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Apprenez à discerner les types de gentils

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Quel gentil êtes-vous ?

Je vais vous livrer un petit secret de conception qui m’aide à démarrer bien des articles quand, tôt le matin, je m’assieds à mon bureau la gueule enfarinée pour rédiger l’article du dimanche suivant (nos articles étant, vous l’aurez remarqué depuis maintenant plus d’un an, publiés dans leur grande majorité le dimanche), je commence toujours par choisir l’illustration. C’est toujours la photo (ou le dessin) d’entête qui me libère de l’étrange sentiment d’impuissance stérile généré par la zone de texte toute vide dans laquelle le curseur clignotant vous rappelle toutes les 0,75 secondes que, justement, vous devez le pondre, votre texte).

Et dès lors que le sujet du jour (libre ou imposé par les circonstances) traite de près ou de loin de la pensée, de la progression ou bien tout simplement de la compréhension, c’est toujours la même image que j’ai envie de choisir : celle d’un interrupteur. Tout « simplement » parce que la première condition pour ne pas rester un crétin toute sa vie commence par arrêter de tout… simplifier, justement. Autrement dit par chercher le nuancier de couleurs (de timbres, dirait-on en son) qui relie le on au off. Le blanc au noir. Le gentil au méchant.

J’en parle dans le programme Terrassez votre timidité© et la coïncidence veut qu’on en parle beaucoup autour de moi : de la même façon que la timidité n’est pas un état stationnaire dont il faut se sortir à coups de pompes dans le train arrière (i.e ne pas se faire violence, pour les abonnés au programme qui verront là exactement le chapitre auquel je fais allusion), la gentillesse n’est pas un état binaire, et quand bien même auriez-vous l’impression d’être plongé dedans comme le type plongé dans le lac sur la pochette de Pink Floyd (un peu de culture musicale s’impose, à ce stade, pour voir de quoi il s’agit ; ou bien un petit détour par le bouton images de Google), il existe tout un tas de déclinaisons de cette fameuse gentillesse sur lesquelles nous allons maintenant nous attarder, brisant par la même un tabou et un non-dit :

La « gentillesse », personne ou presque n’a idée de ce dont il s’agit exactement, parce que cela semble aller de soi qu’il vaut mieux être gentil que méchant… sauf pour le timide que la vie punit bien vite du respect trop affecté qu’il témoigne aux gens qu’il aime (et surtout aux femmes qu’il désire), timide chez qui l’échelle se renverse donc pour privilégier la fausse méchanceté affectée (être bad, comme dans « bad boy » au détriment de la vraie gentillesse).

Mais justement, quel type de gentil êtes-vous ?

Type n°1 : L’adaptateur universel

A l’instar de cette prise de courant multi-forme rapportée de votre premier voyage aux Etats-Unis, le gentil universel se pliera à toutes les postures nécessaires pour éviter les chocs de tension. Gentil indifféremment (à peu près) tout le temps et avec (à peu près) tout le monde, il ne sait de toutes façons se comporter autrement, habitué au long fleuve tranquille hérité d’un longue expérience de la contorsion dorsale.

On le reconnaît à sa douce participation passive à tous les événements de groupe, à la rareté de ses emportements et au caractère parfaitement définitif de ceux-ci, à l’issue desquels il ne vous adresse plus jamais la parole.

Type de gentil n°2 : l’ « ami des dames »

Souvent confondu avec le lunatique, cet être polymorphe ne peut cacher aux yeux de ceux qui savent regarder qu’il réserve en réalité toutes ses faveurs et son empathie au sexe faible, nous laissant à nous les hommes ses instincts de compétition et de propriété.

On le reconnaîtra le plus souvent au moment de l’addition quand il fera semblant d’ignorer que vous n’avez pris qu’une entrée-plat et que par conséquent votre note ne peut égaler la sienne qui a noyé le tout de vin, de dessert de café, pendant qu’il insistera cependant pour « inviter » la seul fille présente à table afin qu’elle n’ait rien à débourser. Il fera également des sourires appuyés à la serveuse pendant tout le repas, et comprendra d’autant moins qu’elle refuse ses avances à la fin.

Type de gentil n°3 : le « revanchard »

Gentil par une faiblesse qu’il espère passagère mais qui peut hélas s’avérer congénitale, il attend, dans le plus grand secret et avec une patience proprement démoniaque, le moment de pouvoir enfin faire passer à la caisse ceux à qui il estime avoir rendu service. Un « passage en caisse » (je ne trouve décidément de meilleure image pour ce moment jouissif à ses yeux) qui coïncidera généralement avec un « passage de gué » professionnel ou personnel : rencontre avec une fille qu’il estimait hors de sa portée, emménagement dans un nouveau lieu de vie, démarrage d’une activité à son compte, etc.

On le reconnaîtra le plus souvent à son absence générale d’entrain, aux longues hésitations qui précèdent souvent la réponse à votre question et aux médisances assez faciles à venir sur ceux qui peuplent son cercle social (qu’il juge fort logiquement « intéressés », les gens reprochant souvent aux autres ce qu’ils s’apprêtent justement à leur faire),

Type de gentil n°4 : Le « commercial »

Etonnamment gentil au premier abord, il troque secrètement sa gentillesse contre des demandes futures non avouées

Si le revanchard échange (bon gré mal gré) ses services contre le plaisir de la certitude de faire payer l’autre un jour, le commercial donne de la gentillesse (verbale le plus souvent – voir ci-dessous) qu’il consigne au débit de son « client ». Pour lui un ami est toujours un client potentiel (toujours) au dessus de la tête duquel il visualise l’ardoise de ce qu’il va tenter de lui extorquer : une mise en relation, placement financier à court ou moyen terme, etc.

On le reconnaîtra le plus souvent à son langage de son corps et à celui de son visage, totalement « désalignés » des propositions pourtant amicales qu’il n’économise pourtant pas pour vous plaire, et à l’extrême âpreté dont il peut faire montre à votre égard dès lors qu’il constate qu’il ne peut rien tirer de vous

Quels autres types de faux gentil connaissez-vous ?

Dites-le en commentaire !

Stéphane

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36 COMMENTAIRES pour cet article.

  1. Estrelinha dit :

    J’arrive très longtemps après la guerre mais difficile de résister à l’envie d’écrire un commentaire sur cet article.

    Ces 4 « gentils » n’ont aucune une once de gentillesse.

    Le premier se comporte ainsi faute de pouvoir autrement, c’est un « gentil » par défaut et il a rarement conscience de son état mais il n’a rien de dangereux.

    Le second a la caractéristique du premier tout en éprouvant peu d’amour pour lui-même donc pour les autres (voilà pourquoi il ne peut être gentil). Toutefois, étant intéressé, il sera capable d’avoir des attitudes de « gentil » envers les personnes qui combleront son intérêt (les belles filles notamment). Il est gentil par intérêt mais il est prisonnier de son état de « gentil » comme le premier toutefois il n’est pas si dangereux.

    Le troisième est le plus intéressant des quatre et de loin. C’est le second qui prépare sa revanche, il a la particularité d’être le seul des trois premiers à avoir pris conscience de la prison du « gentil » dans laquelle il était enfermé. Ainsi, il utilisera son enfermement dans l’état de gentil pour deux motifs:

    1) S’en servir de cheval de Troie afin de maximiser l’efficacité du « passage à la caisse »

    2) Jauger et tester les autres: processus pervers dans lequel chaque effet « gentil » envoyé est une patate chaude envoyée dans le but d’alourdir d’addition.

    Lui, en revanche, il est très dangereux surtout qu’il connait le sens du mot patience, un avantage indéniable dans un monde basé sur l’immédiateté. Toutefois, on peut le désamorcer en montrant un peu d’empathie.

    Le quatrième a la gentillesse du politicien, de la michtonneuse également. Toutefois seuls les naïfs se font avoir par lui, les autres savent faire avec ce genre de personne quand ils en sont obligés mais s’en faire d’illusion.

    Pour ce qui est de définir la gentillesse, la vraie, il y a un mot central qui a été oublié jusque-là dans les commentaires: le pardon. Le vrai gentil est celui qui est capable de pardonner, c’est-à-dire de choisir de mettre fin à la haine que peut susciter une trahison sans oublier l’événement pour autant afin de passer à autre chose. Cela implique que la vraie gentillesse s’exerce auprès de ses proches, tout ce qui a trait aux personnes qui ne sont pas des proches est de l’ordre de la sociabilité.

  2. Juan Fran dit :

    @Juan Francisco : +1. J’y consacre d’ailleurs 1 chapitre entier dans le programme timidité

    Stéphane,
    Donc, dans ce cas, si dans ton programme tu parles du « vrai gentil » est-ce que tu parles du vrai timide ?

    Car je suis désolé, mais quand le type qui se faisait humilier au collège, qui est moche, pas amusant, qui n’a rien à raconter, qui n’est pas cool, qui n’est pas foutu de boire cul sec un shot de tequila, que les filles ignorent dans l’amphi, beinh si ce type a peur d’aller parler à une belle femme, ça n’a rien à voir avec la timidité. Rien à voir.
    Son problème ne sera pas de vaincre sa timidité, mais de « changer » . C’est bien plus long et dur.

    La timidité a un coté pathologique et irrationnelle, sinon, c’est pas de la timidité.
    Un vrai timide c’est un type qui, bien qu’objectivement ayant toute ses chances avec une femme, n’ose pas aller l’aborder.

  3. FrédéricX dit :

    Je constate que votre point de vu sur la gentillesse est certes très restreint.. Tous ces « gentils » que vous cherchez à comprendre dans votre entourage ne sont pas des machines avec une seule fonction.. On peut être tous ces cas de figure à tour de roule en une seule journée! Tout dépend de qui on a en face de soi, de ce que l’on éprouve à son égard et de notre humeur qui tout au long de la journée, change constamment. Il est parfaitement compréhensible de juger quelqu’un sur un acte qu’il aurait perpétré mais tout est notion de points de vue et d’intentions donc à moins d’avoir eu moult fois preuves de ce que l’on est sur le point de s’imaginer (« Oh c’est qu’un égoïste! ») et de savoir par quel sentiment est mû votre interlocuteur, il faut regarder d’un peu plus près et chercher à comprendre plutôt que d’arriver à des conclusions hâtives qui sont socialement négatives. Bref il faut juger mais avec beaucoup de soin c’est juste ça que je voulais dire :P
    P.S: Profitez de la vie ne vous la gâchez pas!

  4. Stéphane dit :

    @Franck : je suis bien d’accord avec toi !

  5. Frank dit :

    J’aime bien le faux gentil, qui lors de l’addition ne rechigne pas à faire payer son voisin de table plus cher, afin de pouvoir généreusement « inviter » Mlle sans rien payer. Tellement vrai…

    Cette « gentillesse » selective me rappelle d’ailleurs les « gentils » qui divisent les filles en deux catégories: les belles qu’ils traitent comme des princesses, et les moches qu’ils traitent comme des merdes…alors qu’il suffit d’etre normal avec elles.

  6. Shen dit :

    Je pense que la plupart du temps on se trompe sur la définition du mec gentil.
    Dans les 4 cas que tu définis Stéphane, le « type gentil » agit parce qu’il a quelque chose à y gagner :

    Dans le 1er cas, le type cherche à plaire aux autres en leur faisant plaisir, en allant dans leur sens, sans jamais les froisser. Ce qui lui permet d’être accepté par tout le monde en utilisant le mensonge puisqu’il ne fait jamais ce qu’il pense réellement.

    Dans le 2ème cas, le type aimerait bien ramener la seule fille présente à la table chez lui.

    Dans le 3ème cas, il a rendu des services pensant qu’il en aurait en retour. Si ce n’est pas le cas, il regrette et à l’impression qu’on s’est servi de lui.

    Le 4ème cas je n’en parle même pas.

    Donc finalement, est ce que ces types sont réellement si gentil que ça ? La vrai gentillesse c’est peut être de faire les choses gratuitement, juste parce qu’on le désire à un moment.

    C’est pour ça qu’à mon avis, être gentil colle parfaitement avec la définition de l’homme que tu fais sur ton site

  7. Dundy dit :

    Bon, j’ai écris un lourd pavé et il s’est effacé, voici la substantifique moelle :

    Je trouve l’article assez vide d’intérêt : pas pratique. Aussi utile que si j’écrivais un article sur les différents types de filles stupides. Tiens, t’en as un paquet.

    Et je suis un mec gentil et pourtant je ne me retrouve pas dedans.
    Pourquoi ? Parce que la gentillesse c’est aussi aider des gens dans la rue => que tu ne recroiseras jamais => tu ne peux rien leur demander.
    Être galant (même si c’est plus une convention sociale, on appellera ça de la gentillesse) de façon désintéressé avec une inconnue. (Que je ne compte donc sûrement pas dater)
    Allons, donnons une explication logique et intéressé : première forme => ça me permet de palier à mes moments où je suis un salaud amoral et aussi, c’est bon d’être bon.
    Second : même si je ne connais pas la fille ou très peu, ça me rapporte de la bonne pub qui me sera utile. Je n’attends rien d’elle à part qu’elle sache que je suis un mec sympa et que tant qu’à faire, ses copines l’apprennent un jour où l’autre. Et no Mr Nice Guy, j’ai juste pas besoin de passer pour un fake-jerk. Je suis un peu trop myso pour ne pas être galant.

    Donc t’as le gentil périodique.

  8. Eric dit :

    Oulala! Ça sent l’homme qui prend bien la critique et qui l’accepte en plus, bravo!
    Qu’elle modestie! Tu es boudiste Stéphane?
    Je t’imagine bien en gourou, leader avec une (tres) haute estime de soi… Mais en séducteur!? Là j’ai un doute! Il manque l’humour, le sens de la dérision, la prise de recul! Le style hautain ça marche?
    Pardonne par avance mon manque de style, de talent… Ma piètre orthographe!
    Je ne suis qu’un simple lecteur, ne faisant pas commerce de ses commentaires!
    Fair play ;)

  9. Johnny dit :

    Très fin et très pertinent en effet. Je me rends malheureusement compte que je me retrouve dans les quatre types de gugus décrits…

    Si je peux en rajouter un : le gentil « représentant ».
    Il s’agit de celui qui est la plus part du temps en représentation de sa personne. Il parle fort et d’un ton enjoué. Il a une excellente capacité à se saisir de n’importe quel sujet de conversation pour le ramener petit à petit à sa personne, toujours dans le même but : démontrer directement/indirectement qu’il est le meilleur/supérieur.
    Toujours très satisfait de lui même, il aime en faire profiter les autres, et n’est jamais avare d’une petite leçon de morale pour donner du crédit à la conclusion de chacune de ses démonstrations : il est au top !
    Il est la meilleure ilustration de l’adage « grand parleur, petit faiseur ».

  10. Thomas dit :

    Stéphane,

    Tout d’abord, de quel album des Pink Floyd parles-tu ?!

    J’ai réfléchi et je me suis demandé dans quelle catégorie je mettrai quelqu’un comme l’abbé Pierre.
    Quelqu’un qui passe sa vie à se consacrer aux autres est pour moi une forme de gentillesse. Es-tu d’accord avec ça ? Auquel cas, dans quelle catégorie l’inscrirais-tu ?
    NB : L’abbé Pierre ou tout autre personne ayant passé sa vie à aider son prochain, qu’il soit religieux ou non.

    Puisque Noël vient d’occuper nos pensées ces dernières semaines, dans quelle gentillesse mettrais-tu le fait de faire un cadeau à un parent ?

    Par ailleurs, tu parles de nuancier et tu proposes un interrupteur à 4 boutons. Ne peut-on être plusieurs type à la fois, selon les circonstances ?!
    Un ami psy m’expliquait que nous étions tous hystériques, paranoïaques… à différentes échelles et selon les moments. Et que justement le problème venait de ne plus pouvoir n’utiliser qu’une seule forme de « comportement névrotique ». Ici aussi, je pense qu’on peut jongler selon les situations entre différentes formes de gentillesse.

    La véritable gentillesse à mon sens est celle de celui qui a suffisamment pour pouvoir donner le reste.

    Et vraiment, je te saurai gré de me dire de quel album tu parles.

  11. Mindstyle dit :

    J’ai déjà eu affaire au gentil « commercial »; il était particulièrement redoutable, mais je l’ai reconnu tout de suite. Il était trop franc et trop sympa pour être vrai et avait exprimé verbalement son envie d’avoir un lien amical privilégié avec moi.

    J’ai passé une soirée avec lui et je ne l’ai plus jamais rappelé car ma première impression fut très très mauvaise et souvent, la première impression est souvent la bonne

  12. Julien dit :

    Le type de commercial que tu décris très bien sont très répandu. Après les avourcroisé vous avez juste envie devoir tellement il a essayer de prendre quelque chose sans même apporter quoique ce soit de convenablement humain en échange. Ce sont des gens que je revue de voir disparaître de la planète.

  13. Fabrice dit :

    Merci Stéphane, j’ai apprécié cadences, assonances et métaphores… et merci pour les commentaires d’une exigence qui me plaît et qui enrichissent l’échange !
    Expert MBTI que je suis, je ne rentrerai pas dans le débat de nous mettre ou non dans des cases… Mais oui, je suis pour dire « non » au manichéisme !
    La nuance est dans la nature comme dans les qualités ou vertus… et la gentillesse connait de multiples déclinaisons.
    Des faux amis, aussi.
    Il arrive de voir associés « gentil » et « discret », « réservé » ou encore « victime » (consentante ?)… Sans oublier l’intérêt voire l’hypocrisie qui se dessinent derrière de « faux gentils ».
    Je n’irai pas jusqu’à dire que la gentillesse se limite à l’intention.
    Que l’on préfère l’Introversion ou l’Extraversion, la gentillesse est à mes yeux dans l’authenticité, et le courage d’agir en conséquence.
    Une question de dosage… personne n’est parfait. Si ?

  14. Toby Dammit dit :

    Cette article me rappelle une phrase de Moravia :
    « La bonté, qualité, comme chacun sait, très peu appréciée, est attribuée d’ordinaire comme consolation ou en désespoir de cause à quiconque est estimé digne d’aucun autre éloge. »

  15. Stéphane dit :

    @Juan Francisco : +1. J’y consacre d’ailleurs 1 chapitre entier dans le programme timidité

  16. Axel dit :

    Très amusant et pertinent.
    Je me suis reconnu dans chacun de ces traits décrits mais je pense c’est un constat général.
    Nous sommes toujours au moins un peu et quelque fois : interessé, rancunié, aigri… Ce sont des Caractères comme ceux que dressait La Bruyère qui mettent en cause nos propre comportements.
    Quel homme n’a jamais délaissé sa conversation pour sourir à une jolie femme (il y a certe l’art et la manière), qu’il me jette la première pierre.

  17. Xavier dit :

    @Bilboquet: On en attend toujours plus des êtres exceptionnels.
    @Stéphane: Si tu te definis par rapport à ce que sont et font les autres autour de toi tu as parfaitement raison.

  18. Michael.S dit :

    La gentillesse reste tout de même une qualité, néanmoins je pense qu’il faut la réserver à ses proches.

    En ce qui concerne les étrangers ou future(s) conquête(s), la gentillesse doit laisser place à la courtoisie. Savoir faire preuve de bonnes manières reste un atout mais il faut savoir jongler et rester ferme et montrer que notre virilité est bien présente sous peine de se recevoir en pleine face un « ho mais tu es trop gentil » qui selon moi est rédhibitoire.

    La gentillesse se gagne et ne se donne pas.

  19. Roland dit :

    Ah ben, ça démarre avec une bonne ambiance, 2013 ^^

  20. Juan Francisco dit :

    T’as oublié le plus important.
    Le VRAI gentil.
    L’altruiste, le bon, le charitable.
    Le type qui prend son pied en faisant plaisir.

    Les autres, ce ne sont pas des gentils. Gentil est devenu un (très maladroit) euphémisme pour désigner un naze. Un gentil, un vrai, est OBLIGATOIREMENT fort. Donner par faiblesse n’est pas de la gentillesse.

    Les coachs en séductions doivent rencontrer beaucoup de « gentils ». Je me demande combien le sont vraiment…Je penche pour 1/10 1/15.

  21. Stéphane dit :

    @Xavier : je le ferai si vous écrivez aux millions de rédacteurs anonymes qui écrivent sans style, sans plume et sans talent pour leur en réclamer un peu. Fair play.

  22. Bilboquet dit :

    « Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils disent »…
    Honnêtement je ne suis presque jamais intervenu sur ce site, mais la j’ai été frappé par la qualité de l’article, et y’en a encore avec des critiques et exigences. Dur.

  23. Xavier dit :

    @Stephane: J’aime enormement ton style et tes articles mais je crois qu’il faut arreter de croire que tu as le monopole de la pensee correcte! Autant tu fais des critiques et tes lecteurs les acceptent, autant tu devrais aussi avoir l’humilite d’accepter celles qui te sont adressees. Alors, si on te dit relit tes articles, tu dis juste merci je le ferai.

  24. Bilboquet dit :

    J’ai trouvé cet article justement très bien écrit

  25. Jared dit :

    @ Stéphane
    Non, bien sûr, je veux le tout !

    C’est comme sur un délicieux gâteau dont on aurait omis de mettre la cerise : on se prive d’un résultat important en négligeant une tâche qui s’effectuerait rapidement.

    (Ne vois en tout cas aucune complainte dans mes commentaires, je prends beaucoup de plaisir à lire tes articles)

  26. Stéphane dit :

    @Jared : irréprochablement relu mais écrit sans talent, sans style, sans cadence, sans assonances et sans métaphores, ça te plairait ?

  27. Jared dit :

    Tout ce que je pointe, Stéphane, c’est les quelques erreurs et fautes de frappes qui jalonnent ton article.

    Je ne suis pas un intolérant de la chose de manière générale, mais un article se doit selon moi d’être irréprochable dans le domaine. Alors, le lecteur peut se laisser aller à lire sans craindre de trébucher au milieu d’une phrase.

    Une simple relecture améliorerait grandement la qualité de ta vitrine.

  28. Kakura dit :

    Cet article ne m’a pas convaincu.
    J’ai la naïveté de croire qu’on peut être gentil sans pour autant être transparent, hypocrite ou intéressé…
    Je sais qu’en France, à Paris plus qu’ailleurs, cette espèce peut se faire rare, mais quand même!
    Verser dans un cynisme excessif comme c’est le cas ici me laisse un brin dubitatif.
    Ou alors, il fallait préciser dans le titre (!) que cet article traitait des faux-gentils, et non des gentils dans leur ensemble.
    Là oui, le discours apparaît de suite plus cohérent.
    @Elmahdi B. « Bref, être qualifié simplement de « gentil », c’est au soit ne pas avoir de personnalité (le premier cas), soit la dissimuler (les trois autres). »
    L’ennui, c’est que je traduis ta remarque ainsi :
    être gentil = être une serpillière ou un faux-cul
    Ai-je tort? Parce que là, je trouve ton raccourci complètement indigne.

  29. Anthony dit :

    Le gentil relooké,
    Celui qui encaisse la critique par désamour de lui-même, mais se jure qu’une fois obtenu le saint Graal du regard féminin, exercera sa vengeance sur tous les impies ayant osé menacer sa zone de confort. Il se reconnait par son absence totale de reconnaissance et le refus maladif de témoigner de cette expérience douloureuse.

    Le gentil carriériste,
    Né sous le signe de l’autruche, il rêve de bénéficier, à l’image de son père, d’une évolution de carrière confortable et du pavillon qui va avec. Malléable à souhait et brillant par son absence de personnalité, il accompagne chaque palier franchi d’une éradication sélective de son réseau social, pour ne point heurté la sensibilité de ses recruteurs futurs.

  30. Elmahdi B. dit :

    @Julien Je comprends ton point de vue, mais c’est parce que tu regardes du mauvais angle; il n’est pas question de gentillesse dans cet article, mais de ceux que l’on qualifie de « gentils ».
    Vu sous ce prisme (continuons dans le Pink Floyd), le spectre des personnes pouvant faire preuve de « gentillesse » ne s’arrête donc pas à ces quatre là.
    D’ailleurs, pour ceux qui dépassent ces types, leur gentillesse se voit décliner en d’autres termes; on va parler de générosité, de prévenance, d’attention, de tolérance, d’altruisme etc…
    Bref, être qualifié simplement de « gentil », c’est au soit ne pas avoir de personnalité (le premier cas), soit la dissimuler (les trois autres).

  31. badstef dit :

    Si j’ai bien saisi, seul le 1er profil est un gentil véritable (même si c’est par habitude et conditionnement). Les autres seraient des gentils intéressés (Mais y a-t-il des actes totalement gratuits ? Ceci dit en passant c’était un sujet de philo…).

    Je crois que Julien nous donne une vision intéressante : distinguer gentillesse et sociabilité. Ce n’est pas parce que l’on est agréable avec la boulangère ou le facteur que cela nous prédispose à nous laisser marcher sur les pieds ou à être gentils juste par calcul. C’est effectivement de la sociabilité.

    Mais plus qu’apprendre à distinguer des types de gentils, je demande à Stéphane : à quoi cela nous sert-il ? Juste à flairer l’hypocrisie pour éviter des relations toxiques ?

  32. Rose Selavy dit :

    @Julien : justement, c’est l’inverse, la vraie gentillesse se mesure avec des inconnus, des femmes de ménages et des passants qui ne peuvent rien pour toi et que tu ne reverras pas.

    Etre gentil avec sa mère, ou un ami, quoi de plus normal ?

  33. Stéphane dit :

    @Jared : tu peux préciser ta pensée et faire une/des suggestion(s) d’amélioration ?

  34. Jared dit :

    Article très intéressant (comme toujours), mais tes articles gagneraient beaucoup à être relus !

  35. julien dit :

    « Quels autres types de faux gentil connaissez-vous ? »

    je me demande qui va répondre à une telle question. parce que s’il faut choisir entre les 4 réponses, c’est mal barré. j’ai l’impression que c’est des faux-cul tout court.

    pour moi la vrai gentillesse se mesure avec le comportement qu’on a avec ses potes. la générosité (exit les calculs minables d’addition ..etc), le fait d’entretenir la conversation, proposer des sorties/voyages, demander des nouvelles, conseiller/soutenir lorsqu’ils ont des soucis, rendre service si possible. tout ca sans attendre un « retour sur investissement », j’entends pas là, un « retour immédiat » ou équivalent en nature : avec des vrais amis, la plupart du temps, on ne pense même pas à tout ca, on sent qu’il y a un respect, que la relation est équilibrée, que chacun est valorisé/apprécié..

    perso, quand ce n’est pas le cas c’est simple, je coupe les ponts. au final on se retrouve avec 2, 3 amis, mais c’est du solide.

    je trouve aussi que les gens confondent gentillesse et sociabilité. le fait de ne pas être extraverti vous taxe de mec « méchant » et/ou orgueilleux. surtout dans le milieu professionnel (ou les lèches-bottes/faux-gentils sont légion).

  36. Vincent_Tim dit :

    Article intéressant Stéphane, comme à ton habitude.
    Pour ma part, je me place dans la première catégorie.

    Toutefois, j’ai du mal à saisir la différence entre le gentil « revanchard » et le gentil « commercial »… (En réalité, il s’agit surtout de la définition du gentil « revanchard » que je ne comprends pas.)
    Pourrais-je avoir un éclaircissement sur ce point ?

    Merci d’avance !

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