Le Barfly, fameux camp d’entraînement des dragueurs et réserve naturelle de jolies filles en semi-liberté, a fermé pour travaux. Finie la serveuse asiatique aux yeux de biche et à la peau de pêche qui me sourit depuis 5 ans sur l’air de « tu ne m’auras jamais » (elle en a vu défiler, de mes copines, celle-là…), fini le « my first, my last, my everything » de Barry White sur lequel je rodais ma chorégraphie sur le coup des 00:01h, finies les serviettes en papier, mouillées de vodka, sur lesquelles je prenais des numéros à l’aveugle dans le noir. Jusqu’à la réouverture en Septembre, les fuck me shoes parisiennes sont priées d’aller maltraiter d’autres parquets.
Samedi dernier donc, après avoir usé mes chaussures aux pavés de la rue Saint-Honoré pour les soldes, je songeais - une fois n’est pas coutume - à m’enfermer le reste du week-end. Une bouteille de coca-light achetée à l’épicerie du coin, un paquet de BN chocolat, et j’étais paré pour passer mon dimanche avec Fabrice del Dongo. Oui depuis quelques jours je relis la Chartreuse de Parme, ayant eu la chance de ne pas la voir trop massacrée au lycée par une prof de français mal baisée. Mais, comme disait Montherlant, « le désir a au moins ceci qu’il pousse à aller vers les gens », et je ne résistais pas bien longtemps à sortir comme tout le monde m’enfumer et m’assourdir en dépensant mon argent de la semaine dans des gin-tonic à côté de putes en string. Whatever happens, happens.
Alors au menu de ce soir-là, la swedish night au Cab et j’avais justement une revanche à prendre sur ces vikings à couettes de suédoises : il y a quelques temps au Kong l’une d’entre elles m’avait snobé, et la vengeance est un plat qui se mange toujours, d’une manière où d’une autre.
Quelques heures plus tard, les cheveux fraîchement coupés, douché, exfolié, rasé, frais, toujours galvanisé par mon héros Fabrice del Dongo, j’avais complètement oublié le Barfly devant les poufs aux tétons énormes qui dansaient sur une table du cab. On a beau dire, la junk-food, ça a tous les défauts du monde, mais ça fait grandir les seins. Quand j’étais au lycée, la plus meulue des terminales nous faisait rêver avec ce qui devait approcher le 90B. Aujourd’hui, à moins de 95C, elles partent direct chez le plasticien.
Coup de chance, la moyenne d’âge était assez faible et, à voir les breloques de mes concurrents potentiels, ils n’avaient visiblement pas songé à faire les soldes. Bien mal leur en pris, parce qu’une petite brune potelée zyeuta vers moi et ma nouvelle veste. La pauvre, elle ne savait pas que depuis peu j’étais passé de la 3 secs rule à la « 3/10ème secs rule ». Avant même qu’elle ne tente de détourner son regard, je lui tendais la main et la faisais descendre de son petit promontoire comme une princesse. Enfin, au début c’était comme une princesse, parce que rapidement je dus me rendre à l’évidence : elle stockait tous les bigmacs qu’elle avait du ingurgiter dans ses fesses, et je n’ai pas pour habitude de coucher avec des garde-manger. Bon, parce que le plus dur était fait, j’y allais comme à l’entraînement
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24 juillet 2006 à 12:51
Attention spike on a le numero on pourrais aller verifié :p ;)
6 mars 2007 à 3:10
Tout simplement ChanMé ( méchant pour les incultes :) )
” Je ne Fclose pas les Gardes Manger” énorme.
“J’ai attendu la fin de leur baiser Passionné ”
Ah oui j’oubliais “Inutile de dire qu’en remontant l’escalier qui mène à la place du Palais Royal, j’ai nettoyé la mémoire de mon téléphone de ces deux merdeuses.”