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Apprendre à séduire, seul – par Jibril, partie III

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apprendre a seduireDans l’article précédent, nous avons vu qu’apprendre à séduire était beau, bon et bio. Certains se contentent de la junk-food le midi, alors qu’en face, pour 5€ de plus on peut manger équilibré et sans bruit. La santé c’est dans l’assiette disait mon tonton Guy. Certes, mais c’est aussi dans le lit : certains se contentent de la junk-fuck, alors que pour une phrase d’accroche appropriée et une goute de sueur en plus, ils se surprendraient à avoir les femmes qu’ils méritent.

Evidemment, cela demande un peu d’investissement sur soi (et pas seulement l’achat d’un déodorant). Heureusement, vous êtes au bon endroit : SpikeSeduction. Ce n’est pas le McDo ici, pas d’odeur de transpiration ni de friture, et n’oubliez pas, très chers lecteurs, que le bonheur peut se trouver dans la rue, un soir de semaine, devant un passage piéton en attendant que le feu passe au vert.

Salut, bonjour, bonsoir

Que faites-vous ce cas ? Vous tapez « drague feux rouge Paris » dans Google ? Mais le temps de dégainer l’Iphone et de tomber sur l’article de Jibril et c’est déjà trop tard, elle est partie. Donc ce que vous faites, vous dites simplement bonsoir. L’appétit vient en mangeant, la parole en parlant.

Dire bonjour ou quelque autre salutation, est la manière la plus simple d’engager une conversation dans notre vie de tous les jours, pourquoi en serait-il autrement avec celle qui sera peut être la mère de vos gosses ? Avant de vouloir faire dans l’originalité (qui souvent ne paie pas), maitrisons nos basiques.

« Comme un fou, comme un soldat… »

En soit, dire bonjour ou bonsoir, ne vous ferra pas obtenir de rendez-vous avec les filles (à moins que vous n’habitiez à Medellin, dans ce cas « bonjour, je t’aime » fonctionne très bien), mais c’est de la courtoisie toute simple, et si votre interlocutrice ne vous répond pas, vous pourrez gentiment la reprendre, avec à la clé, un sujet de conversation.

M: Bonsoir
E: (aucune réponse)
M: (pause)
E: (en suspens) ?
M: C’est marrant ça, les gens ne se disent pas bonjour, ni bonsoir… alors qu’on habite dans le même quartier, dans la même ville. Peut être même qu’on était ensemble en maternelle, juste à côté, là (pointe du doigt) …
E: (rire) Je n’habite pas ici, je suis juste venue pour des photos.
M: Ah exact, il y a un studio photo juste à côté, avec les vitres noires c’est ça. Ils avaient fait un vernissage l’été dernier, on a été invité et c’était super.
E: Ah non, c’est pas ça, mon photographe a un appartement, on travaille ensemble… bla bla je fais mon book en ce moment.
M : moi je fais mon Facebook en ce moment
E : (rire) ah non, j’en ai pas moi

Le feu passe au vert, puis s’en suit une discussion sur les réseaux sociaux, nos sorties, et notre enfance. Si vous vivez à Paris, la plupart des jolies filles que vous verrez dans la rue ou le métro sont provinciales ou étrangères, et seront d’accord avec vous sur le manque de courtoisie et le degré d’indifférence dans ces endroits. De manière générale, à Paris, les belles personnes ne sont pas parisiennes, et si c’est le cas alors elles sont casées ou prennent le taxi. Si vous vivez en province, à vous de trouver autre chose spécifique à votre ville.

Drague HQE : Haute Qualité Environnemental

Autant, en boite de nuit un videur laisse ou non rentrer les personnes (il juge de l’adéquation entre le lieu et les personnes qui veulent y entrer), ceux qui fréquentent la bibliothèque sont la plupart du temps des lecteurs habitant le quartier ou des étudiants ; si vous vous retrouvez à une avant-première de film le mardi soir, il y a de fortes chances que vous soyez entourés de cinéphiles ou de professionnels du cinéma, etc. Dans ces endroits les gens à qui l’on parle peuvent deviner qui nous sommes, se faire une idée (même fausse) et surtout se rassurer.

L’enfer, c’est les autres

La rue, elle, est à tout le monde (de même que le métro) et il va falloir faire un petit effort pour se justifier, rassurer et sortir du lot. L’exemple précédent s’est déroulé le soir, au passage piéton, près d’un grand boulevard (refus de priorité, klaxons, feux de détresse, double file, scooter rasant les rétros), c’est-à-dire dans un environnement assez hostile et pas très rassurant. Il s’agissait avant tout de montrer à notre amie qu’elle ne craignait rien, que l’homme qui allait lui parler était extérieur à cette scène frénétique de sortie de bureau, que ce n’était pas un guet-apens, que ce n’était pas non plus une caméra cachée de Marcel Béliveau (longtemps que vous n’avez pas entendu ce nom hein ?), somme toute qu’elle était en territoire connu.

De quoi ai-je parlé ? De voisinage, de vernissage, d’école maternelle, de « j’habite juste à côté, c’est un quartier sympa », d’amitié et de réseaux sociaux. De choses rassurante et sécurisante. Voilà comment passer d’un sujet qui a trait à l’environnement immédiat (on parle bien d’opener circonstancié), cet environnement c’était mon quartier, à quelque chose de plus riche, et dont elle a la maitrise (voir l’article précédent « moi-je »). Donnez de la valeur pour mieux en recevoir. Et effectivement, parler de choses positives, liées à votre environnement immédiat nourrit votre interaction. Il en est de même pour les personnes. Un très bon investissement en ces temps de crise.

Unit 1, lesson 1

Vous êtes entièrement d’accord avec ce que vous venez de lire, et si vous êtes un homme célibataire, vous allez vouloir l’appliquer, c’est tout à votre honneur. Passons à la pratique ! Car c’est bien de lire les articles et récits sur SpikeSeduction, d’essayer de grappiller quelques phrases à replacer à l’occasion, mais si ce n’est que pour la connaissance théorique ça ne sert à rien. La mise en pratique de ces savoirs permet de les fixer en vous, de les acquérir définitivement. Et c’est ce que nous faisons le samedi, dans mes ateliers journée.

Beaucoup d’entre vous, une fois en face d’une belle fille demain sur le quai du métro ou dans le bus, ne trouverons pas l’énergie ni le courage de lui adresser un simple « bonjour » en la regardant dans les yeux. A moins d’être né à Naples, c’est tout à fait normal ce que vous ressentirez. La fameuse peur de l’approche, peur du vide, de l’inconnue, d’être jugé, de tomber, de se faire mal.

« Mais Jibril, je suis timide, je n’ai jamais abordé une belle inconnue, comment faire ? »

Exercaïze pour aborder des inconnu(e)s

Pour les plus timides d’entre vous, suivez les bons tuyaux, un exercice à faire seul évidemment, avec un baladeur MP3 et un casque sur les oreilles. Alors il ne s’agit pas de maquiller votre timidité ni de faire le clown, mais un petit exercice pour vous libérer.

Avant de prendre les transports pour rentrer chez vous, demain après le boulot ou autre activité, asseyez-vous à une terrasse avec votre baladeur MP3, seul, votre chanson du moment dans les oreilles à un niveau sonore faible, et chantez ! Fermez les yeux et chantez, que votre voix soit audible à plus de trois mètres, que quelques passants ou voisins de table vous entendent, dites-vous bien que tout le monde s’en fout (cf. article précédent et croyances) et que le soir vous ne passerez pas au Zapping de Canal+. Votre café fini, regagnez votre bus ou quai de métro, et avec cette énergie de chanteur accumulée, adressez un « bonjoooour » à la plus jolie fille que vous voyez.

Ca y est, vous l’avez fait.

Aussi stupide que ça puisse paraître, c’est ce qui se passe dans les coulisses de n’importe quel spectacle ou concert. Le chanteur fait des vocalises, autant pour chauffer son instrument que pour évacuer le stress. Le footballeur chante l’hymne de son pays. Le comédien raconte quelques blagues avant d’entrer en scène.

Le stress s’évacue par la bouche, alors chantez si vous êtes seul !

Jibril, séducteur à l’Olympia

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5 COMMENTAIRES pour cet article.

  1. Viddy dit :

    Super article !

    En le lisant j’ai realise que cette chanson que je chante souvent « I’m singing in the rain » : ) est peut-etre la chose qui m’enleve mon stresse.

  2. k-ma mbou dit :

    moi je n’ai pas peur de dire bonjour,mais de comment me comporter,je flipe devant elles

  3. Lobster dit :

    Moi j ai dit bonnnnnjouuur. J ai eu droit a un regard qui m a fait sentir comme un clodo bourre ;(

  4. secretlyme dit :

    Ca depends bien sur des circonstances … la plus part des femmes ne saurait réagir positivement a un « BONJOUR » si enthousiaste, comment la mettre en confiance aprés une approche si « violente » je vais dire?

  5. Kazakh Geek dit :

    Cet article, de l’or, tout simplement.

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