creer de la connexion

Comment se motiver à agir ? Par Loïc

Accueil > Avancé > Comment se motiver à agir ? Par Loïc

motivation seductionCe texte est une tentative de structurer et combiner certains écrits lus ici et des réflexions personnelles sur l’action et les attitudes auto-limitantes. Imbibé des séminaires sur l’énergie et être sexué, pas de grande nouveauté pour les lecteurs, juste une piqûre de rappel et la tentative de mettre des mots… sur des maux.

Dans un des épisodes de sa saga (de l’écriture jusqu’à l’édition) sur son livre :

« Les personnes dont on admire la volonté sont souvent celles qui ne se sont pas laissées le choix »

Lu sur le forum :

« La volonté est un muscle, cela se travaille » (idem à propos de la sociabilité)

Entendu en séminaire :

« Il y a ceux qui font, ceux qui font savoir et les autres »

Après qu’un nouveau se soit présenté, ait raconté sa découverte de SpikeSéduction puis ce qui a poussé à venir en vrai.

« C’est toujours étonnant voir le temps que certains mettent à se décider à venir en séminaire alors qu’ils lisent les articles du site depuis des années »

Mettons de côté ceux qui font savoir, les relais ne nous intéressent pas aujourd’hui.

Ceux qui font… et les autres

De mes observations, je retire que ceux qui font, font généralement beaucoup plus que les autres. Et ce, dans l’espace temps « normal », habituel. L’action s’inscrit dans leur quotidien. Ils entreprennent d’eux-mêmes, sont leur propre moteur, prennent l’initiative au lieu de la suivre. Ils n’attendent personne pour agir. Ils n’attendent pas non plus des résultats pour agir, ils agissent pour obtenir des résultats. Ils n’attendent pas l’élément qui provoquera leur action mais ils comptent bien sur leur action pour atteindre leurs objectifs. S’ils ont besoin des autres, ils agissent d’abord eux-mêmes, prennent les devants puis intègrent par la suite les gens dont ils ont besoin. Agir n’est pas « extra-ordinaire ». L’effort n’est pas(plus) un événement, mais bien une banalité. Une fois apprivoisée, l’action n’a plus rien d’exotique pour eux. Les actions des autres inspirent et motivent ceux qui font. Ils ne sont pas envieux ou aigris car l’action fait partie de leur réalité.

« Ceux qui ne font pas » se félicitent souvent d’avoir bougé le petit doigt vu qu’ils ont engagé un temps de réflexion conséquent avant d’agir. Leurs réflexions pré-acte les fatiguent tellement que le moment d’agir est repoussé au jour où ils seront en forme, le jour où ils auront assez capitalisé de réflexion, assez anticipé les cas de figure potentiels pour agir juste, « réussir ». Hélàs, nombreux sont ceux qui s’essoufflent avant d’avoir agi.

Et là vous vous dîtes qu’à part paraphraser le premier chapitre de « La magie de voir grand » de D.Schwartz sur « l’excusite », je n’amène pas grand chose… Et vous avez raison.

Le chargeur / L’ADN de l’action

Qu’est-ce qui creuse cet écart si grand entre ceux qui font et les autres ? La limite entre la passivité et l’action n’est pas si grande mais qu’est-ce qui l’explique ? Il y a le courage, l’audace mais pas uniquement puisque parmi ceux qui agissent, il y en a qui parviennent à faire plus que d’autres.

Quel est le critère complémentaire à la volonté ?

  • une nature hyper-active ?
  • une capacité de synthèse ?
  • les habitudes de ceux qui ont l’habitude de réussir ce qu’ils entreprennent ?
  • un entourage stimulant ?
  • un réseau et donc un éventail plus large de compétences à disposition ?

Tout cela compte, certes. Creusons encore et interrogeons nous sur notre attitude lorsqu’on établit des priorités, voire même face à une urgence.

LA gâchette / LE chromosome à soigner

Face à quelque chose que l’on veut absolument régler, aboutir, accomplir : quel est l’élément complémentaire de la décision de faire ? LE TEMPS. Celui dont on dispose ou non. Celui qu’on décide – avec plus ou moins d’honnêteté – de se laisser ou non. Un projet prioritaire, celui qu’on met le plus vite en oeuvre, est celui auquel on accorde le moins de temps pour en voir la finalité. Le temps qu’on choisit de s’accorder ou non est l’élément clé entre nos projets, celui qui priorise tout. Une urgence est une urgence car elle n’attend pas. On y fait face, on la « règle ». On ne se laisse pas de temps pour régler une urgence, on agit pour l’éliminer. La décision est double : on décide de la régler… et de ne pas se laisser de temps pour la régler.

Cette capacité d’action est notre relation à la durée entre la décision d’agir et l’acte. Ceux qui aboutissent plus de choses que les autres s’accordent moins de temps que les autres pour agir.
La procrastination consiste à repousser l’action, ne pas agir de suite, ce qui revient (rapidement) à… ne pas agir du tout. Une faible capacité d’action est donc une forte capacité à procrastiner quand une forte capacité d’action revient à agir non pas précipitamment mais à ne pas perdre de temps, à ne pas laisser traîner.

Prendre l’habitude d’agir y donne goût. Les premiers projets aboutis appellent les suivants. Quand le premier petit sucre bascule, les autres suivent. Sociabilité, volonté, ces attitudes font appel d’air et fonctionnent par cercles vertueux ou vicieux. L’action entraîne l’action. Les projets en appellent d’autres. Les rencontres en appellent d’autres. A contrario, l’isolement enferme dans la solitude. L’inactivité n’attire personne et va même jusqu’à rebuter puisque par contagion elle tire vers le bas. Emmurant ainsi doublement une personne : dans son isolement et dans son incapacité à agir.

Le mot du moustachu

L’aphorisme de Nietzsche qui m’a le plus marqué et qui reste un de mes préférés est sans doute « L’action exige l’oubli ».

3 mots qui en disent autant que cet article et confirment qu’il ne faut pas trop étudier avant d’agir sous peine de ne pas agir. Il faut se lancer. Trop de réflexion nuit à l’action.

Conclusion

Un des plus gros freins à l’action est le doute. Ce doute repose sur le choix entre plusieurs alternatives pour parvenir à une finalité. Le temps nécessaire au choix peut pourtant vite devenir un frein. La peur de l’échec écartée, pourquoi traîner ? Lorsque nous n’avons plus peur d’agir, ne pas s’accorder trop de temps est nécessaire.

Une fois que nous savons où nous voulons aller, une fois que nous acceptons l’échec comme événement potentiel sans le considérer comme fatal, une fois la décision prise de ne pas se donner trop de temps pour agir, il n’y a de place… que pour l’action.

Mes questions pour ne pas procrastiner

Acteurs

  • Est-ce que je peux mener ce projet seul ? Qui d’autre est impliqué ? (afin de ne pas se cacher derrière l’excuse de la nécessité de la collaboration pour l’avancement du projet)
  • Qui peut m’aider ? (Quelqu’un qui a entrepris un projet similaire, une personne qui a de l’expérience (de par sa profession, ses passions, son vécu, ses besoins) dans le domaine des compétences nécessaires à mettre en oeuvre pour mener le projet en question.)

Moyens

  • Où trouver l’argent nécessaire ? Un projet nécessite toujours un travail conséquent en amont de son financement. Il faut faire le maximum de travail en amont et tenter de vendre le projet ensuite. L’argent viendra déclencher la mise en oeuvre du projet.

Et vous, que faîtes vous pour ne pas traîner ? Quelles sont vos précautions ou ce que vous demandez ? Répondez en commentaire

Loïc

Adresse Email * Prénom *


1 COMMENTAIRE pour cet article.

  1. se muscler rapidement dit :

    la motivation est un facteur essentiel à la réussite de ses projets, comme dans la vie de tous les jours.

Qu'en pensez-vous ?

 (Ne sera pas publiée)

Archives par mois