M : Bon tu vas dormir ici, il n’y a plus de métro maintenant
E (Elle était parfaitement d’accord, ça semblait même lui faire plaisir, du moment qu’elle n’enlevait pas son pantalon)
M : La salle de bains se trouve à gauche en sortant. A cette heure-ci mon voisin dort depuis longtemps, aucun risque qu’il l’utilise, tu seras tranquille. Si tu pars en cours directement demain matin, tu vas vouloir prendre une douche, tiens, une serviette, du savon, du shampoing, et ne ferme pas la porte à clef, la serrure est un peu capricieuse tu pourrais rester coincée.

Quelques minutes plus tard, j’ai entendu l’eau couler, comme dans Psychose d’Hitchcock. Le voisin ronflait doucement, le petit couloir était désert et rendu un peu effrayant par les ombres de la nuit, et elle n’avait pas verrouillé la porte. Je m’étais déshabillé et me tenait maintenant derrière le rideau. Elle a probablement eu quelques sueurs froides en me voyant entrer dans la baignoire, mais heureusement elle a gardé le silence, et j’ai commencé à la savonner avec tant de soin (je laisse imaginer) qu’une partie de la nuit s’est déroulée dans la salle de bains. Une douche à deux après la première fois, c’est bien ; mais une douche à deux avant la première fois, je ne connais pas grand-chose de plus érotique. Corps contre corps, dans la vapeur chaude et les odeurs de propre, impossible de ne pas se désinhiber et dans une époque sans sida, je l’aurais possédée sur place. Pour dormir elle m’a ensuite demandé un t-shirt, elle y flottait comme si elle s’était enveloppée dans un drapeau alors je lui ai enlevé dès qu’elle a été sous les couvertures. Dans ce lit étroit je me suis allongé sur elle et l’ai pénétrée instantanément, elle n’a fait aucune résistance.

Nous avons dû recommencer presque immédiatement après pour décharger l’énergie accumulée par tout ce contact et pouvoir enfin dormir. Au matin elle dormait encore, j’ai grommelé quelques mots sans intérêt pour la réveiller puis en voyant ses fesses faire à la couverture comme la bosse d’un chameau, j’ai enfilé silencieusement un troisième préservatif derrière elle, puis j’ai attrapé ses hanches, par-dessous, par les flancs, et l’ai soulevée doucement jusqu’à ce qu’elle tienne en levrette. Sa tête, en glissant sur le drap comme celle d’un animal mort traîné par le chasseur, a marmonné « tu veux encore me faire l’amour ? », avec étonnement mais consentement tacite. Elle avait décidément un vagin anormalement petit en comparaison de ses hanches et de son cul, et le matin, à sec, j’avais presque mal, ce qui a évidemment renforcé mon excitation. Oubliant toutes mes consignes de la veille, elle a crié.

Quelques jours plus tard j’ai quitté la pension et emménagé dans un appartement. Je l’occupe toujours actuellement.



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3 commentaires »

  1. Franchement j’ai lu toutes tes histoires, et c’est celle ci qui ma fait le plus rire. Tu es un bon conteur, et tu as de l’humour.
    Ah oui j’ai une question : est ce toi sur la photo en haut de page avec le chapeau et la cravate dorée ? si oui (chapeau bas), tu petes le style :)
    En tout les cas, bien joué l’artiste.

    Commentaire par Crovax — 12 juin 2006 @ 23:49

  2. Salut,
    Je trouve ce texte excellent, il m’a bien fait rire en tout cas!
    Sinon, je voulais te demander : sur ton site il ya dans le cadre en haut, la photo d’une fille tenant une chope de café. Et je crois trop que je la connais, elle s’appellerait pas Hélène par hazard?
    En tout cas merci pour tes conseils éclairés sur FTS, site qui apporte enfin une solution à mes questions!

    @+

    Commentaire par Romain — 10 janvier 2007 @ 1:04

  3. Hey,

    D’abord bravo pour tout, ton style, ta classe, bla bla bla… t’es bon et tu le sais donc passons.

    Depuis quelque temps je passe sur ton site très intéressant, et je me posais une question à laquelle l’intro de ton article a répondu. Tu as donc bien lu le “petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens” et je voulais savoir ce que tu en avais pensé et ce qu’il t’avait apporté.

    Apparemment on a quelques points communs, si j’ai bien compris à l’origine t’es de la Côte et t’es monté sur Paris (ce qui devrait pas tarder à m’arriver si tout va bien!) et on partage les mêmes lectures, on ne se connait pas encore mais je t’apprécie déja.

    Si tu lis ce commentaire, tu es bien sur libre de répondre à ma question!

    A bientôt.

    Ouss

    Commentaire par Ouss — 2 septembre 2007 @ 15:24

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