Suis moi je te fuis, fuis moi je te suisSuite de la première partie de notre article « Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis » dans laquelle nous avons vu comment naissait le phénomène de l'obsession amoureuse qui va de paire avec l'idéalisation de la fille en question . Voyons maintenant comment s'entretient ce phénomène, à quoi peut-il mener, et pourquoi c'est un piège.

Le cercle vicieux de l’obsession amoureuse

Le temps passe, il y a peut-être des périodes où vous portez votre attention sur une autre, mais finalement, les soirs de pluie, c’est à elle que vous repensez en vous disant, comme à la veille d’une grande bataille : « c’est décidé, demain je passe à l’action ». Sauf que chez vous, ces veilles de grandes batailles sont aussi fréquentes que sans lendemain.

C’est le piège de l’idéalisation, une fois dedans, plus on se débat, plus on s’emmêle. Il y avait deux solution : soit se montrer fort et être entreprenant dès le début, c’est à dire avoir un plan et s’y tenir (mais il faut oser et savoir faire), soit renoncer par avance et s’interdire alors tout regret en passant rapidement à autre chose (mais il faut être discipliné et résigné). Ne pas choisir, c’était se laisser aller dans une pente douce qui mène tranquillement vers l’enlisement.

Arrivé à une telle extrémité, vous êtes perdant de tous les côtés : réticent à retourner se confronter à la réalité en cherchant à la voir, par peur de briser votre construction idéalisée, vous ne faites rien ; mais en outre, votre capacité à vous comporter normalement en sa présence est altérée à cause de la trop grande admiration que vous lui portez, ce qui supprime toute chance de voir la situation évoluer positivement du simple fait des circonstances.

Frein à toute entreprise volontaire, handicap lors de toute rencontre hasardeuse : bienvenue dans le cercle vicieux de l’obsession amoureuse.

Le résultat est un concert de demi-mesures, vous n’avez pas choisi entre entreprendre et renoncer, vous faites donc les deux à la fois, par vagues successives : « Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis ». Mais vous jouez seul et subissez votre jeu, elle n’en est que le support, bien malgré elle la plupart du temps.

Le mirage de la déclaration enflammée

Il n’existe pas de formule magique qui ferait qu’elle deviendrait soudainement consciente de tout ce qui se passe dans votre tête, de tout ce que vous ressentez pour elle (mais est-ce vraiment pour elle telle qu’elle est ?). Désespérés, certains se lancent tout de même un beau matin dans une déclaration enflammée (ou dans une lettre d’amour pour les moins téméraires), s’imaginant peut-être que leur sincérité et leur courage ne peuvent être qu’appréciés. Mais les conséquences en sont, dans bien des cas, destructeurs aux yeux de la belle, ce qui est fort compréhensible si on prend un brin de recul. Mettez vous un instant à la place d’une fille qui lit ou entend de la part de quelqu’un qu’elle connaît à peine ou qu’elle considère comme un bon ami :

« Tu me plais depuis longtemps, te regarder est devenu un réflexe et je pense à toi en permanence. »

Ce qui revient à dire : « Mon attirance pour toi est un lourd fardeau, je te livre tout en bloc, débrouille toi avec ça, fais en ce que tu veux, je suis disponible pour toi, j’attends ta réponse » Pour renvoyer l’image de quelqu’un qui sait prendre des initiatives et assumer ses responsabilités pour obtenir ce qu’il souhaite, vous conviendrez aisément qu’il y a mieux…

Les déclarations enflammées ne fonctionnent que dans les films. Déclaration et séduction sont deux choses différentes, trop souvent confondues.

Spread your wings

Le propos n’est pas ici d’inciter à se montrer totalement inexpressif, détaché et froid. Il s’agit plutôt d’une mise en garde contre une voie qui peut se montrer tentante à un certain moment, comme un refuge face à une situation déstabilisante, en présence d’une fille qui plait plus que les autres. Voie qui s’avère en réalité être un véritable piège dans lequel on peut rester bloqué (très) longtemps si on s’y laisse glisser.

Savoir la séduire, ce n’est pas apprendre tout un tas de techniques qui sonneraient faux mais qui permettraient d’arriver au résultat souhaité sans aucun risque (NB. Ça n’existe pas). Ce n’est pas non plus se conditionner pour la considérer comme si elle était n’importe quelle fille. C’est, plus simplement, prendre garde à ne pas en faire inconsciemment, juste parce qu’elle plait plus particulièrement, quelqu’un d’autre que n’importe quelle fille.

QuinteFlush

Et la meilleure manière d'éviter les pièges du fuis-moi je te suis / suis-moi je te fuis, c'est de comprendre les relations hommes-femmes, alors direction notre forum.



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Un commentaire »

  1. excellent article, qui aura eu le mérite de me faire comprendre les ressorts de ma propre obsession, que c'est mort et qu'il faut passer à autre chose ( ce qui est plus simple lorsque l'on a compris les mécanismes du piège ) sans commettre les mêmes erreurs.
    Merci

    Commentaire par Docro — 7 mai 2008 @ 18:54

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