votre sens de l’humour, laissez là quelques semaines au plus, puis changez-là. N’oubliez pas que dans ce type de réseau, il faut se comporter de manière « démonstrative » et positive, ou ne rien communiquer. Bref, à l’américaine.

    Et pour ceux qui veulent allez plus loin, je vous recommande de lire l’étude sociologique sur les comportements en ligne : http://www.internetactu.net/2008/12/02/sociogeek-notre-exposition-en-ligne-est-strategique/
    Vous y apprendrez comment les individus issus des couches sociales « basses » adoptent instinctivement un comportement d’ouverture et s’exposent plus, tandis que les couches sociales « hautes » adoptent une stratégie de fermeture + filtrage…Tiens tiens, ça vous rappelle qui est le prix ?

  3. miami vince dit :

    L’article est très pertinent, mais recruteur ou pas recruteur la n’est pas la question.
    Avoir une bonne image auprès de ses propres amis est important aussi.
    Soigner la qualité des envois et laisser planer un léger parfum de mystère et de rêve ne vous sera que profitable auprès de votre public.

  4. Cléobule dit :

    Tout a fait d’accord avec toi Alexis , les gens jugent vite et s’arrêtent trop bien souvent aux apparences.

    Dans une société tournée vers l’élitisme que ce soient dans le domaine professionnel ou de la séduction, tout élément permettant de se nous mettre en valeur nous sera grandement utile par la suite (350 millions d’utilisateurs sur Facebook ça fait du monde) et à contrario tout élément dérangeant , infligeant direct ou indirect (par les publications d’amis ou des abonnement à des groupes bizarres) nous donnera une trés mauvaise image. Facebook est donc un allié de choix à condition de savoir s’en servir.

    Si une bonne réputation (social prof) peut mettre des années à se faire , elle peut vite retomber à zéro en…1 seconde seulement.

    Cléobule

  5. Alexis dit :

    Le fond de l’article : faites attention à ce que vous dégagez, les gens jugent vite.
    Bien sur que les recruteurs se feront une idée sur un entretien et non pas sur un profil Facebook (ils ne consultent pas chaque candidat évidemment, mais les candidats intéressants oui, je le sais). Et qu’ils ne s’arrêtent pas aux groupes que tu fréquentes. Mais une fois ton profil consulté, un jugement se fera dans le cerveau du recruteur. C’est normal.

    Toute personne à un profil public (pour ceux qui ne sont pas amis avec toi), certains sont totalement ouvert – assez rare – et dans d’autres tu peux voir les groupes et les idoles (Fan page) – très souvent.

    Au lieu de chipoter sur des détails de l’article, n’oublions pas le message de fond.

  6. mickael dit :

    Je vais faire l’imbécile, mais tout le monde parle des recruteurs.
    J’aimerai comprendre comment ils font pour avoir accés au detail des profils facebook ?

    Il n’existe pas de pass special recruteur il me semble.

    Et entre nous, je pense qu’il seront plus rassurés de voir que le candidat à une vie à lui en dehors du boulot, entre amis, sorties et appartenance à des groupes virtuels un peu vaseux.

  7. Nikerems dit :

    Bonjour Jonathan,

    C’est bien d’essayer de conseiller ceux qui ne savent pas utiliser Facebook, mais autant le dire tout de suite: tu as tort sur un certain nombre de points.
    RH dans une grande entreprise, et rencontrant de nombreux RH périodiquement, j’ai pu mesurer l’impact de Facebook sur nos activités de recrutement: zéro!

    Je ne vais pas rentrer dans trop de détails, mais:
    – D’une part, on a pas que cela à foutre d’aller voir les profils des candidats (sinon on y passerait notre vie, le temps d’essayer de dresser le profil psychologique des uns et des autres). Entre nous… 1 à 2h de rencontre physique suffit largement à se faire une idée de quelqu’un.

    – D’autre part, chacun est différent au travail et en dehors du travail. Vos collègues de travail sont-ils vos seuls amis?
    Alors j’espère bien que chaque candidat a une vie en dehors du travail.

    Pour conclure, soyons pragmatique: mettons qu’un « mauvais candidat » (ou loser) suive tes conseils: il change sa photo, et la remplace par une bonne gueule en costard, et pourquoi pas même la cravate, change ses centres d’intérêts pour théâtre, opéra, ou même l’entreprise dans laquelle il postule, vire ses remarques et les groupes à la con dans lesquels il est enregistré… En face à face, si c’est un mauvais candidat, ca restera un mauvais candidat. Pire; il risque de passer pour schizophrène, ou gros menteur, selon les appréciations.

    Bien entendu, Jonathan, ton analyse et la mienne sont à deux extrêmes. Je pense que les américains, dans une envie de bien faire, doivent parfois se servir de Facebook. Quand on me démontrera qu’ils font toujours les bons choix, je veux bien revoir ma copie. De même, les photos taggées montrant un joli dégueuli ne mettront personne à son avantage. Mais pour la réputation professionnelle, il y a Viadeo et LinkedIn qui sont bien plus efficaces.

    Sur ce, a bientôt peut être, en entretien ;)

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