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Drague : pourquoi certains sont bloqués (et ce qu’ils devraient faire pour y remédier)

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Techniques de drague inefficaces : pourquoi

L’avantage du recul, c’est l’expérience. Et l’expérience consiste d’abord, avant de se la péter, à savoir compter : compter les successoins de coïncidences, qui portent d’ailleurs un nom : les récurrences.

J’ai côtoyé suffisamment de clients / amis / hommes en général en échec complet avec les femmes pour en dresser une typologie assez parfaite, dont je vais vous livrer aujourd’hui quelques aperçus.

Prenons-là sous l’angle des hommes qui n’y arrive(ront) pas avec les femmes. Pire que les timides (car la timidité, elle, se soigne), ce sont ceux qui répètent inlassablement les mêmes erreurs dans leur mode de vie, et s’étonnent de l’absence de toute progression dans les résultats. Vous connaissez probablement la citation du même nom, inutile de vous la répéter.

Voici donc 7 types de garçons ou d’hommes qui ne parviennent jamais à séduire durablement une femme et qui, s’ils ne changent pas radicalement ce que je vais leur désigner, n’y parviendront jamais.

7 types d’hommes inaptes à la séduction

7. Le nerd / no-life / etc.

Inutile de s’acharner sur une ambulance…

Plus intéressante est la suite.

6. Le « total business man »

Plus inatendu (et donc plus intéressant) dans notre classement, le « total business man » ne désigne évidemment pas la catégorie des Bernard Tapie pleins de gouaille et de rouerie, ni celle d’un Lagardère avec ses contacts et sa ressource, mais plutôt ce que j’appellerais les  Dupond-Dupont du managériat, ou ces milliers d’hommes d’affaire anonymes avec téléphone de fonction, ordinateur portable IBM de fonction (beurk), voiture de fonction (double beurk), et surtout… cerveau de fonction.

Formé aux strates sclérosantes du secteur tertiaire (assurance, notariat, etc.) par ses voies les plus dématérialisées, isomorphes, ils sont globalement aussi performant et bien notés par leur entreprise qu’ils sont asexués dans la vie.

Une personne du sexe opposé qui ne s’intéresserait pas à leurs avances est un « problème » à « adresser » avec un certain nombres de « solutions » plus ou moins éprouvées qui doivent être mises en places dans des « meetings » organisés à intervalle réguliers. Les femmes, pour lesquelles ils n’ont jamais ressenti ce désir violent qui douloureux qui court du sexe au bas des tripes, se distinguent essentiellement par la couleur de leur cheveux : une telle est brune, l’autre blonde, la dernière rousse. Et cela s’arrête là. La poésie, l’art et les sentiments sont des catégories si étranges qu’il est bien normal qu’on les ait enfermées sous d’épais murs dans des musées.

Avec cette catégorie-là, c’est généralement de deux choses l’une :

  • ou bien ils se rencontrent (entre eux) très tôt et scellent leur engagement très tôt pour se « débarrasser » le plus vite possible de ce problème relationnel et se concentrer sur le seul qui les intéresse vraiment : leur carrière (aussi appelé « syndrome Sciences-Po », où les seules filles disposées au jeu de la séduction sont les étrangères en Erasmus, les françaises ayant trop peur de subir un revirement émotionnel juste avant un examen important, elles préfèrent sortir avec une lopette, ami de la famille, stable et sans danger)
  • ou bien ils finissent par avoir recours à des services tarifés, l’échange sexe ressource étant le mode de langage des femmes le plus proche de celui imprimé dans leur logiciel interne

Ce qu’il devrait faire pour y arriver

  1. Pas grand chose à faire malheureusement, le cerveau n’est pas à disque dur sur lequel réinstaller un autre « OS »…
  2. …au mieux peut-on lui conseiller de fréquenter des endroits où les femmes parlent son langage, séminaires d’entreprise, salles d’attente d’aéroports liaisons courtes, etc.

5. Le « gros bosseur »

Socialement parfaitement accepté – car utile aux classes dominantes car corvéable à merci- mais en réalité parfaitement névrosé car inapte à gérer toute forme de solitude et donc à exister par lui-même, le gros bosseur (qu’il soit ou pas business man, cf catégorie précédente) présente surtout l’énorme inconvénient d’une très faible surface de contact avec le monde.

Paradoxalement bien calé dans ses piles de factures, rendez-vous clients et autres déclarations de TVA qui le rassurent et le stabilisent, il ne songe jamais à intercaler entre ses périodes de travail d’autres dites de simple « existence », comme

  • s’arrêter à une terrasse de café boire un Perrier menthe pour le seul plaisir de jouir du dernier rayon de soleil,
  • sortir de chez soi faire un tour, pour le simple plaisir de marcher et de regarder les gens
  • etc.

Il vit généralement le manque de femmes uniquement à la nuit tombée et comme des envies épisodiques à la résonance plus ou moins aiguë dans le bas ventre. Une fois le désir consommé, le gros bosseur va vite se coucher car demain il faut se lever tôt et tout recommencer.

Ce qu’il devrait faire pour y arriver

  1. Etre résolu (par avance) à dire oui aux sollicitations extérieures quand et comme elles se présenteront
  2. Chercher et voir ses propres défauts chez les autres afin de s’en dégoûter régulièrement
  3. Chercher d’autres modes de réalisation personnelle que l’échange effort-travail-récompense
  4. Avoir des amis à son opposé (et les conserver)

4. Le faux sympa

… où la catégorie d’enfoirés (les vrais, pas les « Enfoirés » – avec un E majuscule – de la gauche caviar escrocs aux impôts qui viennent chanter tous les ans à la télé pour se rappeler au bon souvenir du public qui les subventionne en achetant leurs disques et autres places de cinéma) que j’ai peut-être mis le plus de temps à détecter.

Poli, relativement agréable physiquement et bien mis dans ses vêtements, par habitude, il suscite l’être « normal » une immédiate empathie et une envie de le connaître plus. Les coachs séduction, notamment, rencontrent fatalement cette typologie de client : on ne comprend sincèrement pas pourquoi diable il peut bien avoir des problèmes pour séduire ! Et, un peu de ce fait et aussi parce qu’on se prend d’une certaine tendresse pour lui, on se dit qu’on le verrait bien en ami. Alors on lui propose de se revoir, hors atelier et hors de toute relation financière. Flatté mais juste ce qu’il faut, pas trop, il réagit positivement à la sollicitation et, devient à défaut de bienveillant, toujours disponible.

Il faut des semaines, que dis-je, des mois, pour le démasquer cet enculé. Cela commence par des petits mensonges et/ou des micro-défauts. L’arnaque la plus classique touchant presque toujours au porte monnaie, c’est par là que j’ai appris à regarder en premier. Il dépense peu, laissant par là entendre une conjoncture économique personnelle un peu serrée (chômage, baisse provisoire de revenu, etc.) et puis un jour, au hasard d’un pull oublié à la maison, on découvre qu’il habite un appartement trois fois grand comme le nôtre, qu’il paye une misère grâce à une subtile arnaque aux HLM, un héritage familial qu’il n’avait surtout pas oublié de ne jamais mentionner, ou toute autre opération chanceuse à son profit.

Et de fil en aiguille, c’est désormais vers qui va progressivement révéler la face pourrie du fruit. Le gentil petit client / devenu élève / devenu copain / devenu ami n’a en réalité aucun problème réel à rencontrer des filles de son niveau (ndlr : on devrait tous rencontrer des femmes de notre niveau, ce serait la meilleure motivation à l’augmenter régulièrement) puisqu’il est même capable de les utiliser et de les quitter comme des ressources périssables, sans considération aucune pour la souffrance infligée – ce qui est la vraie marque du salaud -, mais il souffre en secret d’une frustration de ne pas mettre les filles plus belles dans son lit, et c’est pour ça qu’il a fait appel à vous.

Généralement complexé (par sa taille, son statut social, son manque de classe ou d’intelligence, ou bien le tout réuni), il voit le monde entier comme un pourvoyeur de ressources dans la quête de son but ultime, de sa délivrance personnelle : l’accès au corps parfait des femmes qui le terrorisent depuis toujours, et l’envie que cet accès suscitera sur les autres.

Heureux destin qui est celui des femmes très belles que de disposer, non pas d’un radar à connard, mais d’une protection naturelle contre les profiteurs, dont cette race fait partie. Les moins belles, malheureusement moins enclines par la nature à développer ce type de radar car non strictement nécessaire à leur survie, subiront toujours hélas les frais des mensonges liés à leur frustation (les mensonges étant presque toujours liés à une forme de frustration, car l’être pleinement épanoui n’a pas fondamentalement besoin de mentir)

Je sais que ce site est lu par tous les autres « coachs séduction » (la plupart était d’ailleurs inscrits sur notre forum avant, vous retrouverez donc Nicolas Dolteau sous le pseudo de Bel Ami, Blusher sous son propre pseudo, etc. etc.), alors j’en profite pour leur passer le bonjour et tous mes voeux de bonheur car, avec des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis.

Ce qu’il devrait faire pour y arriver

Souhaitons-lui de tomber sur une énorme manipulatrice, ça lui fera les pieds.

3. Le faux hétéro

Plus évident à deviner (je n’ai pas dit à discréditer) que le faux gentil, plus digne de réelle empathie également, le faux hétéro en quête de (soi-disant) techniques de drague est celui de la liste que je vais ménager car, à contrario du précédent, il n’est pas fondamentalement mauvais.

Historiquement inversé dans sa sexualité pour des raisons familiales (mère omniprésente, disparition soudaine de modèle masculin, rôle social ambigu, etc.), il continue néanmoins de porter la lourde charge d’une nécessaire hétérosexualité, en réalité totalement simulée.

Entouré principalement de soeurs, cousines et nombreuses filles au sein de son cercle social bien fourni (filles qui ne ressentent en sa présence aucune gêne et aucun danger, comme en présence de l’une des leurs), il présente généralement ses échecs amoureux et / ou de drague comme une incapacité à choisir, à affirmer ses préférences, à tomber amoureux, à ressentir du désir. Bref, il ne sait pas ce qu’il veut.

L’enchaînement (irrégulier mais néanmoins réel) de relations avec des femmes lui permet de donner le change avec bien plus d’aisance et de conviction que, par exemple, notre nolife qui n’a pour lui que le monde virtuel de la drague sur AdopteUnMec. Mais la répétition des ruptures, ainsi que l’extrême capacité à rester ami derrière – ce qui est impossible à tout homme très sexué -, doit néanmoins vous mettre la puce à l’oreille.

Tout comme l’est la complète incohérence de ses goûts féminins : soit disant attiré tour à tour par des morphotypes aussi opposés que les japonaises et les scandinaves, ou les africaines et les sud-américaines, il n’est en réalité – vous l’avez compris – attiré par aucune d’entre elles. Sinon par la « nouveauté » vécue comme une simple « expérience ».

Ce qu’il devrait faire pour y arriver

Admettre sa sexualité lui-même comme un grand, parce que personne – aucun ami – ne l’aimera ni ne le détestera assez pour lui mettre devant les yeux la réalité de ce qu’il est.

2. Le pacifiste idéologique

Perçu quasi-unanimement comme faible par son entourage, notre « pacifiste » se caractérise non par sa neutralité mais par l’idée qu’entrer dans un rapport de force est toujours une option (totalement) exclue.

Profondément opposé à l’idée de conquérir son territoire (et parfois aussi à celle de défendre le sien), son idéologie le pousse à ne voir dans la séduction qu’un processus retord de « manipulation » auquel il ne s’estime pas destiné, creusant ainsi les sillons de sa probable manipulation par le monde extérieur qui, lui, n’a jamais tant de scrupules.

Pour simplifier, ou pour trouver une analogie, on pourrait choisir celle-ci : ce sont les gens qui se désintéressent le plus de la publicité qui en sont le plus victimes, étrangers qu’ils sont à tous les ressorts de celle-ci.

La poursuite dans le temps d’un rapport humain étant toujours une affaire de pouvoir car basé sur le principe d’un échange d’une ressource plus pertinente pour l’autre qu’elle ne l’est pour soi (exemple : mon temps contre ton savoir, ton argent contre mon amour, mon admiration contre la satisfaction de ta vanité, etc), notre idéaliste, exclu de facto de toute possibilité de relation longue (qui implique de multiples tests, résistances, combats, oublis, pardons, sanctions, etc.) se retrouve réduit à la portion congrue des rencontres au hasard. Avec celles qui veulent bien de lui. Car elles possèdent déjà ce qui lui manque. En l’occurrence des couilles.

Ce qu’il devrait faire pour y arriver

Une greffe.

1. Le robot

Se fier à ses sensations pour séduire

Evidemment, avec l’ordre inversé, j’ai gardé le « meilleur » (du pire) pour la fin.

Sans aucune émotion (ou du moins il ne semble en avoir aucune, ce qui revient en relations sociales à peu près au même), le robot semble également dénué de toute âme, compassion, empathie, intelligence sensible. Bref, de toute humanité.

La séduction étant l’affaire de vivre des sensations suffisamment justes pour pouvoir s’y fier (cf lecture des signes d’intérêt) et suffisamment fortes pour pouvoir les faire ressentir à l’autre (cf créer de l’attraction), ce calculateur froid (derrière la façade duquel on trouve toujours un vrai timide) se retrouve logiquement et complètement démuni devant ces boules d’émotions que sont les femmes. Sa réponse ? Une perpétuelle fuite, toujours plus avant, vers la recherche de solutions rationnelles, toujours plus rationnelles, à cette absence d’attraction qui le poursuit et le mutile.

Après avoir ingéré dans les dernières années l’intégralité de la Mystery Method et autres techniques de drague américaines, qu’il avait dès leur sortie accréditées comme parfaitement efficaces puisque parfaitement algorithmiques, il est aujourd’hui toujours plus seul, toujours plus frustré, et toujours plus méchant.

Et comme il a beaucoup de temps pour lui puisqu’aucune copine pour le lui prendre, il hante internet à la recherche des gens plus heureux et/ou plus séduisants que lui pour tenter de leur pourrir la vie, afin de mettre un peu la sienne à niveau.

Ce qu’il devrait faire pour y arriver

Accepter son erreur de jugement et re-naître avec une âme en lieu et place d’un « logiciel ».

On ne vit que deux fois.

Stéphane

Ps : ai-je raison ? Avez-vous des amis comme cela ? Je parie que oui, dites-le en commentaires

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34 COMMENTAIRES pour cet article.

  1. Amadeus dit :

    Je me retrouve beaucoup dans cette liste de tableaux un peu lapidaire et implacable.
    Ça fait mal de le reconnaitre.
    Vous avez tous l’air d’être d’accord de manière presque unanime sur le fait que ces types de personnes sont irrécupérables en matière de séduction.
    Y a de quoi vraiment déconcerter et a mon tour de vous demander si il y a vraiment aucun espoir?

  2. Stéphane dit :

    @Luca : chez nous c’était « Bel ami », avec ou sans tiret entre les 2 je ne sais plus

  3. Luca dit :

    Bonjour,
    Quel était le pseudo sur FTS de Nicolas Dolteau ?
    Merci d’avance ;)

  4. Stéphane dit :

    @L’ami : et alors ? C’est parfaitement vrai que j’ai commencé sur FTS, dont j’ai d’ailleurs spontanément remercié le webmaster alors qu’il ne m’avait rien demandé. Tous les « coachs » l’ont-ils fait ? Cela m’étonnerait…

  5. L'ami dit :

    « Je sais que ce site est lu par tous les autres « coachs séduction » (la plupart était d’ailleurs inscrits sur notre forum avant, vous retrouverez donc Nicolas Dolteau sous le pseudo de Bel Ami, Blusher sous son propre pseudo, etc. etc.), alors j’en profite pour leur passer le bonjour et tous mes voeux de bonheur car, avec des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis »

    C’est, à peu de choses près, exactement ce qu’on peut lire de la part d’un certain Frenchkiss, initiateur du site FTS, au sujet d’un certain ‘spike’. Donc cela ne manque pas de sel
    Cdlt
    l’ami

  6. archie dit :

    Analyses pertinentes et très fines adoubées d’un bon sens de très haut niveau.
    Un article potentiellement déclencheur de profondes prises de conscience pour ceux qui sont honnêtes avec eux-mêmes combien même ils constatent avec effroi qu’ils sont dans l’erreur.

    « La poursuite dans le temps d’un rapport humain étant toujours une affaire de pouvoir car basé sur le principe d’un échange d’une ressource plus pertinente pour l’autre qu’elle ne l’est pour soi (exemple : mon temps contre ton savoir, ton argent contre mon amour, mon admiration contre la satisfaction de ta vanité, etc), »
    ==> A la lumière de cette phrase, 99% des ruptures et des « pertes » d’amis s’expliquent.

  7. Yann. B (donneurs de bons liens) dit :

    J’aime et j’aime, j’aime surtout ce petit courage Soralien à balancer les noms Stéphane :  » vous retrouverez donc Nicolas Dolteau sous le pseudo de Bel Ami, Blusher sous son propre pseudo, etc. etc.) »

    Et je confirme que, objectivement parlant, l’introduire dans la catégorie numéro 4 est validé par le fait que Mr Coach Séduction balance les photos de ses conquêtes (une partie de la conquête, un trophée) sur sa page fan sans le moindre remord. Mais un autre site fait pire

  8. Andy dit :

    correction : à tous les potes que j’ai croisé et qui sont encore là !

  9. Andy dit :

    Bonsoir ,

    Je lis le 4 et je pense que le plus difficile n’est pas de reconnaître l’ordure dans une optique intellectuelle, dans un raisonnement mais de percevoir l’ordure dans une optique émotionnelle car l’ordure est censé être un « pote ».

    On se dit « Nan, c’est pas possible. J’ai du mal voir ! » alors qu’en fait, à 70% des cas , on a très bien vu.

    Avoir le courage de son opinion et quand il est temps de couper dans le lard, littéralement, ne pas avoir d’hésitation. On a qu’une vie.

    Certains personnes restent dans votre train pendant une longue période, d’autres font passer et certains doivent partir , manu militari.

    Remerciement à toutes les gens biens , les vrais potes que j’ai croisé et le reste, quel reste d’ailleurs ? : )

    A.

  10. terence dit :

    Reza oui sa femme joue avec un sextoy mais elle a choisi et recherché cet homme businessman, pour s’en plaindre et si elle le trompe, ce sera avec le même genre de mec

  11. Iskandar dit :

    @Stéphane: Instructif comme article. Il m’a parlé, car je me suis reconnu dans 1-2 portraits.

    Il y en a 1 particulièrement qui m’a fait tiquer. J’ai une paire de couille, et suis capable de faire face à un rapport de force. Mais ce n’est pas quelque chose qui est normalisé pour moi. C’est-à-dire que si je peux le gérer sans difficulté, pour peu que je me rende compte de quoi il s’agit, ça me rendra malheureux qu’un proche rentre dans ce genre de rapport avec moi. De plus, quand je rentre dans ce type de rapport, ce n’est pas avec la simple volonté de vaincre, mais celle d’annihiler l’ennemi ! (j’espère que l’image est parlante :D .) D’où je parlais de mon absence de normalisation de ce type de rapports.

    Donc je voulais te demander si tu as des idées pour réaliser cette « normalisation ».

  12. Maxime dit :

    Les Nerds : il serait utile de définir ce que tu appelles un nerd, parce que d’une certaine manière on peut me définir comme tel, et pourtant, je n’ai pas trop de mal avec les femmes.

    Les « Business Man » et « Gros bosseurs », j’ai du mal à les distinguer. L’un est un « winner » (cadre sup’ après avoir réussi des études sélectives), l’autre juste un « workaholic » qui fait un métier moins reconnu socialement ? Allons, ce sont les mêmes au fond. D’ailleurs si le « business man » a réussi ses études, ne se pourrait-il pas, au moins en partie, parce que c’est un « gros bosseur » ? (et par ailleurs, « no life » est un terme qui s’applique bien aussi à ces gens, même s’ils ne passent pas leur temps sur internet).

    Le « faux sympa », il me fait penser à ce qu’on appelle « pervers narcissiques » dans certains livres psy. Tous ne sont pas radins ; par contre la radinerie de ceux (celui?) dont tu parles doit expliquer en partie pourquoi il n’arrive pas à choper les plus belles. Ils ont peu d’émotions, mais au contraire du robot, savent les imiter, manipulateurs qu’ils sont. Ils sont forts complexés en cachette, et essaye de le cacher en pensant que tout leur est du (y compris en ce qui nous préoccupe, les plus jolis femmes). La jalousie est le moteur qui les anime ; s’il ne mentionne par leur héritage, c’est pour ne pas te rendre jaloux. Je ne lui souhaite même pas de tomber sur une manipulatrice, ça ne fera que renforcer les conviction manipulatrices de ce genre de personnage. D’ailleurs, ils ont tendance à se mettre en couple avec des manipulatrices LSE. Qui se ressemble…

    Le « faux hétéro » n’est-il pas aussi très souvent doublé d’un « pacifiste » ?

    Quand au robot, je n’en ai jamais rencontré, mais ça me fait un peu penser à un autiste qui aurait lu un manuel de séduction. Si quelqu’un devait se reconnaitre dans cette description, je ne peux que lui conseiller de s’intéresser au sujet de l’autisme, notamment l’autisme dit de « haut niveau » ou syndrome d’Asperger.

  13. Jonathan dit :

    Et bien, je suis un robot. L’analyse tombe juste ( à part l’aspect méchant qui rabaisse les autres au lieux de tenter de s’élever au dessus d’eux. ).

    Je ne suis, pour ma part, pas dénué d’émotion, c’est juste que si il n’y a aucun engagement émotionnel il ne peut y avoir aucune déception et par conséquent aucune souffrance.

    Cela m’a paru attrayant, peut-être qu’un jours je changerai d’avis. Mais pour l’instant je ne vois pas cela comme une barrière, c’est plutôt une autre façon de voir le monde.

    En mettant de côté l’aspect émotionnel, on se concentre sur l’essentiel ( même si certains, peut être même tout le monde, dira que l’essentiel c’est justement cet aspect là. ). Tout devient quantifiable, on progresse plus vite et on apprend de ses erreurs. Pas de regrets car chaque choix a été guidé par la raison et non par une pulsion.

    Mon monde est gris et terne, mais je l’aime comme ça.

    En tout cas merci à toi Stéphane, être mis face a la réalité entraîne toujours une introspection, ce qui ne peut être que bénéfique.

    PS : Autre erreur dans l’analyse, je suis de moins en moins seul et frustré. Ce qui explique peut-être l’absence de haine dans mon post.

  14. Olivier dit :

    Apte !
    Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

  15. Maurice dit :

    Je sens que Stéphane va me détester encore mais…

    « ce sont les gens qui se désintéressent le plus de la publicité qui en sont le plus victimes, étrangers qu’ils sont à tous les ressorts de celle-ci. »
    Je me désintéresse complètement de la publicité, je trouve ça con, niaiseux, stupide, débilisant, nuisible, laid… Et certes j’en connais certains ressorts, qui me la rend encore moins sympathique !
    Et à côté de ça, je mène une vie assez ascétique relativement loin de la consommation. Je me fiche des marques et suis relativement bon dans la recherche du meilleur rapport qualité/prix dans le peu que j’achète.

    Prudence donc avec les généralisation, c’est toujours tellement difficile avec nous autres humains.

    Je crois que cet article doit plutôt être à prendre comme un ensemble de pistes de réflexion qu’il conviendrait de creuser. Encore une fois, il est bien difficile de catégoriser les humains (dans le domaine de la santé mentale, ce n’est pas un hasard d’ailleurs s’ils en sont à la 5ème version du DSM, livre de consensus des psychiatres américains qui répertorie les différentes pathologie et qui est passionnant notamment en ce qui concerne les Troubles de la Personnalité – qui concerneraient bien plus de personnes que ce que l’on peut penser de prime abord).

    Ceci étant, ce défrichage n’est certes pas inutile et donne à réfléchir (et rien que pour ce don… merci !)

  16. flonaish dit :

    Pour ceux qui n’auraient pas percé l’un des secrets de la pertinence de Stéphane, je pense qu’il est là :
    « L’avantage du recul, c’est l’expérience. Et l’expérience consiste d’abord, avant de se la péter, à savoir compter : compter les successions de coïncidences, qui portent d’ailleurs un nom : les récurrences. »
    Naturellement, on construit tous mentalement des modèles théoriques et des techniques qui semblent très logiques. C’est ainsi qu’on construit des choses qui, on en est sûr, devraient marcher mais qui ensuite ne marchent pas… Stéphane commence avec une page blanche sur chaque sujet, en observant, regroupant, acceptant pleinement la réalité qu’il voit même si elle va en sens inverse de la logique, ce n’est qu’une fois les données collectées que la théorie apparaît. Vous devriez commencer à faire de même.

  17. jaraya dit :

    j’ai adoré le numéro 4,

    à prôner l’amoralité et les relations calculées à qui veut bien l’entendre, dans les séminaires, il est de plus que normal (et heureusement) de se faire prendre a son propre piège,

    bref si amitié il y a, ce n’est pas dans vos clients (surtout ceux qui ont payer le plus) qu’il faut piocher, ou alors il faut y voir le numéro 3 (et je suis sur qu’il y en a beaucoup ;-) )

    le ponpon reste :

    « un héritage familial qu’il n’avait surtout pas oublié de ne jamais mentionner, ou toute autre opération chanceuse à son profit. »

    Depuis quand parle t’on argent avec ses amis ?

    vous espériez lui surcoter vos conseils « amicaux » sachant cela ?

    qu’il vous offre un plein pour profiter de votre jaguar type-E, parcequ’il est votre « amis » ?

    bref je comprend tout à fait votre frustration, mais tout cela me semble malheureusement inévitable en l’état.

    « Dans le monde, vous avez trois sortes d’amis : vos amis qui vous aiment, vos amis qui ne se soucient pas de vous, et vos amis qui vous haïssent. »

    je vous laissent trouver l’auteur de cette citation ;-)

  18. Maurice dit :

    @ Nico

    Et alors ? Tu n’as pas couché avec des hommes et seulement avec des femmes, tu as par ailleurs ton histoire et je ne vois pas ce que vient faire l’allusion à l’homosexuallité dans l’article (qui me semble d’ailleurs avoir été légèrement modifié depuis mon intervention).

    Autrement dit, tu as eu et tu as une sexualité normale – étant entendu que le terme « hétérosexuel » est une invention des groupes de pression arc en ciel… Et qu’il serait bon parfois que les gens ait un peu de distance par rapport aux termes novlangues que les médias essaient de faire avaler.

    Ensuite que tu aies développé une sensibilité différente par cette proximité des femmes n’a pas fait que tu te sois mis à reluquer les culs des mecs. Alors basta avec ces idées de faux hétéro ou d’homo refoulé. Surtout que si l on excepte les cas exhitionnistes qui se pavanent dans le Marais, ce sont bien souvent ceux qui le paraissent le moins qui en sont pourtant (et alors quoi ? On appellera ces gens des hétéros refoulés ? Des faux homos ? Foutaises !)

    Et d’ailleurs, les homos, ca n’existe pas, je veux dire par essence. Il y a des comportements homosexuels, mais tant qu un mec n a pas eu une attirance pour un autre mec, il n y a pas de comportement homosexuel. Donc pas d’homo, ni refoulé, ni inconscient, ni quoi que ce soit entre psychanalyse et beauferie. Simplement un type qui n agit peut être pas tout à fait selon la norme masculine actuelle dans d autres domaines que sexuels – parce qu encore une fois, tout n est pas sexuel non plus dans cette vie, enlevez-vous les délires freudiens du crâne.

  19. Nico dit :

    Et merde, je suis un faux hétéro … Et Maurice, ça ne veut pas dire que je suis secrètement attiré pas les hommes … ça n’est pas du tout le propos de Stéphane. ça veut dire que j’ai été élevé par ma mère, que j’ai fait des études de Lettres, que j’exerce un métier avec une forte présence féminine et que naturellement, je suis super à l’aise avec les femmes … qui ont toutes la fâcheuse tendance à m’appeler « Chouchou » … Super ! Alors petite nuance, lorsque j’ai passé 1 an dans la Marine je me suis aussi senti bien dans cet univers de camaraderie très masculine et non Maurice, je n’ai pas « croqué la biscotte » ! Bref … Stéphane, tu m’as cloué.

  20. Axou dit :

    Maurice, c’est peut-être parce que ces personnes appartiennent à une autre catégorie.

  21. Marius dit :

    Moi je ne comprends pas l’affirmation «on devrait tous rencontrer des femmes de notre niveau, ce serait la meilleure motivation à l’augmenter régulièrement»… Niveau de quoi..? Niveau sur l’échelle sociale ? Niveau dans le « game » ?

  22. Maurice dit :

    Pour l’ »homo refoulé », absolument pas d’accord. Je n’aime pas cette catégorie issue de la psychanalyse qui ressort pour moi du concept proprement pénible, comme bien des concepts psychanalytiques.

    Pourquoi voudriez-vous qu’il en vînt à préférer les hommes ?

    Par contre, c’est peut-être quelqu’un qui ne se remet pas d’un coup de massue amoureux passé et qui se trouve en position de déçu perpétuel de laquelle il n’arrive pas vraiment à se défaire, car aucune n’est comme celle qu’il a connu. Ou plus prosaïquement encore quelqu’un avec un tout petit appétit sexuel, il paraît que cela existe.

    Bref, je ne rangerais certainement pas cette catégorie de personnes dans la catégorie homo.

    Je vais continuer ma réflexion sur le forum…

  23. Yohann dit :

    Marrant, parce qu’au début du « gros bosseur », je trouvais que ça ne collait pas avec ma situation, et pourtant si l’on retire certains éléments décrits qui ne cadrent effectivement pas, les solutions citées tombent au millimètre !

    Notamment dire oui aux sollicitations qui m’arrivent souvent au travail (mais en tant que « gros bosseur », la tête dans le guidon…)

    Ça me rappelle une cliente qui avait l’age de ma mère et qui n’arrêtait pas de me solliciter pour n’importe quoi (enfin surtout pour ma pomme), je sais pas si c’était pour elle ou pour la nana qui était soit sa fille ou la copine de son fils présent ce jour-là, mais elle avait fait la remarque que je tirais la tronche (concentré que j’étais par le travail à faire)

    Révélateur

  24. Olivier dit :

    Le 4 fait mal (et sent un peu le règlement de comptes), et le 5 fait montre d’une empathie humaine certaine et rare, en particulier sur la dernière phrase :
    « personne – aucun ami – ne l’aimera ni ne le détestera assez pour lui mettre devant les yeux la réalité de ce qu’il est. »
    Je ne suis pour l’instant dans aucune catégorie, je continue de croiser les doigts.

    Pour la remarque de Reza et Stéphane, je rappellerais Hank Moody :
    « And 3, while I’m down there it might be nice to see a hint of pubis. I’m not talking about a huge 70′s Playboy bush or anything. Just something that reminds me that I’m performing cunnilingus on an adult. »
    Mais je ne dois pas être encore assez écrivain pour ça ;)

  25. Stéphane dit :

    @Reza : je préfère les gazons peu ou pas tondus, personnellement, et j’aimerais bien qu’on soit plus nombreux dans ce cas là ;)

  26. Greg dit :

    Peut-on cataloguer les consultants Michael Page qui travaille vers chez moi dans la catégorie : Gros Bosseur ?

  27. Roland dit :

    En 5, le gros bosseur peut aussi visiter de temps en temps des musées et des parcs/jardins publics. Et surtout, en laissant son ordinateur portable à la maison !

  28. Leo dit :

    Stéphane a de l’or dans ses doigts

  29. Anthony dit :

    Bonsoir,

    Je suis d’accord avec tout ça, néanmoins j’ai une petite précision à apporter sur la vie professionnelle.

    Dans la période de stage/alternance de fin d’études, n’êtes vous pas d’accord qu’il faille passer par une période d’investissement dans son travail pour se démarquer et se faire sa place?

    Dans mon cas ce fut cette année, je devrais avoir à la clé un job épanouissant où je travaille sur de nombreuses problématiques avec de nombreuses personnes.

    Puis c’est quand même en ayant un certain niveau de vie qu’on peut s’acheter des habits de qualité, manger dans de bons restaurants, voyager, développer ses qualités humaines (dans mon cas je suis plus à l’aise à l’oral, j’ai plus de confiance en moi, une meilleure élocution, du charisme… et un statut social!)

    Après je parle pas de 21h tous les soirs, mais 9h 18h30 – 19h ça me parait pas si terrible!

  30. Sam dit :

    « L’avantage du recul, c’est l’expérience. Et l’expérience consiste d’abord, avant de se la péter, à savoir compter : compter les successions de coïncidences, qui portent d’ailleurs un nom : les récurrences. »

    En 4 lignes, dès le début, tu viens de tout conceptualiser sur le thème de « qu’est ce que l’experience ? ». Merci, c’est le genre de phrases qui faut dire à ses gosses ça.

  31. Reza dit :

    haha très juste …

    j’aurai tendance a fusionner le no-life avec le manager compulsif-cadresuperieurparisladefensejadorelesteambuildings.

    ce sont finalement deux facettes de la meme nolife-itude: ceux qui sont completement a coté de ce qui interesse les femmes…

    Je terminerai par la citation d’un milliardaire US et grand entrepreneur dont je ne suis plus sur du nom, qui disait en gros « A partir du moment ou un businessman consent a organiser des réunions avec des petites bouteilles d’eau pétillante à intervalles reguliers de 80 cm sur tables blanches, à organiser des courses de karting pour motiver son equipe ou jouer aux légos entre collègues pour comprendre les problématiques de son entreprise, je ne donne pas cher ni de sa vie professionnelle, ni de sa vie personnelle »

    et je rajouterai que moi je verrai bien sa femme jouer avec des sextoys a la maison, manipulés par le jardinier qui était de passage pour tondre le gazon (sans jeux de mots)…

  32. Yohann dit :

    Etre resolu à dire oui aux sollicitations, c’est ça, et j’ajouterais : recevoir un coup de pied au cul

  33. Matthieu dit :

    Je n’ai pas des amis mais des connaissances comme cela. A noter que le « total business man » existe aussi en version « total business woman »… Avocates et Auditrices, bonjour !

    Pour le gros bosseur, c’est un peu un problème Français ou on est jugé au temps passé à travailler et à être bien docile. D’abord à l’école puis en stage puis au travail. Il y a des pays ou lorsque l’on sort à 21h c’est qu’il y a un problème d’organisation dans la boite.

    Sinon de manière générale, je trouve que depuis quelques temps Spikeséduction est très axé sur l’impact de notre mode de vie plus que sur la pure séduction et je trouve que c’est très intéressant. Je suis au chômage depuis peu et je dois dire que c’est l’occasion de réfléchir à ces problématiques qui ont plus d’impact que ce que l’on y pense a priori.

    Vivement la suite !

  34. Olivier dit :

    Oui,
    oui,
    et oui !

    Merci !

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