Depuis la nuit des temps, les rôles sont attribués en séduction. L’homme est celui qui doit aller vers son hypothétique conquête, faire le premier pas, engager la discussion, tandis que la femme sera dans l’attente, évaluera son intérêt vis-à-vis du « prétendant », et conclura de le revoir ou pas. Bien.
Mais si les choses n’étaient pas aussi simples que ça, et que les conventions avaient pris une part si importante dans notre façon d’agir qu’elles modifiaient notre perception des choses ?
Le site Sciencedaily nous offre un article des plus intéressants. Certes, c’est en anglais, mais nous interprétons et traduisons pour vous.
L’approche, si anodine que cela?
« Men and women may not be from two different planets after all when it comes to choosiness in mate selection, according to new research from Northwestern University »
« When women were assigned to the traditionally male role of approaching potential romantic partners, they were not any pickier than men in choosing that special someone to date, according to the speed dating study »
C’est en quelques mots l’introduction à cet article, qui tente d’expliciter la nature des interactions entre les hommes et les femmes, ou pourquoi la sélection d’un partenaire diffère tant entre les deux sexes.
« Deviating from standard speed-dating experiments – and from the typical conventions at professional speed-dating events — women in the study were required to go from man to man during their four-minute speed dates half the time, rather than always staying put. In most speed-dating events, the women stay in one place as the men circulate »
« The mere act of physically approaching a potential partner, versus being approached, seemed to increase desire for that partner, » said Eli Finkel, associate professor of psychology in the Weinberg College of Arts and Sciences at Northwestern and co-investigator of the study »
« Regardless of gender, those who rotated experienced greater romantic desire for their partners, compared to those who sat throughout the event. The rotators, compared to the sitters, tended to have a greater interest in seeing their speed-dating partners again »
Victimes inconscientes de notre comportement
« Three hundred fifty undergraduates were recruited for the study’s speed-dating events. In half of the events, the men rotated while the women sat.[...]
[...]When the men rotated, the results supported the long-held notion of men being less selective. When the women rotated, this robust sex difference disappeared. »
L’objectif de cette étude a donc été de montrer, par une simulation de speed dating, qu’en échangeant les rôles, c’est-à-dire en faisant les femmes aborder les hommes, certaines « conventions » propres à la distinction entre les deux sexes pouvaient s’estomper.
Ceci révèle de façon assez surprenante que les mœurs qui nous gouvernent peuvent être influencées par nos actions immédiates, et dé corrélées de notre désir concret pour un ou une éventuel partenaire
« The embodiment research shows that our physical activity and psychological processes interface in ways that are outside our conscious awareness, » Finkel said. « In conjunction with this previous embodiment research, our speed-dating results strongly suggest that the mere act of approaching a potential love interest can boost desire. »
[…]The study draws upon embodiment research that suggests that physical actions alter perception. In one such study, for example, participants who were told to pull an unrelated object toward themselves while evaluating Chinese ideographs rated them as prettier than participants who pushed an unrelated object away from themselves while viewing the symbols.
[...]The researchers suggest that confidence also may have affected the results. Approaching a potential date increases confidence, which in turn makes the approacher less selective.
The study presents a clear example of how inconspicuous gender norms (having men rotate and women sit) can not only affect the outcome of a study, but also skew the chances of a speed dater walking away with a potential match. »
Il est curieux de voir à quel point cette étude met en lumière que nos actions, conscientes et inconscientes, sont bien plus responsables que nous le croyons de nos « choix ». Bien sûr dans une société où certaines mœurs évoluent, et où les femmes sont parfois plus enclines à faire le premier pas, ces « normes » se floutent. Mais messieurs, ne vous leurrez pas: un patrimoine génétique latent en nous et vieux de plusieurs millions d’années nous signifie nos rôles respectifs, et une femme ne sera jamais autant attirée que par l’homme qui aura eu l’audace de l’aborder.
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L’article complet est disponible sur ScienceDaily.com

Autant l'étude est intéressante, autant les digressions sur la génétique et les "depuis la nuit des temps" ont le goût des cautions pseudo-scientifiques dont se parent ceux qui sentent leur réflexion un peu trop fragile. De fait, toute personne qui s'intéresse à la psycho et à l'anthropolog...
» Mais messieurs, ne vous leurrez pas: un patrimoine génétique latent en nous et vieux de plusieurs millions d’années nous signifie nos rôles respectifs, et une femme ne sera jamais autant attirée que par l’homme qui aura eu l’audace de l’aborder. »
C’est l’inverse de ce que suggère l’étude.
Ma foi, bien tenté l’interprétation.
je sais pas si on peut croire toutes les études, où plutôt, appliquer les résultats de celles-ci à toutes les femmes.
Dans une étude j’avais lu que les femmes étaient attirés plus par les hommes qui n’affichent pas de sourire que par ceux qui leurs sourient, l’interprétation étant que dans leurs esprits un mec qui sourit n’est pas « naturel » et qu’il joue un rôle.. alors que sur ce site on conseille aux mecs de sourire.
Dans cette même étude il était écrit que ces homme qui sourit était en réalité joyeux (clown ?) mais que cette étude ne concerné pas la phase d’approche ou de contact avec un sourire. Les femmes était questionné à distance de la personne souriante.
Autant l’étude est intéressante, autant les digressions sur la génétique et les « depuis la nuit des temps » ont le goût des cautions pseudo-scientifiques dont se parent ceux qui sentent leur réflexion un peu trop fragile. De fait, toute personne qui s’intéresse à la psycho et à l’anthropologie sait que c’est faux.
Quant au patrimoine génétique, je veux bien voir la publication qui identifie ce gène de l’approche. Même si on sait qu’au départ, ça part des justifications evo-psy à deux balles de Mystery, ce serait intéressant de savoir ce comment l’auteur d’un article « de qualité » source ses informations.