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« J’ai tout lu, tout vu, tout compris » : débriefing

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trop gentil pour etre heureuxBonsoir Stéphane,

Il y a quelques semaines j’ai eu le plaisir de voir que tu avais publié un mail que je t’avais envoyé. Tu as même poussé la validation sociale au point de le baptiser « j’ai tout vu, tout lu, tout compris ». J’en ai été très touché, j’ai continué mon cheminement dans le meme sens… et souhaite à nouveau partager ce que j’en ai retiré. Depuis quelques mois, je lis et relis le forum dans le but de m’imprégner de tout ce que la « communauté » a pu trouver comme concepts intéressants (Nutrition, erreurs à ne pas faire, Niveau d’énergie, etc), pour améliorer ma vie de manière globale. Le but était d’intégrer tout cela à ma manière d’être, pouvoir le faire sans y penser, ce qui est selon moi une des définitions d’un changement réussi de personnalité. Mais comme j’ai pu le constater, la théorie est une chose… la pratique en est une autre. Si vous écumez comme moi ce site vous avez pu voir 2 ou 3 articles mentionner le fait qu’il est important de mettre en pratique ce qui se trouve dans ces pages pour connaitre le succès. Pour ma part, je dirais plutot que c’est le concept le plus important de tout le site. N’ayons pas peur de prendre une métaphore qui plaira à nos amis geeks : imaginez que l’apprentissage du jeu de séduction est comme un jeu vidéo. Il ne viendrait à l’idée de personne d’essayer de finir un jeu inconnu sans jamais sauvegarder une seule fois, et de le jeter à la poubelle au premier « Game over »? Alors pourquoi la majorité d’entre nous fait cela dans l’apprentissage de la séduction?

Je m’explique : quelqu’un qui connait le jeu par coeur pour y avoir joué de nombreuses fois saura où se trouvent les écueils, et les contournera sans problème. Pour le débutant, il est nécessaire de passer les niveaux patiemment, un par un, et de sauvegarder en route pour finalement terminer le jeu après plusieurs heures. Au passage, il fait des erreurs, recommence plusieurs fois avant de trouver une méthode qui marche pour zigouiller un par un les terroristes / dinosaures / extraterrestres / whatever qui le séparent du générique de fin. En séduction, la majorité des joueurs restent au premier niveau : « Ouaaah elle est canon la brunette au bar, faut trop que j’aille lui parler ». Puis ils finissent leur café et partent au boulot. Game Over. Là où cela devient intéressant, c’est que la fois d’après ils reproduisent exactement le même comportement, comme si mon geek, devant son PC, se laissait zigouiller par le même méchant 15 fois de suite sans modifier quoi que ce soit à son comportement. Dit comme ça, ça semble plutôt stupide, non?

Trop gentil pour être heureux ?

Pour mon geek, c’est simple. Il avance dans le niveau, quand il meurt, il recommence d’une manière différente, et une fois qu’il a trouvé une méthode qui marche pour éviter tous les obstacles, il sauvegarde avant de s’attaquer au niveau suivant. Si mon geek a compris ce principe de base, il a tout compris à la séduction et devrait pouvoir rentrer avec (oserais-je dire dans?) chacune des filles dont il a passé le « physical attraction test« . Pour finir le jeu, il suffit donc de se lancer, de noter pourquoi on s’est planté, et de tenter autre chose à la tentative suivante. C’est ainsi que la prochaine fois, la brunette au bar verra arriver notre apprenti séducteur rouge et bredouillant, pour la complimenter sur sa jolie montre, qu’il aimerait bien offrir à sa soeur pour son anniversaire. Arrivé là, il sera tellement ému que la conversation tournera au vinaigre et que la brunette s’en ira. Mais il sera déjà au niveau 2 pour la prochaine fille qu’il rencontrera. Il aura « sauvegardé » après la partie « bonjour mademoiselle ».

  • Niveau 2,Il réussira à tenir une vraie conversation de 5 minutes avant que la fille ne parte.
  • Niveau 3, Il obtiendra meme son numéro. Un faux d’ailleurs, c’est celui de sa pizzeria celui la.
  • Niveau 4, ce sera son vrai numéro, mais elle ne décrochera pas.
  • Niveau 5, Il fixera un rendez vous, mais elle annulera 5 minutes avant pour aller à son cours de kick boxing « qu’elle avait complètement oublié ».
  • Niveau 6, Il passera un agréable rencard, mais ne trouvera pas le moment où l’embrasser et ne reverra jamais la fille déçue.
  • Niveau 7, Il embrassera la fille au pied de son immeuble et rentrera chez lui dormir sur la béquille.
  • Niveau 8, Il montera chez elle mais sera tellement tourmenté par le bien fondé de sa démarche qu’il ne conclura pas
  • Niveau 9, Il couchera avec elle et bafouillera « on s’rappelle » entre 2 gorgées de Nescafé avant d’enfiler son manteau.
  • Niveau 10, Il la reverra et établira une vraie relation
  • Niveau 11 : Il réussira à apporter suffisamment de fraicheur à sa relation pour la faire durer.

Vous l’aurez compris maintenant, pour arriver au bout du jeu, notre Pick Up Artist maitrise tous ces niveaux. Pour y arriver, il s’est planté à chaque niveau, a cherché pourquoi et a essayé autre chose avec la fille d’après.

Il existe donc 2 différences fondamentales entre celui qui reste au niveau 1 et celui qui dépasse le niveau 9 (certains préfèrant y rester plutot que d’aller jusqu’au 11ème…)

  1. Celui qui finit le jeu de séduction sait tirer une leçon de ses échecs (comme le disait Oscar Wilde : « L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs »)
  2. Celui qui finit le jeu de séduction n’a pas peur de remonter en selle quand il est tombé.

Ne commettez donc pas l’erreur de croire qu’en lisant les comptes rendus de date et les conseils des plus grands séducteurs vous pourrez vous lancer sur le terrain pour repartir en 5 minutes avec à chaque bras une mannequin bisexuelle. Je vous entends d’ici penser que j’enfonce des portes ouvertes… Alors poussons le raisonnement un peu plus loin. Pourquoi est il impossible de tout apprendre uniquement sur la théorie d’un domaine, quel qu’il soit? Car le meilleur professeur, dans une situation donnée, fait de manière inconsciente un nombre incalculable de choses qui amènent au but, dans son langage corporel, son sourire, son regard, ses expressions…

Quand il se retrouve dans la position de transmettre son savoir aux autres, le professeur ne transmet que ce qu’il fait consciemment. Au mieux il y ajoute ce qu’il a retiré de l’analyse rétrospective de son action. Mais il laisse passer ce qui sépare l’amateur du professionnel : les patterns qui sont devenus tellement naturels à force de pratique, qu’on ne se souvient même pas les avoir faits en y repensant après coup. Tous ces patterns, on ne peut les maitriser qu’en les apprenant, souvent dans la douleur. A nouveau, je vais emprunter les mots d’un autre :

« I have nothing to offer but blood, toil, tears and sweat. We have before us an ordeal of the most grievous kind. We have before us many, many long months of struggle and of suffering. You ask, what is our aim? I can answer in one word: Victory. Victory at all costs — Victory in spite of all terror — Victory, however long and hard the road may be ».

Avec ce discours on dit que Winston Churchill a gagné la 2nde guerre mondiale. Puisse t il inspirer tous ceux qui, comme moi, aspirent à une victoire contre eux même, contre leur inertie propre, contre leurs erreurs, contre tous les conditionnements auquels ils sont soumis depuis leur naissance. Pour ma part, j’ai gravi quelques échelons depuis la dernière fois. J’ai parfois atteint le 9ème niveau, parfois je me suis perdu en route. J’en ai toujours retiré quelque chose de positif. Et je commence à aimer l’échec, qui après tout m’apprend plus que le succès…

Damien

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3 COMMENTAIRES pour cet article.

  1. Noonan dit :

    Qui cite Churchill dans le texte mérite mon admiration.

    Très bel article, le plein d’ondes positives, le bon état d’esprit, et qui saura je pense parler aux nombreux geeks en quête de rédemption qui trainent dans le coin.

  2. Damien dit :

    De rien Vala !

    Pour en rajouter encore une couche sur l’importance de la connaissance pratique, j’ai passé la semaine à me prendre la tête sur une « bonnasse qui soufflait le chaud et le froid ». J’ai peut être lu cet article 10 fois, et je suis pourtant tombé dans le panneau…

    Maintenant, j’ai échoué parce que je n’ai pas su la reconnaître à temps. Mais plus jamais je ne me laisserai approcher par une fille qui se sert de l’attention des hommes pour remonter son estime d’elle même.

  3. Vala dit :

    Je dirai simplement merci, Damien.

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