Réunion + pot + fiche de cadrage à terminer = sortie tard assurée. Vendredi dernier, 21h, métro ligne 1, sous les champs, après avoir enquillé 3 Vodka pomme et un Malibu pêche… avec mon équipe projet en parlant du bon vieux temps (que je ne connais pas), je ne rêve que de peu de choses : aller prendre un verre (encore un, va falloir surveiller ça) dans un bar que j’aime bien à côté du Louvres, tchatcher avec mon pote serveur là-bas, et rentrer me coucher tout habillé jusqu’au lendemain.
Ligne 1, je disais donc, je tirais machinalement sur ma cravate pour la desserrer, mais l’ayant bouclée en vitesse le matin, j’avais mal fait le nœud et plus je tirais, plus ça m’étranglait. La fatigue aidant, j’étais en train de me suicider doucement à l’insu de tout un wagon. Quand on vous dit que l’indifférence gagne du terrain. Heureusement pour moi, et pour ma soirée, une personne du wagon n’était quand même pas si indifférente à une mort si précoce et me lançait de temps en temps des regards. Bon, au début, je n’étais pas si sûr que ça en était vraiment, des regards, j’étais resté scotché sur ses chaussures. Ben oui, j’adore les filles qui mettent – sans être sous la contrainte – des hauts talons. Celles-ci étaient en cuir genre garce, avec la lanière qui remonte du talon à l’avant du mollet en faisant des croisillons, genre « attache-moi ». Bref, de vraies FMS (Fuck Me Shoes). En remontant les gambettes et le reste, elle avait de légères rondeurs bien placées, des fringues fashion, et un visage suffisant. Ah oui, j’oubliais le détail qui tue (essentiel puisqu’il m’a offert l’accroche sur un plateau) : elle avait un sac de sport gris et beige immonde.
Contact visuel numéro 1, contact visuel numéro 2, contact visuel numéro 3, entre nous plus que la barre du métro. Je souris, elle répond, brièvement mais elle répond. Puis on descend :
M : Vous avez de jolies chaussures
E : Ah merci (surprise puis rire)
M : Par contre, le sac, c’est n’importe quoi hein
E : Euh ben oui mais c’est que je reviens du sport et il me faut bien un sac euh… enfin c’est vrai il est pas top…
M : Pourtant on voit que tout votre look est travaillé, votre collier est même assorti à votre jupe
E : Oui c’est vrai merci
M : Mais le sac ça gâche vraiment tout. Il vous en faudrait un comme…[Fluff à propos des fringues]
M : Ah mais je n’avais pas vu, c’est sympa vos collants aussi (là j’étais limite, mais je la sentais trop fashion victim pour s’offusquer)
E : Merci
M : Mais ils vous laissent aller travailler avec ça ?
E (qui n’avait manifestement pas l’habitude de l’alternance chaud et froid) : euh oui
M : Mais vous faites quoi, ça a l’air cool
E : Je suis dans la com. Mais en ce moment je cherche un boulot. Mais quand j’aurai trouvé, je pourrai y aller comme ça, c’est sûr. Mais vous aussi, c’est sympa, la doublure orange fluo à l’intérieur de votre costume
M (la vache, elle est super observatrice) : euh… oui merci[Bon là ça faisait 10 bonnes minutes, il était temps de prendre son numéro]
M : Ah vous prenez la ligne 13 après, donc on doit pas habiter loin alors
E : J’habite vers…
M : Ah mais on est voisin ! (Bon il y a quand même 30 minutes de marche entre nous, mais personne n’a jamais fixé de limite au voisinage)
E : Oui !
M : En général on va toujours prendre un verre, entre voisins, c’est la tradition. Et nous on y va quand ? (2/10, cette routine de prise de numéro, mais de toutes façons son langage corporel montrait que c’était déjà gagné)
E : Pas ce soir, j’ai rendez-vous avec des amis
M : On s’appelle ?
E : Ok
M : Alors il me faut votre numéro. Il paraît qu’on peut aussi faire avec des signaux de fumée, mais j’ai pas encore appris.
E : 06………..
Je viens d’appeler pour la rencarder ce soir, elle avait déjà rendez-vous avec une copine :
E : Ce soir ? C’est que j’ai un truc prévu avec une copine
M : Décommande-là
E : (silence)
M : Mais oui, décommande-là. Tu peux la voir tout le temps, ta copine, non ?
E : Ben oui mais, euh, tu ne serais pas libre demain soir ?
M : Non, j’ai une réunion vendredi matin à 8h et du boulot pour jeudi soir. Oh et puis ta copine, elle va comprendre… (silence)
E : Bon ok, je vais m’arranger avec elle.
Pour ce soir, j’hésite encore : bar traditionnel (je n’offre pas un dîner à une inconnue), ou bien, comme il fait beau, rendez-vous sur le pont des arts avec une bouteille de champagne et deux coupes. Bon, à demain pour le FR de la soirée et haut les cœurs, l’indifférence gagne du terrain mais elle recule, aussi, parfois.

Bien joué Hitch, mais ça semble trop facile!…forcément ennuyeux.
Commentaire par juliette — 10 décembre 2006 @ 18:15
ta un enregistreur vocal HITCH ou une mémoire éléphant pour récuperer la conversation ?
Par contre on sens que tu t’y connai au niveau des compliments et du cassage : “le sac est vriament moche”
vraimen ca c’est le genre de réplique a sortir si c’est la vérité…et carémment conseiller des fringues mieu adapté (pour montrer quon s’y connai)la fille va etre intrigué et se dire :
c’est vrai il a raison..ce garcon a du gout! Mais qui est-il ?
une fois le l’auto-questionnement entammé, c’est que vous avez réussi a placé ce que j’appel une “mine” ca trotte dans la tête et ça reste ! vous allez voir un leger changement de comprtement lorsque la mine sera placé… Elle va poser des questions vous regarder avec interet.
Ensuite selon mon experience c’est la qu’il fau la jouer fine !!!
Maintenant que vous avez son attention faites gaffes a ce que vous allez dire. Elle va vous écouter avec attention…
enfin spike c’est le pro de ca !
Commentaire par SonnyThe bogoss — 4 janvier 2007 @ 21:09