Quand elles eurent rangé leur monnaie au fond de leurs petits sacs de fashionistas, je les remerciai de la soirée et partis comme un courant d’air en direction de l’ascenseur. Dans la file des clients qui attendaient sagement leur table, une paire d’yeux me scrutèrent furtivement de haut en bas (comme le font celles qui sont intéressées ; les autres détournent le regard sur le côté, dixit la PNL). Mais je n’avais même pas rangé les premiers numéros dans la doublure de ma veste, je marchais sur un nuage, j’étais devenu Superman pour quelques minutes, complètement shooté à la puissance du numclose. A cet instant j’aurais pu mettre une peletée de neg hits à Tyra Banks si elle m’avait croisée (NB : Elle était au kong la semaine passée pour un shooting photos). Je répondis donc par un simple sourire en tournant légèrement la tête, sans m'arrêter.

Mais les effets ne tardèrent pas à se dissiper, et dès lors il était idiot de ne pas remonter cueillir ce numéro qui me tendait les bras, en vue des « soirs de pluie ». J’ai laissé maints sourires s’enfuir au loin sans les closer, pour la beauté du geste, mais là c’eut été de la paresse. A ces mots je fis demi-tour en courant presque, doublai les indécis qui négociaient leur entrée à l’extérieur en me frayant un chemin, montai les marches 4 à 4 sous le poids des basses qui tombaient du 5ème, et miracle ma cible n’avait pas bougé ses FMS d’un centimètre.

M : Bonjour !
E : Bonjouuuuuur !
M : Alors on fait des sourires à tous les jolis garçons qui passent ? Il ne faut pas se gêner (sourire, je savais à son regard que c’était gagné, je n’ai jamais eu moins le trac de ma vie)
M : Désolé de ne pas m’être arrêté tout à l’heure, j’avais quelqu’un à voir. Mais là c’est bon, j’ai 5 minutes.
E : 5 minutes ? Hé ben d’accord, j’ai compris, Monsieur est trop gentil !
M : Attends, ce sera peut-être 6, on verra. Vous attendez pour dîner ? C’est de la folie, c’est degueu ici, vous voulez mourir si jeunes ?
E (rires) : Non non on attend juste pour boire un verre ; mes copines là, machine et machine2, et puis truc qui est en haut (qui fait du gateau ?)

Et là, la meneuse du groupe vint voir ce qui se passait, constata que la plus jolie était en train de se faire draguer et naturellement elle mit son grain de sel. Malheuresement pour elle, elle n'avais pas vu ma cape de Superman.

La meneuse : Stéphanie, tu viens, on a une table, qu’est-ce que tu fais, tu traînes, bla bla bla
M : Bonsoir. Spike. Tu nous donnes 2 minutes s’il te plaît, je drague ta copine (et en l’écartant du bras avec un sourire : ) Merci.
La meneuse : Il te plaît ? Tu lui plais ? Roulez-vous une pelle tout de suite. Embrasse-là toi !
M (ignorant la folle) : Elle est géo au Club-Med ta copine ?
La meneuse s’eloigna pour passer son bras autour d’un mec sorti de nulle part qui semblait la connaître.
E : Elle est un peu spéciale, mais très sympa tu sais. Elle est mythomane mais on se marre bien avec elle, tu verras, on ne s’ennuie pas.
M : Et ça t’arrive de sortir à moins d’une douzaine ?
E : Oui
M : Et à moins de 4 ?
E : Hmm oui
M : Et à 2 ?
E : Oui
M : Tu me donnes ton numéro de téléphone ?
E : Oui

Je demande son stylo à la connasse d’hôtesse qui ne sourit jamais, elle répond « je n’en ai qu’un », je le prends quand même (elle n’a pas dit non), et je numclose Stéphanie sur leComment séduire Stephanie revers de mon magazine.

Dans l’ascenseur, j’open des italiennes sur Rome, la via veneto, via del corso, piazza del popolo, villa Borghese, leurs yeux brillent puis elles vont dîner avec leurs amis qui portent des costumes sur-mesure avec des catogans. Avant de sortir je lustre mes chaussures sur le tapis de l’escalier, au coin d’une marche. Dehors, la rue de Rivoli est tiède, la brise douce, la Samaritaine commence à ressembler doucement à un vaisseau fantôme. Les fenêtres des voitures sont ouvertes, les gens souriants, les distances un peu abolies. Dans les ombres de la nuit, les fêtards se suivent en klaxonnant gaiement pour ne pas se perdre.

Il y a deux ans, au même moment, j’étais en LTR, quelqu’un m’aimait. Moi non plus je ne voulais pas la perdre, elle faisait tous mes soins, tous mes désirs, toute ma joie. Je n'aimais rien au monde qu'elle. Je sortais pour le seul plaisir de voir et parfois, quand je rentrais l’humeur inquiètée par quelque tourment, un message m'attendait sur mon répondeur pour me rassurer d'une voix pleine de tendresse. Je palpe les numéros de ces trois inconnues que je ne reverrai peut-être jamais, les papiers sont imbibés par endroits. Place du chatelet, je m'assied avec ma veste à 1 smic à côté d'un indien. Dans son blouson sale, il vend des roses à 1 euro. Puis je monte dans le bus, qui démarre aussitôt.

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19 commentaires »

  1. La drague à beau être un sport comme les autres, c'est quand même mieux quand tu y pêches une belle histoire ...

    Commentaire par Aurore — 23 mars 2006 @ 10:44

  2. Excellent. L'intelligence t'as donné la répartie, et de ce fait il est plus aisé pour toi d'être PUA. Ceci dit, tu fais de cette pratique un art.
    Un régale.

    Commentaire par Dany — 27 mars 2006 @ 14:54

  3. Super classe le coup de la dernière...

    Commentaire par karim — 28 mars 2006 @ 13:49

  4. Spike.

    Mind blowing ce site.
    J'aime a penser que je me retrouve un peu dans ta vision des choses, et dans certains openers que j'ai moi aussi utilise. Un exemple me vient en tete, celui de faire surveiller ta valise en attendant ton avion.
    Bref. Une chose serait vraiment interessante a mon avis. C'est que dans tes rencontres de spike, tu fasses part des inevitables plans "loose", des soirees et tentatives qui tombent a l'eau. Des erreurs de ta part, ou encore des reactions negatives que tu peux recevoir Il est des fois ou il n'y a clairement rien a faire, elle ne se laissera pas closer. C'est tres interessant pour nous, le commun des mortels, de savoir comment tu geres ca. Ce que tu en penses, comment tu reagis, etc.

    Bonne sarge l'ami.

    Commentaire par NiceNSlow — 30 mars 2006 @ 5:51

  5. Un air dee BadBoy tout de même . J'aspire a faire aussi bien .

    Mais dis moi quelque chose : comment arrive tu as te souvenir de tout ce texte c'est hallucinant ?

    Commentaire par nostradamus — 24 avril 2006 @ 1:14

  6. "Place du chatelet, je m'assied avec ma veste à 1 smic à côté d'un indien. Dans son blouson sale, il vend des roses à 1 euro. Puis je monte dans le bus, qui démarre aussitôt."

    Démoniaque cette phrase.
    C'est salaud mais c'est trop bon !

    Commentaire par Jackson — 6 juillet 2006 @ 22:02

  7. Elle n'a pas été écrite comme ça

    Commentaire par spike — 7 juillet 2006 @ 5:57

  8. C'est tout de même étrange de revenir comme ça sur ta LTR. Je n'imagine pas quelqu'un comme toi perdre sa copine :O

    Commentaire par Sculder — 12 juillet 2006 @ 2:04

  9. Et si. Mais plusieurs années après, je me rappelle de cette phrase de Pierre Costals :"Il fut même content d'avoir souffert un peu. Il faut des notions de tout".

    Commentaire par spike — 13 juillet 2006 @ 9:33

  10. Marrantes tes histoires...
    Merci Alain Soral !

    Commentaire par Jb — 16 juillet 2006 @ 3:48

  11. Ahhh le Kong! J'y vais souvent! On a du se croiser alors..

    Commentaire par larouquine — 9 août 2006 @ 5:59

  12. Excusez moi mais pour moi le dialogue sonne tres faux.

    Et la fin, comme par hasard, "tu gagnes à etre connu" histoire de finir en beauté et de sacraliser un charisme ou une popularité
    Moi je n'y crois pas du tout à ce dialogue.

    désolé

    Commentaire par _jack_ — 22 août 2006 @ 8:54

  13. Je crois que _jack_ a omis de lire les pages 2, 3 et 4 : ça ne finit pas du tout sur le "tu gagnes à etre connu"!

    Commentaire par Matt — 23 août 2006 @ 15:37

  14. d'accord

    Commentaire par mrc — 31 août 2006 @ 0:46

  15. Spike, ta manière de raconter me rappelle celle de Patrick Bateman ( j'éspère que toi tu n'ais pas psychopathe :-D).

    Commentaire par Hatz — 22 octobre 2006 @ 19:38

  16. "Depuis lors, j’en suis. Mon week-end commence donc le jeudi soir pour se terminer le samedi en fin d’après-midi ... "

    Et les samedis soirs, on en fait quoi ?

    Commentaire par Timmy — 28 octobre 2006 @ 4:10

  17. On a du se croiser peut etre a Paris. Maiis bon le taux de retour des numclose c faible.
    je conseille le manray et seven to one pour l'embrassage direct
    soirée corbo pour la danse nuptiale

    1 deja moi je touche pas aux femmes maquées
    2 je crtique pas les autres
    sinon belle technique mais perdre du temps a parler pour rien
    (pas pour rien car arriver à un endroit avec des nanas attire le regard des autres et les rends jalouses.)
    Mais celle qui t'as regardé perso j'aurais bien vu un embrassage direct . Un grand sourire une blague idiote à l'oreille et hop.
    Car la destabilsation marche aussi et je trouve que tu le mettes en avant. Tu l'utilises en utilisant des propos vonlontairement décalé. Mais c facile d'embrasser 3 nanas dans la meme soirée bon dans 2 lieu différent quoique parfois ca arrive.
    J'explique piste de danse un tour de regard on passe de long en large sur la piste à la recherche de regards demandeurs généralement groupe de nanas par 2 ou 3 de toute facon elles parlent toujours entre elles si au second le groupe sourit la danse nuptiale commence. Toujours un petit sourire pour rassurer au debut on se met dos a la fille en se dandinant style gogo danseur ca fait rire mais ca entraine une excitation se retourner danser avec l'une puis l'autre les 3 du groupes ne pas en oublier fo avoir des alliés pour que plaire aux 3 la elles se parlent uniquement du regard.(attention pensez a exprimer le regard du desir dans votre regard votre pensée et vos gestes) Ensuite se mettre a danser entre les filles en sandwich une devant une derriere l'autre a droite. utiliser votre regard doit dans leur yeux dansé plus cho sans tenir par la taille généralement les nanas vont le faire a votre place et meme souvent vous toucher les fesses ca surprend mais bon ne pas oublier de danser avec les 3 de la meme maniere puis ensuite vous vous avancer et reculer votre tete de chacune d'elle pour les habituées a s'appprocher de votre bouche doucement. et la moment de verité l'excitation et les regards sont en fusion c le moment d'agir vous ne risquez rien et agir en destabilisation en les embrassant l'une apres l'autre le temps qu'elles comprennent vous l'avez deja fait parfois il arrive que les filles s'embrassent aussi c marrant mais c pas le but la vous les avez conquises toutes les 3 et vous choississez celle qui en redemande le plus c celle qui aura resssenti le plus d'effet par rapport a vous. ne jouer pas trop longtemps a s'embrasser a 3 car vous verrez que les gens autour regardent et donc les filles vont finir par se sentir genées par le regard des autres. Généralement d'autres filles vous ont regardés et cela peut servir pour une soirée ulterieure en effet il arrive aussi que certaines filles en vous ayant vu faire ca s'oqp de vous le faire à une autre soirée c marrant et meme pour un habitué c destabilisant.

    Commentaire par Trankile — 18 décembre 2006 @ 18:29

  18. "Non je préfère qu’on se vouvoie tu veux bien ?"

    "vous voulez bien" plutot non ?

    sinon aux club med c'est des "GO" pour gentils organisateurs (et pas "géo")

    sinon super site vraiment,découvert par FTS, bons articles, exemples concrets tels celui-ci, l'AFC asocial que je suis n'en sors que grandit !

    bonne continuation

    Commentaire par pop — 20 décembre 2006 @ 21:48

  19. Vraiment, un exemple éloquent. J'en suis resté sans voix, tellement c'est hallucinant pour moi.

    Je suis en cours de sortie d'AFCisme, et d'auto-relooking. J'essaye de prendre soin de mon apparence, mais ce n'est pas très facile avec un budget inexistant d'étudiant qui habite chez ses parents.
    Je n'ai malheureusement pas les moyens de m'offrir une killer veste au pris d'un SMIC, mais par contre je vais lire Alain Soral, ça pourrait me donner ce genre de réparties...

    Commentaire par Regal — 12 juin 2007 @ 15:21

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