ameliorer sa voix

Les hommes ont-ils une morale – partie I, par Pierre

Accueil > Avancé > Les hommes ont-ils une morale – partie I, par Pierre

moralite et seduction08H30 : La sonnerie de mon réveil me fait tomber du lit, j’ouvre les stores, le ciel est maussade et gris, qu’il fait bon vivre à Paris. Non mais c’est vrai, c’est quoi ce temps ? Plus de jupettes, plus d’épaules dénudées, où sont passées les femmes qui lézardaient à la terrasse des cafés derrière leurs lunettes de soleil trop grandes ?

09H30 : En parlant de café, je vous écris de celui qui se trouve en bas de ma rue. Assise à côté de moi, une petite brune d’une vingtaine d’années. Je la surprends en train de jeter un œil sur mon écran, je ne sais pas pourquoi mais mon petit doigt me dit que je lui plais…

09H35 : Je profite du contexte pour lui demander son avis sur un message envoyé par un lecteur du forum.

Salut Pierre,

Je viens vers toi suite à la légère euphorie des membres de retour de ton atelier, qui m’a poussé à me poser certaines questions, non pas techniques, mais plutôt morales.

Je m’explique: Chaque jour ou au moins plusieurs fois par semaine tu abordes des filles (je me base juste sur l’expérience que tu as, en lisant les témoignages). 

Or je m’interroge : 
-> A chaque fois que tu abordes une fille et que tu obtiens son numéro, admettons que par la suite, tu la revois, et que finalement tu te mettes en couple…
Est ce que tu continues à aborder ? Si oui pourquoi ?
Si non, comment se fait il, que tu aies autant d’expérience en n’abordant pas lorsque tu es en couple.

En fait là où mon incompréhension réside, c’est dans le fait que pour avoir autant d’expérience, il faut en acquérir, or :
Soit tu n’abordes pas dans l’optique de trouver une dulcinée, mais plus pour la beauté du geste.

Soit tu abordes aussi quand tu es en couple(je ne cherche pas du tout à te piéger, juste à comprendre)

Merci d’avoir pris le temps de me lire,

A bientôt,
Léo.

Bonjour Léo,

Mademoiselle Moretti, ma professeur de français – Elle était surnommée Sharon Stone car elle faisait fantasmer tous les garçons du collège lorsqu’elle croisait et décroisait ses jambes. J’entrevois encore la dentelle sur le haut de ses cuisses quand ses bas glissaient langoureusement l’un sur l’autre – t’aurait dit que lorsqu’un élève pose une question à voix haute, 10 autres se la posent à voix basse.

Plusieurs choses m’ont frappées lors de la lecture de ton message :

  • Sur la forme : Sa structure est ordonnée avec l’ordre et la rigueur d’un théorème de mathématiques. Comme beaucoup d’entre vous vous, je ne pense pas que la séduction soit une science exacte et je ne saurais trop te conseiller de l’aborder avec plus de légèreté.
  • Sur le fond : Tu ne nous donnes pas ton âge, et je me demande bien ce que tu entends lorsque tu nous parles « d’expérience » ?

De même que l’on n’a pas la même expérience à 18 ans qu’à 28 ans, il faut savoir faire la différence entre expérience quantitative et expérience qualitative.

L’expérience qualitative

En règle générale, chez qui trouve t’on le meilleur produit ? Chez l’artisan qui mise avant tout sur la qualité du produit ou chez l’industriel qui brasse de la quantité ? « Réponse A Jean-Pierre : l’artisan »

Alors pourquoi serait ce différent lors d’un rapport de séduction ?

L’expérience quantitative

J’attire votre attention sur la nuance* qui existe entre :

  • Le dragueur qui aborde en quantité et dont le but premier reste de se vider les roupignoles version raisins secs. A ne pas confondre avec
  • L’homme élégant capable de créer des interactions sociales en s’intéressant réellement aux personnes qu’il croise dans sa vie quotidienne (Soirée entre amis, supermarché, café, boulangerie, balade au parc etc…)

J’entends beaucoup d’hommes pavaner sur le nombre de leurs conquêtes. Et pourtant, dès que l’on gratte un peu sous l’épaisse couche de fond de teint**, on s’aperçoit qu’ils ne nous disent pas la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Les gens ne sont pas dupes et même s’ils ont la politesse de ne pas vous le dire à voix haute, ils savent très bien placer le curseur entre « l’homme élégant» et « l’homme qui se soule au whisky coca tous les samedi soir pour dompter sa peur d’aborder les filles »

A suivre

Pierre

* Nuance : mot qui, lorsque l’on lit certains commentaires, ne doit pas figurer dans le vocabulaire de tous. Pour reconnaître ces personnes, c’est assez simple, ils ponctuent leurs phrases d’insultes, de « lol » et de « mdr ». Chose curieuse : ces mêmes gens, qui râlent à la publication de chaque article, continuent à lire le site depuis plusieurs années. Ne cherchez pas d’explication rationnelle ici, je n’en ai pas non plus –

** Fond de teint : artifice de séduction féminin. Souvent utilisé à tord dans le but de camoufler la misère, fait aujourd’hui partie des mœurs de la société : c’est à dire vous avez le droit d’en parler ou de l’utiliser sans vous faire insulter.

Adresse Email * Prénom *


5 COMMENTAIRES pour cet article.

  1. fine dit :

    Bonjour,

    Je pourrais peut-être apporter mon point de vue dans cette question très intéressante. J’ai 35 ans, suis marié, ai deux enfants et suis merveilleusement heureux dans mon couple.

    Depuis noël dernier, je me passionne pour la séduction. Je m’y intéressais depuis longtemps, mais sans lever le nez, sans me rendre compte que d’autres y avaient réfléchi. Je pratique et étudie donc intensément la séduction depuis quelques semaines et ai de facto fait des rencontres intéressantes, enrichissantes, avec des femmes qui chacune est un monde à part entière.

    Je suis donc dans le second cas de ta réflexion, celui dans lequel quelqu’un est amené à aborder en étant en couple. Comment gérons nous cette situation, mon épouse Stéphanie et moi ?

    Pour essayer d’y répondre, je vais faire le focus sur quelques caractéristiques de notre couple.

    - Nous sommes un couple « normal ».
    J’entends par cela que nous ne sommes pas a priori libérés, avec des moeurs dissolues. Nous n’avons jamais fait ensemble de trucs à plusieurs. Nous vivons une vie de famille normale. Nous avons grandi chacun dans des milieux sociaux privilégiés sans être ostentatoires. Bref, nous sommes un couple moyen.

    - Nous avons vécu des crises comme tous les autres couples. Par exemple, durant un long voyage professionnel, il y a 5 ans, j’ai trompé Stéphanie et le lui ai avoué. S’en est suivie une profonde remise en cause de nos modèles prédéfinis sur l’amour. Elle, plus tard, est tombée très amoureuse d’un garçon. Nous avons donc du apprendre à nous découvrir. Nous avons du comprendre et accepter nos névroses respectives (tout le monde a des névroses).

    - Nous avons découvert que si chacun s’épanouit, pas seulement dans le cadre du couple mais également individuellement, nous devenons de plus en plus amoureux l’un de l’autre. Cela se traduit par le fait que je ne contrôle surtout pas la vie de Stéphanie, qui a un besoin profond de libérer un contrôle qu’elle s’impose inconsciemment avec une rigueur incroyable sur elle même. De son coté, elle accepte intimement mon besoin de plaire et de rayonner, sans doute en partie lié à un besoin de me rassurer, et d’autres raisons inconscientes. Nous sommes étonnés des résultats. Stéphanie et moi sommes rayonnants et ce qui pourrait être l’objet de discorde est devenu un sujet de complicité.

    - nous sommes honnêtes en veillant à nous ménager l’un l’autre.
    J’entends par cela que nous nous connaissons l’un l’autre par coeur. Cependant, chez nous, cela ne se traduit pas par « nous nous disons tout ». Bien sûr, Stéphanie n’est pas dupe. Elle sait que j’ai des aventures. Ce n’est pas une raison pour les lui décrire dans le détail. De son coté, elle vit une relation avec un garçon dont nous rions bien ensemble. Elle me rassure continûment sur le fait que je suis le seul vrai homme de sa vie, et le fait sincèrement. La complicité est donc présente, mais c’est un sujet que nous savons sensible. Nous nous donnons le temps de nous apprivoiser. Après tout, nous vivrons sans doute nos 60 prochaines années encore ensemble.

    Pour conclure, je résumerais ainsi la réponse que je retire de mon expérience : qu’on soit séducteur, joueur, gangster, geek, etc. Cette passion fait partie de soi. Elle est donc un élément incontournable de la vie de couple et ne devrait pas en être dissociée. Chacun devrait donc trouver comment la vivre en symbiose avec sa conjointe.

  2. Yohann dit :

    Pierre, une fille qui regarde sur ton écran est forcément intéressée ?

  3. La comparaison entre l’artisan et l’industriel est assez belle, mais ne correspond pas tout à fait à la situation d’un séducteur.

    En effet, un artisan avant de faire de très beau meubles de qualité doit se former pendant de nombreuse années, où il réalisera de nombreux meubles. L’industriel lui n’a pas besoin de se former bien longtemps, car une fois qu’il a une technique qui marche, il lance sa production, et ne la changera celle-ci que si la demande change.

    Donc, si on reprend la même comparaison, un bon séducteur doit aller aborder un nombre considérable de femme, pendant plusieurs années, alors que l’industriel doit apprendre une technique qui marche et puis se lancer une fois pour toute.

    Je pense de ce point de vue, que le séducteur artisan acquière bien plus d’expérience humaine, malgré que sa méthode puisse paraitre d’un premier abord vulgaire et dénué de toute morale.

  4. Mathieu dit :

    Le texte aurait pu être pas mal, seulement la partie « nuance » tout en bas gâche tout. Dommage

  5. The Good Shepherd dit :

    On ne dit pas que la qualité vient après la quantité? C’est bien de la que vient l’expérience? Tu oublies de préciser qu’il y a des dizaines de nuances entre ces deux notions, sinon, il suffirait de rester avec sa première copine.

Qu'en pensez-vous ?

 (Ne sera pas publiée)

Archives par mois